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altermondialisation

Mouvement de la société civile qui conteste le modèle libéral de la mondialisation et revendique un mode de développement plus soucieux de l'homme et de son environnement. (À la différence du courant de l'antimondialisation, il ne prône pas l'action violente.)

Apparu à la fin des années 1990, le mouvement en faveur d'une « autre mondialisation » est passé de l'antimondialisation de ses débuts, qui a notamment donné lieu à une explosion de désobéissance civile lors de sommets d’organisations internationales telles que l'O.M.C.ou le G8, à l'altermondialisation, qui réunit tous les acteurs de la lutte organisée pour substituer un autre rapport de forces à celui qu'impose la logique néolibérale à l'échelle du monde. (Voir néolibéralisme.)

Les partisans de l’altermondialisation s’opposent à une « gouvernance mondiale » exercée par les pays les plus riches de la planète (le G8, l'OCDE, etc.). Ils dénoncent également les inégalités structurelles dans les échanges Nord-Sud (conséquence, selon eux, d’un libéralisme économique « sauvage »), les effets négatifs (pollution, augmentation de l'effet de serre, etc.) du gaspillage d'énergies fossiles sur l'avenir de la planète et l'écrasement des cultures nationales et des modes de vie traditionnels par l'industrie culturelle occidentale dominante. Les Forums sociaux (nationaux, continentaux ou mondiaux) sont devenus des sommets alternatifs qui mettent en avant des concepts tels que le commerce équitable afin de réduire la pauvreté. Parmi les organisations favorables à l’altermondialisation, le groupe ATTAC (Association pour une taxation des transactions financières pour l'aide aux citoyens) préconise notamment l'application de la taxe Tobin, qui consiste à prélever un impôt sur les flux financiers internationaux à caractère spéculatif.