Consulter aussi dans le dictionnaire : cœur
Organe musculaire creux, qui constitue l'élément moteur central de la circulation du sang. → Larousse Médical
Cœur d'un réacteur nucléaire,
région du réacteur constituée de différents matériaux, choisis et répartis de telle sorte qu'il soit possible d'y réaliser une réaction nucléaire de fission auto-entretenue. (Le combustible nucléaire est l'un des constituants du cœur. Au sens restreint, le cœur est la charge de combustible placée dans le réacteur.)

Le cœur est un muscle creux, en forme de cône aplati à base supérieure et à pointe inférieure, à peu près du volume du poing. Ce muscle est appelé myocarde. Sa surface interne est tapissée par une mince membrane, l'endocarde. Sa surface externe est recouverte par une enveloppe fibroséreuse, le péricarde.
Le cœur est constitué de 2 organes presque semblables et étroitement soudés entre eux : le cœur droit, qui contient du sang non oxygéné, et le cœur gauche, contenant du sang oxygéné. Ceux-ci ne présentent aucune communication l'un avec l'autre. L'un et l'autre sont divisés en 2 cavités : une supérieure, ou oreillette, et une inférieure, ou ventricule.
Les ventricules ont des parois épaisses. Ils communiquent avec l'oreillette correspondante par un orifice auriculo-ventriculaire muni de valvules empêchant le sang de refluer du ventricule vers l'oreillette : valvule mitrale (cœur gauche) et valvule tricuspide (cœur droit). Les orifices artériels munis de valvules sigmoïdes font communiquer les ventricules avec l'aorte pour le cœur gauche et l'artère pulmonaire pour le cœur droit.
Les oreillettes ont une paroi mince. Elles reçoivent les veines pulmonaires à gauche et les veines caves à droite. Le cœur est vascularisé par 2 artères, dites coronaires droite et gauche, naissant de l'aorte.
Le cœur est l'organe propulseur du sang ; il agit grâce à des pressions créées dans ses cavités et telles que le liquide s'écoule de manière irréversible de la forte pression vers la plus faible. Ces pressions sont dues aux contractions du cœur. Les contractions sont appelées systoles ; les périodes de relâchement ou repos, diastoles. La systole auriculaire précède la systole ventriculaire. Le sens de déplacement du sang dans les cavités cardiaques se fait des veines vers les oreillettes, des oreillettes vers les ventricules et des ventricules vers les artères.
Les contractions du cœur sont commandées par son système nerveux intrinsèque (nœud sinusal de Keith et Flack, nœud de Tawara, faisceau de His), qui lui assure une autonomie de contraction. La fréquence cardiaque varie selon les situations et les besoins physiologiques. Elle est normalement d'environ 70 battements par minute. Elle est plus élevée chez l'enfant et le nourrisson (110 à 120 par minute).
Les malformations congénitales consistent principalement en rétrécissements (de l'aorte, de l'artère pulmonaire) ou en communications anormales (persistance du canal artériel, communication interventriculaire, communication interauriculaire, tétralogie et trilogie de Fallot). Les maladies acquises du cœur peuvent concerner chacune des trois tuniques cardiaques : péricardites, myocardites et endocardites. Ces dernières atteignent spécialement les différents orifices valvulaires et aboutissent à des rétrécissements ou à des insuffisances. Les altérations des artères coronaires sont les coronarites qui se traduisent par des crises d'angine de poitrine et peuvent provoquer l'infarctus du myocarde.
L'exploration du cœur, en dehors de l'auscultation, fait appel à de nombreux examens : électrocardiogramme, radioscopie, radiographie après opacification des cavités cardiaques ou des coronaires (coronarographie), échocardiographie, examens manométriques (surtout après cathétérisme cardiaque), examens isotopiques (en cours de développement).
En dehors des traitements médicaux, qui ont fait surtout des progrès dans le domaine de la réanimation cardiaque, les maladies du cœur bénéficient maintenant de nombreuses interventions chirurgicales rendues possibles par les techniques de circulation extracorporelle. Presque toutes les malformations congénitales peuvent maintenant être guéries par la chirurgie. La pose d'un stimulateur cardiaque (pacemaker) est devenue une pratique courante, notamment en cas de syndrome d'Adams-Stockes et permet d'éviter des syncopes mortelles.
Le pronostic des cardiopathies valvulaires a été transformé par la pose de prothèses (valve de Starr). Les transplantations cardiaques ne présentent plus de difficultés chirurgicales mais restent soumises à des problèmes immunologiques de rejet. Malgré quelques succès, le cœur artificiel en est encore au stade expérimental. La chirurgie des artères coronaires est couramment pratiquée (pontage).
Voir plus