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Drapeau du Timor-Oriental

Timor-Oriental

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Carton de situation

Timor-Oriental
Nom officiel : République démocratique du Timor-Oriental

État insulaire d'Asie du Sud-Est baigné au sud par la mer de Timor, le Timor-Oriental est formé par l'est de l'île de Timor, par les îles avoisinantes d'Atauro et de Jaco et par une petite région isolée dans la partie ouest (indonésienne) de Timor.

Superficie : 14 874 km2
Nombre d'habitants : 1 124 000 (estimation pour 2010)
Nom des habitants : Est-Timorais
Capitale : Dili
Langues : tetun (ou tetum) et portugais
Monnaie : dollar des États-Unis

Chef de l'État : José Ramos-Horta

Chef du gouvernement : José Alexandre, dit Xanana Gusmão

Nature de l'État : république à régime semi-présidentiel

Constitution :

 Adoption : 22 mars 2002

 Entrée en vigueur : 20 mai 2002

Institutions

Exécutif

Chef de l'État : président de la République

Chef du gouvernement : Premier ministre

Législatif

 Parlement national

GÉOGRAPHIE

Le milieu naturel

Le pays est très montagneux : dix sommets dépassent les 1 500 mètres d'altitude, le point culminant étant le mont Tata Mailau (2 960 m). Les collines, aux formes molles, ravinées par l'érosion, sont dominées par des pitons calcaires. Le Timor-Oriental se trouve sur l'arc « externe » de la Sonde. Le relief a été mis en place au miocène. Des nappes de schistes cristallins et de calcaires primaires et jurassiques ont été charriées vers le nord sur des flyschs plus tendres ; une tectonique cassante (nombreux fossés orientés est-ouest) vient compliquer la structure ; le soulèvement semble se poursuivre à l'heure actuelle. Aucun volcan n'est actif aujourd'hui. Les plaines littorales, marécageuses et malariennes, sont plus développées sur la côte sud.

   La situation abritée du pays lui vaut un climat tropical à nuance sèche très marquée, en dépit de la proximité de l'équateur (entre 8° et 10° de latitude sud). La saison des pluies s'étend de décembre à mars et la saison sèche de mai à septembre. Les typhons viennent régulièrement dévaster l'île. Sous l'effet des ravinements, des défrichements et des feux, la forêt claire, riche autrefois de bois de santal, a disparu au profit d'une savane où poussent des essences australiennes, dont l'eucalyptus.

La population

Les habitants associent des traits mélanésiens et malais. Quoique les premiers habitants aient probablement été des Mélanésiens, très métissés avec les Proto-Malais arrivés ensuite, les quelque trente-deux langues actuelles font en grande majorité partie du vaste groupe austronésien ou malayo-polynésien ; elles ont donc une parenté lointaine avec l'indonésien. Culturellement, on est cependant loin de Java : pas de trace d'indianisation ancienne et faible présence de l'islam. L'animisme, interdit sous la domination indonésienne, et bien que légèrement en déclin, subsiste encore grandement. La christianisation marque le pas, seule une minorité se convertissant, surtout au catholicisme. Au moins six peuples principaux se partagent le territoire. Les Tetuns (en indonésien Tetum) constituent le plus nombreux d'entre eux. Les Bunaqs parlent une langue papoue. Les Atonis, présents dans l'enclave d'Oecussi où ils sont connus sous le nom de Vaikeno, sont en majorité protestants.

Les faibles ressources du nouvel État

Né en 2002 de la séparation de la partie orientale de l'île de Timor d'avec l'Indonésie, le nouvel État de Timor-Oriental ne dispose que de faibles ressources. L'agriculture repose sur des cultures vivrières. L'agriculture sèche sur brûlis, itinérante, permet de produire du riz sec, du maïs, du sorgho et du taro, alors que sont cultivés dans des plantations le riz et le tabac, ainsi que le café ; l'élevage des buffles, introduit au début du XXe s., vient en concurrence avec l'agriculture extensive et n'a apporté aucun progrès ; celui des chevaux était, sous la domination indonésienne, en partie destiné au marché javanais.

