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guerre de la Succession d'Espagne

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guerre de la Succession d'Espagne

Conflit européen (1701-1714) provoqué par la mort sans descendance de Charles II de Habsbourg, roi d'Espagne.

L'empereur Léopold Ier et Louis XIV, petits-fils de Philippe III d'Espagne et beaux-frères de Charles II, convoitent son héritage. Ce dernier est hostile au partage de l'empire espagnol et veut en préserver l'intégrité. En 1700, il désigne pour lui succéder le petit-fils de Louis XIV, Philippe, duc d'Anjou, qui va devenir le roi Philippe V. Le roi de France accepte le testament et fait occuper les places frontières des Pays-Bas. Une coalition européenne comprenant l'Angleterre, les Pays-Bas, l'Empire et divers princes allemands se constitue (7 septembre 1701) et déclare la guerre (15 mai 1702). La France doit supporter presque seule la lutte et soutenir l'Espagne. Après la victoire de Villars à Höchstädt (1703), arrivent les revers : Gibraltar (1704), Blenheim (1704), Barcelone (1705), où l'archiduc Charles se fait proclamer roi d'Espagne. Philippe V est chassé de Madrid. La victoire paraît acquise aux coalisés après les combats de Oudenaarde et de Lille (1708). Louis XIV engage des pourparlers de paix vite rompus devant l'exigence des coalisés. La demi-victoire de Malplaquet et celle, décisive, de Villaviciosa, en Espagne (1710), ébranlent les coalisés. Les Hollandais sont battus à Denain (1712), et les impériaux reculent. La frontière française est dégagée.

   L'élection à l'Empire de Charles, fils de Léopold Ier, sous le nom de Charles VI (1711), incite également les puissances à souhaiter la paix, de peur de voir le nouvel empereur réunir à nouveau les vastes États de son aïeul Charles Quint. La paix est signée à Utrecht (11 avril 1713), sauf par l'empereur qui signe à Rastatt (6 mars 1714). Philippe V est reconnu roi d'Espagne, mais il renonce à toute prétention à la couronne de France. Ses territoires européens extérieurs à l'Espagne sont partagés entre les vainqueurs : Autriche, Savoie et Angleterre (qui obtient Gibraltar et Minorque). La France garde ses frontières de 1700, mais renonce à l'Acadie et à Terre-Neuve. Elle accorde des avantages commerciaux à l'Angleterre, et, affaiblie, laisse désormais la prépondérance au grand État insulaire.

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