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poisson

(ancien français peis, du latin piscis)

Ouïe d'un poisson
Ouïe d'un poisson

Vertébré aquatique, respirant toute sa vie au moyen de branchies et pourvu de nageoires locomotrices.

Il y a quelques groupes de poissons purement fossiles (ostracodermes, placodermes). Dans les groupes actuels, on distingue les chondrichtyens, ou poissons cartilagineux (requins, raies), et les ostéichtyens (poissons osseux), divisés à leur tour en 5 groupes : téléostéens (presque toutes les espèces), holostéens, chondrostéens (esturgeon), dipneustes et crossoptérygiens (cœlacanthe).

Les poissons ont des nageoires, soutenues par des rayons plus ou mons rigides : nageoires paires (pectorales, thoraciques et pelviennes, en principe abdominales mais de position très variable), nageoires impaires (dorsale, anale et surtout caudale, cette dernière étant le principal organe locomoteur dans la plupart des espèces). Leur corps est couvert d'écailles, à structure dentaire chez les chondrichtyens, peu ou pas émaillées chez les poissons osseux.

La respiration, généralement aquatique, est assurée par des branchies fortement vascularisées, portées par des arcs branchiaux que séparent des fentes. Chez les poissons osseux, un volet ou opercule recouvre le tout, ne laissant qu'une ouverture postérieure, l'ouïe, par où ressort l'eau, qui était entrée par la bouche. L'appareil digestif est simple. Le cœur est ventral, à quatre compartiments alignés : sinus, oreillette, ventricule et bulbe aortique. Les reins sont très développés dans les espèces d'eau douce, très réduits dans les espèces marines, qui ont à lutter contre la déshydratation due au sel. Les chondrichtyens ont un sang riche en urée, ce qui leur évite l'hypotonie. La reproduction est presque toujours ovipare, avec fécondation externe chez les poissons osseux, interne chez les chondrichtyens, qui peuvent être vivipares (requin-marteau). De nombreux poissons effectuent des migrations reproductrices soit pour pondre dans les torrents (saumon, poissons dits anadromes ou potamotoques), soit pour pondre dans la mer (anguille, poissons dits catadromes ou thalassotoques).

L'information est assurée par des yeux faits pour voir de très près, par une ligne latérale sensible aux sons et aux vibrations de l'eau, par des narines, par des barbillons sensibles aux molécules dissoutes dans l'eau, enfin, chez certaines espèces, par création d'un champ électrique et analyse des déformations que lui font subir proies et obstacles (électrolocalisation). L'équilibre dans l'eau est souvent assuré par une vessie gazeuse qui diminue la densité globale du corps, et par les mouvements des pectorales. Ondulations du corps et battements de la caudale assurent, en proportions variables, la natation. Les quelque 40 000 espèces de poissons ont une dimension très variable (de quelques millimètres à 18 m de long) et toutes les formes possibles : fuselée (cas général), comprimée, déprimée, serpentiforme, sphérique, etc.