   

Le Timor-Oriental doit faire face à une situation économique et sociale extrêmement difficile. Le conflit armé avec l'Indonésie a vraisemblablement décimé le tiers de la population depuis 1975 (environ 200 000 personnes), dont la plupart des hommes adultes. Le départ de l'armée indonésienne en 1999 s'est accompagné de la destruction d'une grande partie des infrastructures et d'une politique de terre brûlée. Le soutien de l'Organisation des Nations unies (O.N.U.), qui a géré transitoirement depuis 1999 l'administration civile et militaire du territoire, a permis d'effectuer le passage à la démocratie dans de bonnes conditions. Après la naissance de l'État, en 2002, une constitution a été adoptée et un président, Xanana Gusmão, élu démocratiquement à une très forte majorité. Le gouvernement est issu du parti majoritaire à l'Assemblée, le Front révolutionnaire pour l'indépendance du Timor-Oriental (Fretilin). Le pays demeure très pauvre, sans poids économique réel, et mal doté en infrastructures, notamment en écoles. Il est aujourd'hui entièrement dépendant de l'aide étrangère. Il devrait disposer prochainement de deux ressources : la production d'un excellent café, toutefois réduite, et surtout l'exploitation de pétrole et de gaz offshore. Cette exploitation, qui se ferait conjointement avec l'Australie car les gisements sont situés dans le détroit de Timor, à peu près à mi-chemin de l'Australie, devrait constituer pendant de nombreuses années l'essentiel des ressources du nouvel État. Le règlement de la question des frontières maritimes entre les deux pays, qui implique aussi l'Indonésie, reste en suspens.

HISTOIRE

La colonisation portugaise

Les Portugais arrivent sur l'île à la fin du XVIe s. Ils se maintiennent dans la partie orientale de Timor, alors que les Hollandais les supplantent partout ailleurs en Insulinde, y compris dans l'ouest de Timor à partir du XVIIe s. Cette île reste cependant à l'écart des grandes voies maritimes et n'offre guère de perspectives commerciales, en dehors du bois de santal. Lisbonne se soucie peu de son territoire du bout du monde : l'implantation administrative et militaire reste des plus légères. Les nombreux royaumes locaux ou chefferies s'auto-administrent de fait largement jusqu'au début du XXe s. La frontière officielle entre le Timor portugais et la partie relevant des Pays-Bas n'est d'ailleurs délimitée qu'en 1904. L'île est alors découpée en deux moitiés presque égales (15 800 km2 à l'ouest, 14 800 km2 à l'est), l'enclave portugaise d'Oecussi se trouvant dans la partie occidentale. (→ Empire colonial néerlandais, Empire colonial portugais.)

