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hyménoptère

(grec humenopteros, aux ailes membraneuses)

Bourdon
Bourdon

Insecte à métamorphose complète qui, comme les abeilles, guêpes, fourmis, possède quatre ailes membraneuses, inégales, des mandibules faites pour broyer, les autres pièces buccales pour lécher et aspirer les liquides. (Les ailes antérieures et postérieures du même côté sont couplées par des crochets [hamules] ; elles peuvent être réduites ou absentes.)

Les 140 000 espèces connues d'hyménoptères se répartissent en deux groupes : les symphytes, dont l'abdomen est réuni au thorax sans étranglement, et les pétiolés, chez lesquels l'avant du corps est relié à l'arrière par un segment étroit, le pétiole, très marqué chez les guêpes. Les pétiolés se divisent eux-mêmes en térébrants, hyménoptères parasites dont les femelles portent un organe de ponte (tarière), et aculéates, chez lesquels la tarière est transformée en aiguillon venimeux.

Les symphytes

Les symphytes vivent aux dépens des végétaux. Chez les tenthrèdes, ou mouches à scie, la femelle porte une tarière en forme de scie, grâce à laquelle elle dépose ses œufs dans les végétaux. Les sirex, jaune et noir, atteignent 40 mm de long. Leurs larves vivent dans le bois, s'attaquant surtout aux résineux.

Les hyménoptères térébrants

Chez les hyménoptères térébrants, la femelle porte une tarière qui lui sert à déposer ses œufs dans un autre insecte ou dans une plante. Les larves, après l'éclosion des œufs, puisent leur nourriture dans les tissus de cet hôte involontaire. Les principaux térébrants sont les cynips, surtout parasites de végétaux et responsables de la formation de galles, les ichneumons, parasites d'autres arthropodes (insectes, araignées…), et les minuscules chalcidiens (quelques dixièmes de millimètre), parasites d'autres insectes (trichogramme) ou parfois de végétaux, comme le blastophage des figues.

Les aculéates

Chez de nombreuses espèces, les larves sont nourries d'aliments préparés à l'avance (comme chez les abeilles). La femelle des espèces solitaires (mégachiles, pompiles, chrysides…) élève seule sa descendance. Les chrysides, ou guêpes dorées, aux belles couleurs métalliques, sont des parasites : les femelles pondent leurs œufs dans le nid de guêpes ou d'abeilles solitaires ; les larves dévorent d'abord les larves de l'hôte, puis leurs réserves alimentaires.

Les aculéates les plus évolués (abeilles, guêpes et fourmis) sont des insectes sociaux, qui vivent en colonies très hiérarchisées dans lesquelles chaque groupe, ou caste, a un rôle bien déterminé. Certaines guêpes et abeilles sont solitaires (guêpe maçonne, abeille charpentière ou xylocope, par exemple), mais les quelque 15 000 espèces de fourmis recensées vivent toutes en sociétés.