En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

chant

(latin cantus)

Antoine Watteau, la Sérénade italienne
Antoine Watteau, la Sérénade italienne

MUSIQUE

La culture musicale européenne détermine, dès le haut Moyen Âge, un type de chant policé, dont l'Église romaine assure l'enseignement fondé sur la justesse, la qualité et la virtuosité des voix. L'opéra, à l'aube du xvie s., reprend ces principes, explicités par les théoriciens italiens. L'Angleterre et l'Allemagne répondent, jusqu'à Mozart, à ce chant d'obédience italienne, dont la France, au contraire, se dégage en calquant sur la récitation de l'alexandrin un chant large et déclamé, récusant la virtuosité. Au xviiie s., grâce à Rameau et aux auteurs d'opéras-comiques, on tend à une synthèse entre la souplesse et la virtuosité. Rossini, jusqu'à la veille de 1830, tente de préserver ce culte d'un beau chant. Après 1830, le romantisme et l'exaltation des sentiments conduisent à une recherche d'effets de puissance et à un déplacement de la voix vers les sons aigus et brillants.

Depuis, le dilemme entre l'expression dans le chant et la pureté de la voix reste entier.