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Namibie

en anglais Namibia

Nom officiel : République de Namibie

Carton de situation - Namibie
Drapeau de la Namibie
Drapeau de la Namibie

État d'Afrique australe, la Namibie est baignée à l'ouest par l'océan Atlantique et bordée au nord par l'Angola et la Zambie, à l'est par le Botswana, au sud-est et au sud par l'Afrique du Sud.
La Namibie est membre du Commonwealth.

  • Superficie : 825 000 km2
  • Nombre d'habitants : 2 303 000 (estimation pour 2013)
  • Nom des habitants : Namibiens
  • Capitale : Windhoek
  • Langue : anglais
  • Monnaies : dollar namibien et rand
  • Chef de l'État : Hage Geingob
  • Chef du gouvernement : Hage Geingob
  • Premier ministre : Saara Kuugongelwa-Amadhila
  • Nature de l'État : république à régime semi-présidentiel
  • Constitution :
    • Adoption : 9 février 1990
    • Entrée en vigueur : 21 mars 1990
Pour en savoir plus : institutions de la Namibie

GÉOGRAPHIE

Formée principalement de hauts plateaux arides dominant un littoral désertique (localement animé par la pêche), la Namibie a un sous-sol riche (diamants et uranium, bases des exportations). Elle est peuplée surtout de Bantous (Ovambo) vivant essentiellement de l'élevage.

1. Le milieu naturel

La Namibie s'étend entre l'Angola et la Zambie, au nord, le Botswana, à l'est, et la république d'Afrique du Sud (province du Cap), au sud. Par un couloir étroit, dit « de Caprivi », entre l'Angola, la Zambie et le Botswana, elle atteint le Zimbabwe. Sa façade maritime sur l'Atlantique, entre les embouchures des fleuves Cunene au nord et Orange au sud, s'étire sur 1 300 km, entre 17° et 29° de latitude S. Sa plus grande largeur atteint 720 km. Fruit d'un découpage arbitraire, sa frontière orientale avec le Botswana et la République d'Afrique du Sud suit un tracé géométrique sur 1 350 km. Les seuls cours d'eau permanents constituent, sur de courtes sections, des limites frontalières (Orange, Cunene et Okavango).

La disposition générale du relief, façonné dans les roches variées du vieux socle précambrien, est relativement simple. À l'intérieur s'étendent des hauts plateaux, entre 1 200 m et 2 000 m d'altitude, descendant doucement vers les cuvettes intérieures sur les plaines de l'Ovambo et de l'Etosha Pan, au nord-ouest (où poussent divers types de savanes), de l'Okavango, à l'est, et du désert du Kalahari, au sud. De l'ordre de 250 mm par an dans les hautes terres méridionales (sur les steppes pauvres du Namaqualand), la pluviosité augmente vers le nord dans le Damaraland et l'Ovamboland (entre 250 et 500 mm), avec le thornveld (formation sèche graminéenne discontinue à petits arbres et épineux). Là se concentre la majeure partie de la population. Les hautes terres sont séparées de l'océan Atlantique par une large zone de montagnes (mont Brandberg, 2 578 m) et de collines, sur une profondeur de 150 à 300 km (prolongement occidental du Grand Escarpement). Au sud, les plateaux horizontaux du Namaland sont entaillés par le canyon du fleuve Orange, au nord les plateaux du Damaraland sont parsemés d'inselbergs.

Une étroite plaine côtière encombrée de dunes, d'une longueur de 1 400 km et d'une largeur moyenne de 80 km, entre les fleuves Cunene et Orange, constitue le désert côtier du Namib, qui occupe près du cinquième du territoire auquel il donne son nouveau nom. Si le faciès littoral est brumeux, la pluviosité moyenne annuelle y est inférieure à 250 mm, et à 125 mm sur la bande littorale (aridité liée à l'existence des eaux froides du courant de Benguela). Ce désert recèle une flore et une faune originales (bien que le couvert végétal y soit quasi absent) et présente au voyageur les dunes les plus spectaculaires du monde.

2. La population

La population se concentre dans le nord du pays, dans les zones les mieux arrosées, où vivent les Ambos et les Okavangos, deux peuples bantous qui constituent la moitié environ de la population namibienne. Deux autres peuples bantous sont bien représentés, les Hereros et les Namas (peuple hottentot), ces derniers ayant amené avec eux une population réduite en semi-esclavage, les Damaras, qui parlent la langue de leurs maîtres, le nama. Les Bochimans – les plus anciens habitants de la Namibie –, aujourd'hui minoritaires, sont, avec ceux du Botswana, les derniers survivants des premiers occupants de l'Afrique australe, décimés par les Boers. Ils parlent des langues à clic comme les Khoi-khoi (ou Hottentot)s et sont les auteurs des célèbres peintures rupestres du pays.

