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Communauté

Association entre la République française et la plupart de ses anciennes colonies d'outre-mer, créée par la Constitution de la Ve République (octobre 1958).

1. Une fédération d'États…

Comme l'ancienne Union française (fondée en 1946), à laquelle elle succède, la Communauté constitue une tentative de réorganisation de l'ancien Empire colonial français, dans la perspective d'une autonomie croissante des États concernés au sein d'une sorte de fédération où la France aurait cependant conservé un rôle prépondérant.

Le projet constitutionnel est massivement approuvé par les territoires français d'Afrique lors du référendum du 28 septembre 1958. L'appartenance à la Communauté leur permet d'accéder à l'autonomie interne tout en conservant des liens importants (économiques, politiques, culturels) avec leur ancienne métropole. Seule la Guinée refuse le projet et proclame librement son indépendance.

La Communauté ainsi formée comprend alors, outre la République française (où sont inclus les 4 départements :
– Martinique, Guadeloupe, Guyane, La Réunion ;
– les 6 territoires d'outre-mer : Côte française des Somalis [actuellement République de Djibouti], Comores, Saint-Pierre-et-Miquelon, Nouvelle-Calédonie, Polynésie française, Wallis-et-Futuna, ainsi que, provisoirement, l'Algérie et le Sahara),
– 12 États autonomes, gérant librement leurs affaires intérieures : la République centrafricaine, le Congo, la Côte-d'Ivoire, le Dahomey (auj. le Bénin), le Gabon, Madagascar, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal, le Soudan (devenu le Mali), le Tchad et la Haute-Volta (auj. Burkina).

2. … qui s'administrent eux-mêmes

Toutes ces républiques disposent d'un pouvoir exécutif et législatif propres, certains domaines (politique étrangère, défense, monnaie, politique économique et financière, justice, enseignement supérieur) relevant des compétences générales de l'ensemble de la Communauté. Dans la pratique, les institutions communes prévues par la Constitution (présidence, Conseil exécutif, Sénat et Cour arbitrale) n'auront guère l'occasion de fonctionner et la Communauté n'aura qu'une existence éphémère.

3. Une existence éphémère

En effet, le désir d'une indépendance nationale complète de l'ensemble des États membres entraîne rapidement sa disparition de fait. Dès 1959, le général de Gaulle admet le principe de l'indépendance, et la révision constitutionnelle de juin 1960 permet aux pays qui le souhaitent d'y accéder, ce qu'ils font successivement dans les mois suivants. Les liens politiques avec l'ancienne métropole prennent donc fin définitivement en 1960, mais des relations économiques et culturelles subsistent, la plupart des pays africains francophones ayant alors signé avec la France des accords particuliers de coopération.

Pour en savoir plus, voir les articles France d'outre-mer, Ve République.