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albigeois

Nom donné au xiie siècle aux cathares du Languedoc.

La croisade ou guerre des albigeois (1209-1229)

Contre l'albigéisme – en fait, le catharisme –, l'action du clergé local fut inopérante : séculiers et réguliers se laissèrent même profondément contaminer, et les missionnaires cisterciens ne furent pas plus efficaces. La seule contre-offensive qui obtint quelque succès fut celle que menèrent saint Dominique et ses premiers compagnons (à partir de 1205). Par leur prédication populaire et leur vie très pauvre, par les conférences contradictoires qu'ils tenaient avec les « purs », ils amorcèrent un premier mouvement de conversions. En 1208, un légat pontifical, Pierre de Castelnau, fut assassiné. On accusa le comte de Toulouse d'avoir ordonné ou du moins inspiré l'attentat. Innocent III excommunia Raimond VI et fit prêcher la croisade contre les albigeois et leurs fauteurs.

Dès ce moment, la lutte contre l'hérésie se trouva politisée. Philippe Auguste ayant refusé de prendre part à la croisade, la direction en fut confiée à un seigneur de l'Île-de-France, Simon de Montfort. Le sac de Béziers (1209), celui de Carcassonne et l'intervention du roi d'Aragon en faveur des hérétiques – il fut tué à la bataille de Muret en 1213 – marquèrent les débuts de cette guerre, qui se termina par l'intervention capétienne. Le traité de Paris (1229) régla au profit de la Couronne le problème méridional, après qu'Amaury de Montfort (fils de Simon, tué au siège de Toulouse) eut renoncé à ses droits en faveur de Louis VIII. Cette croisade désorganisa le catharisme, mais ne le déracina pas. Les cathares reprirent leurs activités et firent de la citadelle de Montségur leur capitale jusqu'à sa destruction, en 1244.

Pour en savoir plus, voir les articles les croisades, Capétiens, Philippe Auguste.