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motet

(de mot)

Composition musicale à une ou plusieurs voix, religieuse ou profane, avec ou sans accompagnement.

Le motet est une forme de polyphonie vocale anonyme qui apparaît au xiiie s. et dont la finalité est d'embellir la monodie liturgique. Mais, très tôt, il se laïcise. Au xive s., le motet accepte l'accompagnement d'une voix instrumentale appelée contre-teneur. Au début du xve s., le motet tend à redevenir religieux avec Guillaume Dufay, qui en fait une pièce de cérémonies. La diversité des formes fait place à partir du milieu du xve s. à une stabilité unificatrice dont les motets d'Ockeghem puis de Josquin Des Prés apparaissent comme l'un des témoignages les plus significatifs. Devenu exclusivement religieux, il se présente comme le rival de la messe dans l'expression de la dévotion. Il est écrit sur un texte latin souvent tiré de l'Écriture et interprété a cappella, surtout au xvie s.

Le motet polyphonique a cappella survit pendant la période classique (Schütz) puis fait place au motet concertant utilisant voix solistes sur tous les éléments de l'opéra, de l'oratorio ou de la cantate (air, récitatif, chœur, symphonie). Les représentants de ce motet concertant sont en Italie Cavalli, Alberti, Monteverdi, Legrenzi, Scarlatti et en France Du Mont, Lully, Couperin, Delalande, M.-A. Charpentier, Campra, etc. Au xviiie s., le motet prendra un tour de plus en plus mondain. Après 1830 en France, sous l'influence de Niedermeyer, le renouveau du motet est illustré par Gounod, Saint-Saëns, Franck, Fauré, Poulenc, et à l'étranger par Liszt, Brahms, Verdi.