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requin

(peut-être de quien, forme picarde de chien ou de requiem)

Requins
Requins

Poisson sélacien au corps fuselé terminé par un rostre pointu et aux fentes branchiales situées sur les côtés du corps. (Pour en savoir plus, voir l'article requin [faune].)

Avec les raies et les chimères, les requins forment le groupe des chondrichtyens (du grec khondros, cartilage), poissons au squelette interne constitué de cartilage calcifié. Leur gueule est garnie de nombreuses rangées de dents, dont seules les premières sont fonctionnelles ; elles sont renouvelées en permanence par les rangées suivantes. Les écailles qui recouvrent le corps sont des dents modifiées aux bords aiguisés, les denticules, ce qui rend la peau des requins extrêmement abrasive. Cette dernière était autrefois utilisée comme toile émeri (le chagrin).

Les requins sont divisés en 8 groupes principaux, dominés par celui des carcharhiniformes (200 espèces, telles que les roussettes, le requin bleu, le requin-tigre et le requin-citron).

Modes de vie

Les requins sont des prédateurs particulièrement efficaces, au corps généralement puissant et fuselé, bâti pour la nage rapide. Leur odorat est exceptionnel (ils peuvent sentir une goutte de sang dans plusieurs dizaines de mètres cubes d'eau), et leur vision, adaptée aux faibles luminosités. La ligne latérale joue un rôle d'organe tactile capable de détecter les mouvements d'un animal jusqu'à 2 km de distance. Les requins possèdent, en outre, des récepteurs spécialisés sensibles aux très faibles champs électriques dus aux contractions musculaires de leurs proies.

Alimentation

Les requins consomment le plus souvent des poissons et des céphalopodes (pieuvres, seiches…). Quelques-uns y ajoutent des oiseaux et des tortues de mer. Le grand requin blanc est l'un des rares requins à s'attaquer aux mammifères marins comme les phoques ou les otaries.

Trois espèces présentent une alimentation originale : ce sont le requin-baleine, le requin-pèlerin et le requin grande-gueule, qui filtrent le plancton de l'eau de mer.

Reproduction

La fécondation est toujours interne, les mâles étant dotés d'une nageoire pelvienne modifiée en organe copulateur.

La plupart des espèces sont ovovivipares : les œufs éclosent dans les oviductes de la femelle, qui met au monde des jeunes déjà développés. Quelques espèces, les roussettes notamment, pondent des œufs protégés dans une coque épaisse. Certaines sont vivipares (les embryons sont nourris, dans l'organisme maternel, par des placentas), comme les requins-taupes. Ces derniers pratiquent une forme de cannibalisme pour le moins précoce : les embryons les plus vigoureux se nourrissent, dans l'utérus de leur mère, des embryons plus faibles et des œufs non fécondés.

Dangereux ou inoffensifs ?

Contrairement à une idée répandue, les requins ne sont pas tous des animaux dangereux et d'une taille impressionnante : plus de la moitié des 370 espèces de requins connues mesurent moins de 1 m, et une dizaine seulement dépassent 4 m.

Hormis le grand blanc, le requin-tigre, le requin-marteau et quelques autres espèces (requin bleu, requin-taupe…), la plupart des requins s'en prennent rarement à l'homme. En outre, les plus grands ne sont pas forcément les plus à craindre : le gigantesque requin-baleine (15 m) et le requin-pèlerin (10 m) sont de paisibles mangeurs de plancton.

En fait, l'homme menace plus les requins que le contraire : surexploitées pour leur peau, leurs ailerons ou leurs dents (quelque 700 000 tonnes de requins et de raies sont pêchées chaque année), de nombreuses espèces sont actuellement en régression ou en voie de disparition (grand requin blanc, requin-pèlerin, requin-taupe commun).