Cette mosaïque de peuples est encore compliquée par la présence des Basters (« bâtards »), descendants d'une des bandes armées formées au xviiie sièces par des métis d'Hottentots et d'Afrikaners, et installés, peu avant la colonisation allemande, en Namibie, où ils fondèrent la ville de Rehoboth. Les Blancs, qui étaient environ 100 000 avant l'indépendance, sont pour la plupart restés en Namibie : ils descendent des colons allemands – l'allemand est resté l'une des langues officielles du pays –, des Afrikaners et des Sud-Africains de souche britannique.

Plus de 60 % de la population est concentrée dans les régions rurales du nord, mais la croissance urbaine est rapide (le pays compte un tiers de citadins), Windhoek, la capitale, atteint les 300 000 habitants, Rundu dépasse 50 000 habitants et les villes côtières (Walvis Bay, Swakopmund, Lüderitz) comptent plus de 10 000 habitants chacune.

3. Une richesse encore potentielle

En grande partie désertique, la Namibie est cependant riche des ressources de son sous-sol, et en premier lieu de ses diamants de joaillerie, dont elle est un important producteur – environ un million et demi de carats par an, extraits des sables du littoral et des fonds sous-marins situés entre Oranjemund et Walvis Bay. Les gisements, longtemps exploités par deux filiales de la firme De Beers – du groupe sud-africain Anglo-American –, faisaient alors l'objet d'une surveillance rigoureuse, la zone ayant été placée sous contrôle policier. Le gouvernement namibien a, depuis, acquis la moitié du capital de l'une de ces deux filiales, devenue la Namdeb Diamonds Corporation, celle-ci ayant ensuite obtenu le contrôle de l'ensemble du secteur. En 1993, le droit d'exploitation de trois zones diamantifères offshore a été concédé à une société privée, la Namibian Minerals Corporation.

Dépourvu de réel secteur industriel en raison de l'extrême étroitesse de son marché, la Namibie tire l'essentiel de sa relative prospérité de l'extraction de minéraux rares ou très demandés par les industries de hautes technologies : diamants (sur la côte sud), or, argent, tungstène, zinc, vanadium, plomb, étain. La Namibie possède également l'une des plus grandes mines d'uranium du monde – à Rössing, près de Swakopmund –, qui appartient majoritairement au très important groupe minier Rio Tinto Zinc ; la chute des cours de l'uranium l'a cependant contraint, ces dernières années, à diminuer sa production de plus des deux tiers. Également touchée par la baisse des prix, la production du cuivre de la mine de Tsumeb – aux mains d'un consortium sud-africain – a été considérablement réduite, ce qui fait craindre une liquidation prochaine. En outre, le climat permet une importante production de sel marin, exporté dans toute l'Afrique australe.

La côte namibienne, particulièrement inhospitalière – au nord de Walvis Bay, une partie du littoral est désignée sous le nom de « côte des squelettes » –, baignée par le courant froid de Benguela, est très riche en poisson. Dans les années précédant l'indépendance, ces ressources halieutiques ont été pillées par des navires de toutes les nations, l'ONU interdisant alors à l'Afrique du Sud de proclamer une zone exclusive de pêche ; le gouvernement de la Namibie indépendante s'est empressé de le faire depuis, ce qui a favorisé le retour des poissons (anchois, sardines, etc.). La production annuelle a pu être ramenée à près de 550 000 tonnes, la commercialisation étant facilitée par un réseau ferré reliant les ports namibiens à l'Afrique du Sud.

En raison du manque d'eau, l'agriculture (30 % de la population active) est partout difficile. Héritage de la politique de ségrégation qui y sévissait jusque dans les années 1980, la moitié des terres cultivables est toujours aux mains d'une minorité composée d'environ 4 000 exploitants agricoles d'origine européenne. Depuis plusieurs années cependant, l'État s'emploie à racheter leurs terres et à les redistribuer aux « sans terre », estimés à plus de 250 000 personnes. Le mouton karakul, qui avait fait la fortune des colons, est passé de mode et ne compte plus guère dans l'économie du pays. En revanche, l'élevage des bovins – contrôlé aux trois quarts par les agriculteurs blancs et tourné vers l'exportation – reste prospère.

Malgré les richesses naturelles du pays, la balance commerciale est déficitaire, les industries sont rares, le chômage demeure endémique (40 % de la population), tandis que le sida (23 % des 15-49 ans) grève de manière croissante les perspectives démographiques et les budgets sociaux. Entre autres mesures pour relancer l'économie, le gouvernement a créé une zone franche dans le port de Walvis Bay. Quant à la nouvelle monnaie, le dollar namibien, elle reste liée au rand sud-africain.