L'occupation indonésienne

L'accession de l'Indonésie à l'indépendance, en 1949, marque un nouveau pas dans la dissociation des destinées des deux parties de l'île. L'Ouest, dont la principale ville, Kupang, devient le chef-lieu de la vaste province de Nusa Tenggara Timur (4 millions d'habitants), voit son identité indonésienne renforcée par l'arrivée de nombreux migrants, souvent javanais ou bugis (de Célèbes), et musulmans ; il connaît alors un développement économique limité. En dehors d'un soulèvement politique en 1959, l'Est demeure relativement isolé et calme, à l'ombre de la dictature passéiste d'António de Oliveira Salazar, puis de Marcello Caetano. En 1974, la partie orientale de Timor se trouve mal préparée à la décolonisation rapide amorcée par les changements politiques induits par la « révolution des Œillets » au Portugal. Quelques groupes, principalement issus de la petite élite métisse ou proche du pouvoir colonial, fondent des partis politiques locaux pour mener le processus d'accession à l'indépendance. Les deux principaux sont : l'Union démocratique de Timor (U.D.T.) et le Fretilin (Frente Revolucionária do Timor-Leste Independente, Front révolutionnaire pour l'indépendance du Timor-Oriental). L'U.D.T., dominée par de hauts fonctionnaires de la colonie et des planteurs, prône une transition douce vers l'indépendance. Le Fretilin, influencé par les idées révolutionnaires, demande la séparation immédiate d'avec le Portugal. Malgré leurs divergences, les deux partis parviennent à établir une coalition en janvier 1975. Mais l'Indonésie, redoutant, comme les États-Unis, une menace communiste dans la région (Saigon tombe aux mains des Vietnamiens en avril 1975), manipule secrètement l'U.D.T. En août 1975, ce parti tente un coup d'État. Son échec permet au Fretilin d'accéder au pouvoir au terme d'une brève guerre civile ayant causé environ 2 000 morts, tandis que l'administration portugaise s'installe dans l'ile d'Atauro, au large de la capitale Dili. Confronté aux incursions des troupes indonésiennes, concentrées sur la frontière et préparant l'opération Lotus – l'invasion du Timor-Oriental –, et devant le manque de réaction des Portugais, le Fretilin décide en désespoir de cause de proclamer l'indépendance de la République démocratique du Timor-Oriental le 28 novembre 1975. L'opération Lotus est déclenchée le 7 décembre. Pris dans les tourments d'une instabilité politique en métropole, les Portugais laissent faire, tandis que les Australiens et les Américains font preuve d'une bienveillante abstention et que la Chine et l'U.R.S.S. se contentent d'émettre des protestations formelles. L'armée indonésienne rencontre de fait une résistance surprenante et le conflit s'enlise. Bien que le Timor-Oriental soit devenu en juillet 1976 la 27e province indonésienne, l'annexion unilatérale n'a jamais été reconnue par les Nations unies. Des opérations militaires d'envergure continuent jusqu'à la fin des années 1980.

   Le pays ayant été fermé aux étrangers jusqu'en 1989, le nombre de victimes de l'occupation indonésienne est difficile à évaluer, en dépit des recherches effectuées depuis l'indépendance : vraisemblablement entre 170 000 et 250 000, soit entre un quart et un tiers de la population de 1975 (700 000 environ). Il s'agit de l'une des grandes tragédies du XXe s. Beaucoup d'indépendantistes sont tués lors des combats de 1975, puis lors d'opérations de « ratissage » des montagnes où s'est réfugiée la guérilla du Fretilin. D'autres sont massacrés, parfois par groupes entiers, au moins jusqu'au début des années 1980. La volonté d'affamer des populations déplacées par l'armée vers des camps de regroupement mal ravitaillés a des conséquences plus dramatiques encore. Compte tenu des effectifs et des équipements, la résistance n'est cepandant pas de taille à lutter militairement contre l'armée indonésienne. De surcroît, en 1992, son chef charismatique, José Alexandre, dit Xanana Gusmão, est capturé. Fils d'instituteur, ancien élève des Jésuites, Xanana arrive à la tête de la rébellion en 1979, après la mort de Nicolau Lobato, abattu par l'armée indonésienne. Pour rétablir l'unité du mouvement divisé par des questions doctrinaires, Xanana crée en 1988 le Conseil national de la résistance timoraise maubere (C.N.R.M.), transformé en Conseil national de la résistance timoraise (C.N.R.T.). L'établissement de plates-formes politiques dépassant les anciens clivages génère un nouvel élan, en mobilisant la jeunesse des villes. La visite du pape Jean-Paul II en 1989 puis le massacre de dizaines de jeunes indépendantistes sans armes en novembre 1991 attirent enfin sur le Timor-Oriental l'attention de l'opinion mondiale. En 1996, l'évêque de Dili, Mgr Carlos Felipe Ximenes Belo, et le « ministre des Affaires étrangères » du Fretilin, José Ramos-Horta, obtiennent conjointement le prix Nobel de la paix.

