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madrigal

(italien madrigale)

Genre poético-musical, polyphonique ou monodique, pour voix, avec ou sans accompagnement instrumental ; petite pièce en vers exprimant une pensée fine, tendre ou galante.

MUSIQUE

Les premiers madrigaux italiens datent du début du xive s. Les principaux représentants en sont Jacopo da Bologna et Francesco Landino. Les textes se composent de vers amoureux, satiriques, ou politiques. Le madrigal du xvie s., sans rapport avec le précédent, tire son origine de la frottola. Le poème en est libre et la musique polyphonique. Il est représenté par Philippe Verdelot, Constanzo Festa, Arcadelt et Willaert. Le madrigal classique (1550-1580) devient de plus en plus expressif avec Cyprien de Rore, Roland de Lassus, Philippus de Monte, Palestrina. Le madrigal de la dernière période (1580-1620) devient, avec Luca Marenzio, Gesualdo et Monteverdi, un poème musical où se rencontrent toutes les audaces. Parallèlement se développent le madrigal spirituel sur texte sacré et le madrigal dramatique, qui s'épanouit avec O. Vecchi et A. Banchieri. Les Allemands ont écrit des madrigaux (H. Schütz, L. Hassler), de même que les Néerlandais (J. S. Sweelinck) et les Espagnols (Pedro Guerrero, Juan Brudieu).

Les principaux maîtres du madrigal anglais sont ceux de l'école élisabéthaine et leurs successeurs : W. Byrd, Th. Morley, J. Wilbye, T. Weelkes, O. Gibbons, G. Farnaby, T. Tomkins.

Pour en savoir plus, voir l'article madrigal [musique].

LITTÉRATURE

Apparu en Italie au xive s., illustré par Pétrarque, le madrigal fut emprunté au xvie s. par C. Marot et M. de Saint-Gelais et devint au xviie s. un exercice de poésie mondaine (V. Voiture, I. de Benserade) : la Guirlande de Julie (1634), commandée par le duc de Montausier et composée à l'hôtel de Rambouillet, en est le recueil le plus célèbre. Il resta en vogue dans les salons et, au xixe siècle, Musset le renouvela, en en marquant nettement le caractère spirituel.