HISTOIRE

1. De la fin du xve siècle au xixe siècle

1.1. Découverte

Les Européens, depuis Diogo Cão (1484) et Bartolomeu Dias (1488), ont été peu nombreux à explorer cette côte inhospitalière, où abordent des Hollandais au xviie siècle, puis que fréquentent au xixe siècle les pêcheurs et les baleiniers.

1.2. La pénétration européenne

La pénétration européenne se fait à partir de la colonie du Cap. Au xixe siècle, les missionnaires anglais, puis allemands s'efforcent d'arrêter les luttes qui opposent Hereros et Hottentots. L'enclave de Walvis Bay et ses environs sont proclamés en 1878 colonie de la Couronne, sans que la Grande-Bretagne étende son influence ailleurs.

2. La colonie allemande du Sud-Ouest africain

En 1883, un commerçant de Brême, Lüderitz, achète la baie d'Angra Pequeña à un chef hottentot, et Bismarck proclame l'année suivante le protectorat de l'Allemagne, que Nachtigal est chargé d'étendre à l'intérieur. Confié à la Société coloniale allemande, le pays est pris directement en charge en 1892 par l'État allemand. De 1904 à 1906, les troupes allemandes mènent une guerre d'extermination contre les Hereros, dont le bétail est décimé. La colonie allemande, qui, depuis 1908, attirait les chercheurs de diamants autour de la baie de Lüderitz, est conquise par les troupes de l'Union sud-africaine (août 1914-juillet 1915) dirigées par Louis Botha.

3. Le mandat sud-africain (1920-1966)

À l'issue de la Première Guerre mondiale, forte de cette conquête, l'Union sud-africaine reçoit de la Société des Nations (SDN) le mandat d'administrer l'ancienne colonie allemande du Sud-Ouest africain, qui devient peu à peu, en fait sinon en droit, une nouvelle région de l'Union. Après l'adoption, en 1945, de la charte de l'Organisation des Nations (ONU), le gouvernement de Pretoria refuse d'administrer le pays sous la tutelle de la nouvelle organisation internationale et demande son incorporation dans l'Union sud-africaine.

La plus longue décolonisation du continent africain – la Namibie n'accédera à l'indépendance qu'en 1990 – commence alors par une lutte au sein de l'ONU, entre les partisans et les adversaires de la décolonisation, qui s'affrontent dans un contexte marqué par la guerre froide.

Son droit à l'autodétermination est d'abord reconnu par l'Assemblée générale des Nations unies en décembre 1960. Mais le litige avec la nouvelle République d'Afrique du Sud perdure, la Cour internationale de justice (CIJ) se dérobant en 1966 en refusant de se prononcer sur la compatibilité entre la politique d'apartheid et l'exercice du mandat sud-africain. La même année cependant, ce dernier est révoqué par l'Assemblée générale de l'ONU (résolution 2145 du 27 octobre) qui institue un Conseil pour la Namibie. En 1969, l'occupation sud-africaine est déclarée illégale par le Conseil de sécurité.

Pour en savoir plus, voir les articles apartheid, guerre froide.

4. Vers l'indépendance

4.1. La résistance de la SWAPO

Pretoria ignore ces décisions et poursuit sa politique d'insertion forcée en mettant en place en 1968 des bantoustans à base tribale, comme en Afrique du Sud, malgré l'opposition des populations africaines. La résistance est menée par différentes organisations noires ; la plus importante d'entre elles, la South West Africa People's Organization (SWAPO), reconnue en 1973 par l'Assemblée générale de l'ONU comme « représentant authentique » du peuple namibien, est dirigée par Sam Nujoma.

En 1975, l'indépendance de l'Angola permet à la SWAPO de disposer de bases arrières dans l'ex-colonie portugaise. Proche du Congrès national africain (ANC) d'Afrique du Sud, la SWAPO, de tendance marxiste, trouve en effet un allié précieux dans le gouvernement angolais, alors prosoviétique.

4.2. L'échec de la conférence de la Turnhalle

Sous la pression internationale, le gouvernement de Pretoria commence à envisager une indépendance jugée inéluctable : en 1975, la conférence constitutionnelle de Windhoek (dite « conférence de la Turnhalle »), multiraciale, est réunie ; cependant, incapable de surmonter les divergences de points de vue, l'assemblée se contente de consolider le système des bantoustans, rejeté par la SWAPO, tout en fixant l'accession à l'indépendance à la fin de 1978.

La violence n'est pas en reste, l'armée sud-africaine effectuant des raids en Angola, dont un bombardement aérien particulièrement meurtrier, en mai 1978, sur le camp de réfugiés namibiens de Cassinga ; ce raid met fin aux négociations engagées entre l'Afrique du Sud et l'ONU à propos de la résolution 435 du Conseil de sécurité de septembre 1978 sur l'indépendance de la Namibie.

