Dictionnaire du Cinéma 2001Éd. 2001
S

SANDERS-BRAHMS (Helma) (suite)

Autres films :

Angelika Urban, vendeuse, fiancée (Angelika Urban, Verkauferin, Verlobt, CM, DOC, 1970) ; Violence (Gewalt, 1971) ; l'Armée de réserve industrielle (Die industrielle Reserve-Armee, MM, DOC, id.) ; l'Employé (Die Angestellte, 1972) ; la Machine (Die Maschine, DOC, 1973) ; Tremblement de terre au Chili (Erdbeben in Chili, 1974) ; le Triptyque de Vringsveedel (Vringsveedeler Triptychon, DOC en trois parties, mm, 1980) ; Laputa (1987) ; Félix (épis. : Er am Ende, id.) ; Manöver (1988) ; Juifs à Berlin (Jetzt leben — Juden in Berlin, 1994) ; Mein Herz-Niemanden (1997) ; Clara (2000).

SÁNDOR (Pál)

cinéaste hongrois (Budapest 1939).

Inscrit en 1961 à l'École supérieure de théâtre et de cinéma, il obtient son diplôme en 1964 et tourne quelques courts métrages dans le cadre du studio Béla Balázs. Dans ses premiers essais de films de fiction, il semble avant tout préoccupé par la liberté de ton, la crudité de l'expression visuelle, la virtuosité des mouvements de caméra, l'humour incisif : Des clowns au mur (Bohóc a falon, 1967), Aimez Emilia (Szeressétek ódor Emiliát !, 1969), Charlotte chérie (Sárika, drágám, 1971), Cette belle époque du foot (Régi idők focija, 1973). Puis il aborde un registre plus grave, situant ses récits dans un contexte historique précis : les lendemains de la chute de la République des Conseils de 1919 (Un rôle étrange [Herculesfürdői emlék], 1976), le siège de Budapest en 1944 (Délivrez-nous du mal [Szabadits meg a gonosztól], 1978), les événements de 1956 (Daniel prend le train [Szerencsés Dániel], 1982). Il a également tourné Salamon et Stock Show (Ripacsok, 1980), Ce n'est que du cinéma (Csak egy mozi, 1985, avec l'acteur français Jean-Pierre Léaud) Miss Arizona (id., 1988), Vigyázók (1993), Aimons-nous les uns les autres (Szeressük egymást gyerekek, 1995 ; 1er épis.). ▲

SANDRELLI (Stefania)

actrice italienne (Viareggio 1946).

En 1960, elle est élue Miss Cinéma Viareggio et, l'année suivante, elle obtient un rôle dans Jeunesse de nuit (Gioventù di notte, Mario Sequi) et un autre, plus remarqué, dans Mission ultrasecrète (L. Salce). Pietro Germi met en valeur sa beauté malicieuse et en fait le symbole des jeunes filles précoces des années 60 dans Divorce à l'italienne (1961). En 1963, elle développe ce personnage provocateur dans la satire La bella di Lodi (Mario Missiroli). C'est encore Pietro Germi, dans Séduite et abandonnée (1964), qui la dirige dans le rôle extraordinaire de la fille sicilienne qui essaye de s'affranchir des contraintes sociales et familiales. Antonio Pietrangeli la transforme dans le prototype de la femme aliénée par la société de consommation dans Je la connaissais bien (1965). Après quelques films en France, dont Tendre Voyou (Jean Becker, 1966), elle interprète des personnages plus mûrs et hétérogènes dans des films de Germi (Beaucoup trop pour un seul homme, 1967 ; Alfredo, Alfredo, 1972), Bertolucci (Partner, 1968 ; le Conformiste, 1971 ; 1900, 1976), Monicelli (Brancaleone s'en va-t'aux croisades, 1970), Comencini (Un vrai crime d'amour, 1974 ; le Grand Embouteillage, 1979), Scola (Nous nous sommes tant aimés, 1974 ; la Terrasse, 1979). En 1984, elle est l'héroïne d'un film de Tinto Brass (la Clef), qui a défrayé la chronique pour son parfum de scandale puis retrouve une forte activité dans les studios : Segreti segreti (Giuseppe Bertolucci, 1985) ; Mamma ebe (C. Lizzani, id.) ; Pourvu que ce soit une fille (Monicelli, 1986) ; Secundo Ponzio Pilato (L. Magni, id.) ; les Lunettes d'or (G. Montaldo, 1987) ; la Famille (E. Scola, id.) ; Noyade interdite (P. Granier-Deferre, id.) ; Stradivari (Giacomo Battiato, 1988) ; Mignon est partie (Mignon è partita, Francesca Archibugi, id.) ; Lo zio indegno (F. Brusati, id.) ; le Petit Diable (R. Benigni, 1989)  ; Evelina i suoi figli (Livia Giampalmo, 1990) ; le Mal obscur (Monicelli, id.) ; l'Africaine (M. von Trotta, id.) ; Jambon, jambon (Bigas Luna, 1992), les Yeux fermés (F. Archibugi, 1994) ; Caramelle (C. Th. Torrini, 1995) ; Biscotti (D. Grassetti et F. Sferra, 1996) ; Ninfa plebea (L. Wertmuller, id.) ; Beauté volée (B. Bertolucci, id.) ; Le faremo tanto male (P. Quartullo, 1998) ; le Dîner (E. Scola, id.) ; Matrimoni (C. Comencini, id.) ; Volavérunt (B. Luna, 1999) ; L'amore probabilmente (G. Bertolucci, 2001) ; L'ultimo bacio (G. Muccino, id.).

SANDRICH (Mark)

cinéaste américain (New York, N. Y., 1900 - Los Angeles, Ca., 1945).

Après quelques courts métrages comiques à la RKO, sa compétence d'ingénieur l'amène à diriger deux des premiers parlants, Runaway Girls (1928) et, sur un scénario de lui-même, The Talk of Hollywood (1929), satire des balbutiements du cinéma, dont l'échec lui vaut de revenir aux courts métrages. Ayant obtenu un Oscar pour le court métrage musical So This Is Harris (1932), il tourne deux burlesques mineurs Hips Hips Hooray (1934) et Cockeyed Cavaliers (id.). Son nom reste surtout attaché aux meilleures comédies musicales de Fred Astaire et Ginger Rogers à la RKO : la Joyeuse Divorcée (The Gay Divorcee, 1934), le Danseur du dessus (Top Hat, 1935), Suivons la flotte (Follow the Fleet, 1936), l'Entreprenant Monsieur Petrov (Shall We Dance ?, 1937) et Amanda (Carefree, 1938). Sa précision chronométrique, son goût pour le genre, sa direction d'acteurs volontairement superficielle et son sens de l'image claire et décorative y font merveille.

Il quitte la RKO pour la Paramount, où il assure également la production de ses propres films ; il réalise des comédies (la Folle Alouette [Skylark], 1941), un drame (les Anges de miséricorde [So Proudly We Hail], 1943) et, surtout, des films musicaux (L'amour chante et danse [Holiday Inn], 1942) et Here Come the Waves, 1944), avant de mourir en travaillant à la Mélodie du bonheur (Blue Skies, 1946), qu'achèvera Stuart Heisler.

Autres films :

Melody Cruise (1933) ; Aggie Appleby (id.) ; Maker of Men (id.) ; la Rebelle (A Woman Rebels, 1936) ; Man About Town (1939) ; Buck Benny Rides Again (1940) ; Love Thy Neighbour (id.) ; I Love a Soldier (1944). ▲

SANDROCK (Adele)

actrice allemande d'origine néerlandaise (Rotterdam 1864 - Berlin 1937).