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traités de Paris

Ensemble des traités signés à Paris entre 1229 et 1947.

1. Traité de 1229

Traité imposé par Blanche de Castille à Raimond VII de Toulouse, en conclusion de la guerre des albigeois (11 avril 1229). Le comte de Toulouse cédait au roi de France le duché de Narbonne et la vicomté de Carcassonne, fiançait sa fille Jeanne à Alphonse de Poitiers, frère de Louis IX, et s'engageait à fonder à Toulouse une université qui devait lutter contre l'hérésie.

2. Traité de 1259

Traité conclu le 28 mai 1258 et signé en présence de Louis IX et d'Henri III, roi d'Angleterre (4 décembre 1259). À la suite de cet accord, le roi d'Angleterre redevenait l'homme lige du roi de France pour son duché d'Aquitaine ; il renonçait, en outre, aux provinces perdues par Jean sans Terre (Normandie, Maine, Anjou, Touraine, Poitou), mais Saint Louis lui restituait ses droits de suzeraineté sur plusieurs fiefs qui dépendaient de lui. Le lien de vassalité que Saint Louis rétablissait ainsi à son profit lui permit de contrôler le Sud-Ouest par ses baillis et son parlement.

3. Traité de 1763

Traité signé le 10 février 1763 entre la France et l'Angleterre après les préliminaires de paix de Fontainebleau (3 novembre 1762) et qui mit fin à la guerre de Sept Ans en consacrant la victoire de l'Angleterre sur la France et l'Espagne. La France cédait à l'Angleterre le Canada (Nouvelle-France) et la partie est de la Louisiane et ne conservait que Saint-Pierre et Miquelon et le droit de pêche dans l'estuaire du Saint-Laurent et sur la côte de Terre-Neuve. Elle abandonnait, en outre, le Sénégal (sauf l'îlot de Gorée), la Dominique, Saint Vincent, Tobago, la Grenade, mais gardait la Martinique, la Guadeloupe et Saint-Domingue. En Inde, seuls cinq comptoirs (→ Mahé, Karikal, Pondichéry, Yanaon, Chandernagor) demeuraient en sa possession. L'Espagne cédait la Floride à l'Angleterre et recevait de la France, en compensation, la partie ouest de la Louisiane.

4. Traité de 1796

Traité franco-piémontais signé le 15 mai 1796. Confirmant les clauses de l'armistice de Cherasco, le roi de Sardaigne, Victor-Amédée III, se retirait de la coalition, cédait Nice et la Savoie à la France et versait à celle-ci environ trois millions de contributions de guerre.

5. Premier traité de Paris (1814)

Traité signé le 30 mai 1814 consacrant la victoire des Alliés (Grande-Bretagne, Autriche, Prusse, Russie) sur la France napoléonienne. La France abandonnait l'essentiel des conquêtes de la Révolution et de l'Empire et était ainsi ramenée aux frontières du 1er janvier 1792, mais elle gardait Mulhouse, Montbéliard, le tiers de la Savoie (y compris Chambéry et Annecy), le Comtat Venaissin, les places fortes de Philippeville, Marienbourg, Sarrelouis et Landau. Elle s'engageait à accepter les décisions du congrès de Vienne concernant le partage des dépouilles de l'Empire napoléonien. Elle cédait à la Grande-Bretagne les îles de Tobago et de Sainte-Lucie aux Antilles, l'île de France (devenue île Maurice), Rodrigues et les Seychelles dans l'océan Indien ; elle restituait à l'Espagne la partie est de Saint-Domingue (→ République dominicaine).

6. Second traité de Paris (1815)

Traité conclu le 20 novembre 1815, entre la France et les Alliés (Autriche, Grande-Bretagne, Prusse et Russie), sanctionnant la défaite française à la fin des Cent-Jours. La France perdait les positions stratégiques de Bouillon, Philippeville et Marienbourg, données aux Pays-Bas ; la Sarre était attribuée à la Prusse ; Landau, au Palatinat bavarois ; une partie du pays de Gex, à la Confédération suisse, Chambéry et Annecy étaient restituées au roi de Sardaigne. En outre, 150 000 hommes devaient occuper de trois à cinq ans le nord et l'est de la France, qui devait verser une indemnité de 700 millions aux Alliés, de 240 millions aux personnes privées, et restituer les œuvres d'art prises pendant les guerres de la Révolution et de l'Empire.

7. Traité de 1856

Pour en savoir plus, voir l'article congrès de Paris (1856).

8. Traité de 1898

Traité conclu sous la médiation de la France, et qui mit fin à la guerre hispano-américaine (10 décembre 1898). L'Espagne reconnaissait l'indépendance de Cuba, cédait Porto Rico et Guam aux États-Unis, et leur abandonnait les Philippines.

9. Traités de 1947

Traités signés par les puissances victorieuses avec l'Italie, la Roumanie, la Hongrie, la Bulgarie et la Finlande, alliées de l'Axe pendant la Seconde Guerre mondiale (10 février 1947). Ces textes comportent notamment des garanties pour la répression des crimes de guerre, la dénazification, le paiement de réparations aux États lésés et la liberté de navigation sur le Danube.

L'Italie cédait à la France de menus territoires (Petit-Saint-Bernard, plateau du Mont-Cenis, mont Thabor et mont du Chaberton, les hautes vallées de la Roya, de la Tinée et de la Vésubie, avec Tende et La Brigue) ; à la Yougoslavie, une partie de l'Istrie, Zara (→ Zadar), les îles Pelagosa (Pelagruž) ; à la Grèce, le Dodécanèse ; à l'Albanie, l'île de Saseno (Sazan). Elle reconnaissait le statut de l'État libre de Trieste, renonçait à ses colonies et versait 360 millions de dollars.

La Roumanie cédait définitivement la Bessarabie et la Bucovine du Nord à l'URSS et devait lui livrer, en huit ans, des marchandises pour une valeur globale de 300 millions de dollars, mais recouvrait la Transylvanie, que lui restituait la Hongrie.

Celle-ci, qui devait payer 400 millions de dollars, retrouvait ses frontières de 1938, à l'exception de trois villages cédés à la Tchécoslovaquie.

Quant à la Bulgarie, qui devait verser 70 millions de dollars, elle conservait la Dobroudja méridionale, cédée par la Roumanie en 1940, mais renonçait à ses annexions en Macédoine et en Thrace occidentale.

La Finlande cédait définitivement les régions de Petsamo et de Salla, ainsi que la Carélie méridionale, avec Viipuri, à l'URSS, lui versait 300 millions de dollars en six ans, et l'autorisait à installer une base militaire à Porkkala (bail de cinquante ans).

Pour en savoir plus, voir l'article Seconde Guerre mondiale.