La même année, la SWAPO boycotte les élections organisées par l'Afrique du Sud et remportées par la Democratic Turnhalle Alliance (DTA), dirigée par un Blanc, Dirk Mudge. L'assemblée nouvellement élue accepte alors le principe de nouvelles élections sous le contrôle de l'ONU, mais les conditions posées par l'Afrique du Sud sont telles que le scrutin n'est pas organisé.

4.3. Les années 1980

L'indépendance du Zimbabwe en 1980 vient renforcer la « ligne de front » des États africains hostiles à l'Afrique du Sud, mais les négociations continuent de s'enliser : une table ronde est réunie, en vain, à Genève en 1981. La dissolution, en 1983, de l'assemblée de la Turnhalle met fin, pour quelque temps, au semblant d'autonomie du Sud-Ouest africain ; les États-Unis, avec le soutien de l'Afrique du Sud, proposent alors de conditionner l'indépendance de la Namibie au retrait des troupes cubaines d'Angola, ce qui amène la France à quitter le « groupe de contact », constitué par le Conseil de sécurité en 1977. Des accords sont signés à Lusaka en 1984, entre l'Angola et l'Afrique du Sud, mais restent lettre morte. Une dernière solution d'attente est adoptée par l'Afrique du Sud en 1985, quand une assemblée de transition et un gouvernement multiethnique sont mis en place. Mais il faut attendre 1988 pour que la question namibienne s'oriente vers une solution définitive.

4.4. La proclamation de l'indépendance

En 1988, signés entre l'Angola, Cuba et l'Afrique du Sud, les accords de Genève, puis de New York, auxquels les États-Unis prennent une part décisive, mettent en œuvre la résolution 435 et fixent le calendrier du retrait des troupes sud-africaines et du corps expéditionnaire cubain. Les élections, sous le contrôle de 5 000 Casques bleus de l'ONU, sont remportées en novembre 1989 par la SWAPO, qui devance largement la DTA. Après l'adoption d'une Constitution démocratique, l'indépendance est proclamée le 20 mars 1990, et S. Nujoma, de retour d'exil, devient le président du nouvel État. 

5. La Namibie indépendante

5.1. La SWAPO au pouvoir

En 1994, l'Afrique du Sud renonce à sa souveraineté sur l'enclave de Walvis Bay, intégrée à la Namibie, où est établi un port franc, qui doit aider le pays à surmonter ses difficultés économiques. Après avoir apporté son soutien à Laurent-Désiré Kabila entre 1998 et l’accord de Lusaka (juillet 1999), dans le conflit qui l’oppose à la rébellion des Congolais tutsis (soutenus par le Rwanda et l’Ouganda) en République démocratique du Congo, la Namibie retire ses troupes de ce pays en 2001.

Par ailleurs, engagée aux côtés des autorités angolaises dans leur combat contre les soldats de l'Union nationale pour l'indépendance totale de l'Angola (UNITA) entre décembre 1999 et la fin de la guerre civile en 2002, elle cherche à resserrer les relations avec l'Angola afin de compenser en partie la domination sud-africaine.

Sam Nujoma est réélu en 1994, puis en 1999. La SWAPO, qui a conforté sa majorité à l'Assemblée en 1994, se maintient aux élections législatives de 1999, mais son hégémonie est contestée par l’Alliance démocratique (plus de 20 % des voix en 1994) et le Congrès des démocrates qui obtiennent chacun environ 10 % des voix.

Bien qu'il bénéficie toujours d'une grande popularité, Sam Nujoma renonce à briguer un quatrième mandat lors de l'élection présidentielle de novembre 2004 et cède la présidence à l'un de ses fidèles, tout en conservant la direction de la SWAPO jusqu’en 2007. Le dauphin du président sortant, Hifikepunye Pohamba, remporte une victoire écrasante à la troisième élection présidentielle organisée depuis l'indépendance ; la SWAPO obtient 55 sièges sur 72 à l'Assemblée nationale. Aux élections de novembre 2009, Hifikepunye Pohamba est réélu avec plus de 75 % des suffrages, tandis que son parti conserve sa majorité des deux tiers à l’Assemblée avec 54 sièges. Avec 11 % des suffrages, le Ralliement pour la démocratie et le progrès (RDP, créé en 2007) et son leader, Hidipo Hamutenya, arrivent en deuxième position, au sein d’une opposition très divisée, dont 8 partis sur 13 dénoncent les irrégularités du scrutin alors que les élections sont jugées « transparentes, crédibles, pacifiques, libres et loyales » par les observateurs internationaux de la SADC (Communauté de développement de l’Afrique australe). Candidat de la SWAPO à l'élection présidentielle de 2014, Hage Geingob est élu dès le premier tour en obtenant 86,73 % des voix. En juillet 2015, le gouvernement allemand d'Angela Merkel reconnaît la répression de la révolte des Hereros et des Namas par son armée en 1904 comme crime de guerre et génocide.