L'accession à l'indépendance

En 1998, la chute du général Suharto, qui a refusé jusqu'au bout d'accorder tout statut spécial à l'ancien territoire portugais, précipite les choses. Son successeur, Jusuf Habibie, dépendant de l'aide occidentale, se doit de faire des concessions politico-diplomatiques. Ayant évoqué en juin 1998 un statut d'autonomie pour le Timor-Oriental, il accepte en janvier 1999 que, en cas de refus, l'Indonésie laisse le territoire devenir indépendant. Négocié sous les auspices de l'O.N.U., un accord, prévoyant une consultation à brève échéance sur un projet de large autonomie accordée par l'Indonésie, est signé le 5 mai 1999 à New York par Jakarta et Lisbonne. Une petite force civile des Nations unies, l'UNAMET (United Nations Assistance Mission in East Timor), chargée de superviser la campagne et le scrutin, entreprend le recensement des électeurs (les Timorais d'origine, à l'exception des immigrants de la période d'occupation). Cependant, les milices anti-indépendantistes, formées, payées et entraînées par l'armée indonésienne – qui a fait du Timor-Oriental sa chasse gardée et tire des revenus de l'exploitation de ses ressources –, lancent des campagnes d'intimidation et de violence à l'encontre de la population : plus de 200 personnes périssent avant même le scrutin du 30 août. Un habitant sur dix est chassé de chez lui. Malgré les menaces, 99,6 % des inscrits participent au scrutin qui se déroule dans le calme. 78,5 % d'entre eux se prononcent contre l'autonomie, donc en faveur de l'indépendance. Dans les jours qui suivent, l'O.N.U. assiste impuissante à la flambée de violence à laquelle se livrent les milices pro-indonésiennes, appuyées par les forces armées : 2 000 Timorais sont tués, 60 % à 80 % des édifices publics et privés incendiés ; les deux tiers des habitants s'enfuient, dont un tiers (290 000) sont emmenés de force au Timor occidental.

   Sous la pression de la communauté internationale, après une semaine de refus, J. Habibie finit par accepter (12 septembre) l'intervention d'une force internationale de maintien de la paix (INTERFET). Celle-ci, dirigée par l'Australie, prend le contrôle du territoire le 27 septembre et y rétablit progressivement l'ordre, aidée en cela par les Falintil. Le 19 octobre, l'Indonésie reconnaît les résultats de la consultation du 30 août 1999. Le 25 octobre, le Conseil de sécurité confie aux Nations unies l'administration civile et militaire du Timor-Oriental. Sous la direction du Brésilien Sérgio Vieira de Mello, l'UNTAET (United Nations Transitional Authority in East Timor) est dotée de larges pouvoirs civils et judiciaires. Appuyée par une force de 9 000 Casques bleus, elle est chargée de faciliter l'aide humanitaire et le retour des centaines de milliers de réfugiés, puis d'organiser l'accession du territoire à l'indépendance. Le 23 octobre 2000, un Conseil national de 36 membres est créé, sorte de Parlement consultatif, dont le leader de la résistance X. Gusmão devient le président. Il en démissionne en mars 2001, suite à des différends sur les modalités d'élaboration de la Constitution du futur État, pour laquelle il aurait souhaité une large consultation populaire.

   Il est remplacé brièvement par José Ramos-Horta, puis par Manuel Carrascalão, membre fondateur de l'U.D.T., qui avait été « gouverneur » de Timor-Est pendant l'occupation indonésienne. En août 2001, les Timorais de l'Est sont appelés à élire les 88 membres d'une Assemblée constituante. X. Gusmão décide de dissoudre la plate-forme du C.N.R.T. pour laisser jouer les forces politiques. L'élection, qui confronte 16 partis, est une réussite démocratique. Le Fretilin, qui a dirigé la lutte contre l'occupation indonésienne de 1975 à 1999, l'emporte avec 57,4 % des suffrages. Cette assemblée élabore une Constitution de type parlementaire, très largement calquée sur celle du Portugal, avant de se muer en première Assemblée nationale en mars 2002. Le mois suivant, X. Gusmão est élu président avec 82,7 % des voix, face à Francisco Xavier do Amaral. Mais Marí Alkatiri, secrétaire général du Fretilin, de confession musulmane, est nommé Premier ministre. L'indépendance du Timor-Oriental est internationalement reconnue le 20 mai 2002. Le pays devient le 191e membre de l'O.N.U. le 27 septembre 2002.

