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pays les moins avancés (P.M.A.)

Appellation donnée par les Nations unies, à partir de 1971, aux pays considérés comme les plus pauvres du monde.

ÉCONOMIE

Qu’est-ce qu’un P.M.A. ?

Les pays les moins avancés (P.M.A.) constituent un groupe de 49 pays parmi les plus pauvres du monde. Ils sont considérés comme tels après leur inscription volontaire sur la liste des Nations unies et en fonction de divers critères :
– la population d'un P.M.A. ne doit pas dépasser 75 millions d'habitants ;
– le revenu moyen par habitant doit être inférieur à 900 dollars par an ;
– le niveau de développement humain (l’I.D.H.) doit être faible ;
– enfin, la situation économique, évaluée en fonction d'indicateurs d'instabilité, d'une diversification médiocre et de la petite taille du pays, est telle que le pays se montre très vulnérable aux aléas de la conjoncture internationale ou régionale.

Qui sont les P.M.A. ?

La catégorie des P.M.A. a été créée en 1971. Depuis, le nombre des pays qui en font partie est passé de 25 à 49. En décembre 2007, la liste des P.M.A. compte :
– 34 pays en Afrique : Angola, Bénin, Burkina Faso, Burundi, République centrafricaine, Comores, République démocratique du Congo, Djibouti, Érythrée, Éthiopie, Gambie, Guinée, Guinée-Bissau, Guinée-Équatoriale, Lesotho, Liberia, Madagascar, Malawi, Mali, Mauritanie, Mozambique, Niger, Ouganda, Rwanda, São Tomé-et-Príncipe, Sénégal, Sierra Leone, Somalie, Soudan, Tanzanie, Tchad, Togo, Zambie. [Le Cap-Vert est sorti de la liste de P.M.A. le 21 décembre 2007.]. Le Soudan du Sud, nouvel État créé en 2011, pourrait intégrer cette liste.
– 9 pays en Asie : Afghanistan, Bangladesh, Bhoutan, Birmanie (Myanmar), Cambodge, Laos, Maldives, Népal, Timor-Leste, Yémen
– 1 pays dans les Caraïbes : Haïti
– 5 pays dans le Pacifique : Kiribati, Îles Salomon, Samoa, Tuvalu, Vanuatu.

La population totale des P.M.A. représente plus de 10 % de la population mondiale ; leur revenu global s'établit à environ 1 % du revenu mondial total, et le revenu annuel moyen par habitant à 235 dollars, contre près de 25 000 pour les pays développés ; l'espérance de vie y avoisine 51 ans, contre 78 ans dans les pays les plus industrialisés.

Quelles solutions pour les P.M.A. ?

L’aide publique et l’allègement de la dette

La principale voie envisagée aujourd'hui pour sortir les P.M.A. de leur extrême misère est l'aide publique.

Toutefois, de nombreux P.M.A. supportent une dette extérieure extrêmement élevée si on l'exprime en pourcentage du produit national brut (PNB). Ainsi, ce taux était (en 1998, chiffres de la Banque mondiale publiés en 2001) de 279 % pour l'Angola, 196 % pour la République démocratique du Congo, 135 % pour l'Éthiopie, 72 % pour le Burundi, 71 % pour la Tanzanie, 62 % pour le Cambodge, 58 % pour le Sénégal, 46 % pour le Bénin, 38 % pour le Tchad et 16 % pour Haïti.

Ainsi, même dans le cas des pays bénéficiant de l'Initiative pour les pays pauvres très endettés (PPTE) renforcée, du Fonds monétaire international (F.M.I.), l'aide publique étant soumise à diverses conditions pour qu'un pays puisse en bénéficier, certains observateurs demandent un allégement de la dette de ces pays, qui sont pour les trois quarts d'entre eux des P.M.A. Cet allégement devrait être beaucoup plus étendu et plus rapide, les délais étant actuellement longs : 6 ans au minimum pour qu'un PPTE obtienne que l'encours de sa dette soit réduit, sauf si la « performance » du pays évaluée par le F.M.I. est « particulièrement bonne », selon les termes officiels.

La situation alarmante des P.M.A. amène à douter de l'efficacité de l'aide publique.

Les investissements privés

De plus, si les investissements privés augmentent légèrement dans l'ensemble des P.M.A., une analyse plus précise montre que seuls quelques P.M.A. (les « bons élèves » du F.M.I.) bénéficient de 75 % de ces investissements, tandis que, dans la plupart des P.M.A., les investissements diminuent.