Les difficultés du jeune État

Les problèmes auxquels est confronté le nouvel État sont immenses. Du point de vue extérieur, la situation vis-à-vis des deux puissants voisins : l'Indonésie et l'Australie, s'est progressivement améliorée. Conflictuelles au début, les relations avec Jakarta se sont détendues, notamment du fait que le président indonésien Bambang Yudhoyono craint l'établissement d'une commission d'enquête de l'O.N.U. sur les crimes commis entre 1975 et 1999. Jakarta s'est donc rapprochée de Timor-Est afin de promouvoir la mise en place d'une commission bilatérale alternative indo-timoraise, qui pourrait privilégier la « réconciliation » à la recherche de culpabilités dans les hautes sphères du pouvoir indonésien. De son côté, l'Australie reste très présente à Timor-Est, dans une relation de rivalité plus ou moins manifeste avec l'Indonésie et surtout avec le Portugal, toujours actif du point de vue culturel. Un accord a été signé en 2006 pour geler la question de la frontière maritime australo-timoraise, afin de permettre l'exploitation et le partage des ressources en hydrocarbures de la mer de Timor. En revanche, outre la reconstruction qui tarde, la situation intérieure reste difficile, avec de nombreuses sources de conflits : culturels, économiques et politiques. Parmi les problèmes principaux, on dénombre la marginalisation de la jeunesse formée en indonésien, alors que les langues nationales retenues sont le portugais et le tetun (langue vernaculaire locale), le chômage urbain, la difficulté de construire une culture nationale. Au cours des cinq premières années d'indépendance, quatre crises significatives ont troublé le pays. En novembre 2002, la capitale Dili connaît de violentes manifestations de chômeurs. En avril-mai 2005, le gouvernement s'oppose à la puissante Église catholique (95 % de la population) en voulant rendre l'enseignement religieux facultatif. Depuis avril 2006, une fraction de l'armée issue de la partie occidentale de Timor-Est, se plaignant de discriminations, amorce une logique de confrontation entre les deux moitiés du pays, entraînant le déplacement de près de 200 000 personnes, soit 20 % de la population. Alors que cette crise, qui a amené le retour d'une force militaire internationale, n'est toujours pas résolue fin 2007, une nouvelle s'y est surajoutée. Début 2006, le président X. Gusmão entre en conflit ouvert avec son Premier ministre M. Alkatiri, qui est poussé à la démission en juin 2006. Constatant le manque de pouvoir que la Constitution nationale accorde au président, X. Gusmão laisse J. Ramos-Horta (Premier ministre depuis juillet 2006) se présenter aux élections présidentielles de mai 2007 (qu'il remporte). De son côté, X. Gusmão refonde le C.N.R.T. sous un nouvel appellatif (Congrès national pour la reconstruction de Timor) et concourt aux législatives de juin 2007. Bien qu'ayant seulement obtenu le deuxième score après le Fretilin, le C.N.R.T. parvient à constituer une coalition majoritaire, à laquelle le président J. Ramos-Horta demande de former un gouvernement. X. Gusmão devient Premier ministre en août 2007. Cette nomination entraîne une flambée de violences de la part de partisans du Fretilin, surtout dans les districts de l'Est. Avec des revenus pétroliers en augmentation, le pays dispose d'atouts non négligeables, mais la population attend désormais des résultats concrets, particulièrement dans l'amélioration du niveau de vie.

Repères d'actualité

11 février 2008 : un double attentat vise le président J. Ramos-Horta et le Premier ministre X. Gusmão.

15 juillet 2008 : les présidents indonésien, S. B. Yudhoyono, et est-timorais, José Ramos-Horta, se retrouvent à Bali pour recevoir de la commission de réconciliation créée conjointement par leurs deux pays, le rapport sur les exactions commises en 1999 au Timor-Oriental après le vote de ses citoyens en faveur de l'indépendance. Le rapport établit la responsabilité institutionnelle de l'armée, de la police et du gouvernement indonésiens.

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