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indice de développement humain (I.D.H.)

Indicateur statistique du P.N.U.D. permettant d'évaluer le niveau de vie de la population d'un pays. (Il prend en compte l'espérance de vie, l'éducation et le pouvoir d'achat.)

ÉCONOMIE

Qu’est-ce que le développement humain ?

Possibilités et utilisation de ces possibilités

La véritable richesse d'un pays est constituée par l'ensemble des femmes et des hommes qui y vivent. Lorsqu'on aborde la notion de « développement humain », celle-ci peut se définir comme le processus visant à élargir au maximum les possibilités offertes à ces femmes et à ces hommes pour vivre le mieux possible. Ces possibilités sont envisagées à plusieurs niveaux essentiels : mener une vie longue et saine et être en mesure d'acquérir des connaissances, ce qui implique que soit ouvert l'accès aux ressources indispensables à un niveau de vie décent. Mais la notion de développement humain ne peut se limiter à cela. Elle doit, en effet, comporter également d'autres possibilités moins matérielles sans lesquelles l'être humain ne peut exister comme être social et être pensant : ce sont celles qui ont trait aux libertés politiques, économiques et sociales, et celles qui ouvrent à l'individu, homme ou femme, la capacité d'exprimer sa productivité et sa créativité.

La notion de « développement humain » comporte ainsi deux aspects fondamentaux et inséparables, l'un concernant la mise en place de champs possibles (par exemple l'amélioration de la santé, et la possibilité d'acquisition de connaissances et d'aptitudes), l'autre qui a plus précisément trait à l'utilisation que les individus peuvent faire des possibilités qu'ils ont acquises (sur le plan des loisirs, des activités culturelles, sociales ou politiques, par exemple).

C'est dire que le développement humain intéresse tout à la fois les questions de production et de distribution des biens et des services, en même temps que celles relatives à l'utilisation des potentialités humaines. Dans cette perspective, la possibilité de disposer d'un meilleur revenu ne peut être perçue comme une fin en soi, mais comme un moyen d'acquérir un bien-être réel. Le développement humain de l'individu concerne donc l'ensemble des problèmes que pose une société, qu'il s'agisse de la croissance économique, des échanges, de la question de l'emploi, de celle des libertés politiques, ou des valeurs culturelles.

La question de l’inégalité des sexes

Il convient à cet égard de noter que doit être pris en compte le problème de l'inégalité des sexes, qui entrave dans une mesure importante l'essor possible d'un véritable développement. La disparité entre les sexes, eu égard au développement de la société, provoque en effet une différence considérable selon que l'inégalité se rencontre dans un contexte de faible niveau ou d'un niveau plus élevé de développement. La question est complexe, dans la mesure où une société peut être parvenue à une égalité réelle entre les sexes, mais n'offrir qu'un taux d'alphabétisation peu important ; à l'inverse, une autre société pourra présenter une disparité accentuée avec un taux d'alphabétisation élevé tant chez les hommes que chez les femmes.

La mesure du développement humain

L'indice de développement humain (IDH)

Pour mieux comprendre la singularité de la notion de développement humain, certains principes ont été élaborés, tous de nature à tenter de refléter les aspects fondamentaux de ce problème. Ainsi, l'Indice du développement humain (créé par le Programme des Nations unies pour le développement [PNUD]) est un indicateur composite comprenant trois éléments qui constituent pour chaque société des objectifs à atteindre : l'espérance de vie, l'accès à l'éducation et à la culture, le niveau de vie. Grâce à cet indicateur, chaque pays est informé du chemin qu'il doit parcourir avant que la totalité ou la majeure partie de sa population puisse bénéficier de ces possibilités essentielles. Il s'agit là, non d'une mesure du bien-être social, pas plus que d'une indication d'un degré de bonheur, mais d'une mesure de contrôle des personnes sur leur destinée.

Selon le PNUD, le pays ayant le meilleur IDH, en 2005, était l’Islande (0,968), devant la Norvège (0,967) et l’Australie (0,962) ; la France se classait à la 10e place (0,952). Un IDH est considéré « élevé » s’il est supérieur à 0,800, « moyen » s’il est compris entre 0,800 et 0,500 (c’est le cas pour de nombreux pays d’Asie, d’Afrique et d’Amérique du Sud), et « faible » s’il est inférieur à 0,500 (c’est le cas pour une vingtaine de pays d’Afrique).

L’indicateur sexospécifique du développement humain (ISDH)

L’indicateur sexospécifique du développement humain apporte des précisions sur le niveau de développement atteint en tenant compte en particulier des inégalités sociologiques qui persistent entre les hommes et les femmes. La méthodologie adoptée consiste à mesurer et à « pénaliser » ces inégalités : ainsi, l'ISDH d'un pays donné va diminuer lorsque le niveau de développement des hommes et des femmes ensemble baisse, et également lorsque l'écart de développement entre les deux sexes se creuse. Plus ces écarts sont importants, en terme de potentialités élémentaires, plus l'ISDH d'un pays sera faible par rapport à son IDH. Autrement dit, l'ISDH constitue simplement un IDH pondéré ou corrigé à la baisse en fonction des inégalités entre les sexes.

L’indicateur de la participation des femmes (IPF)

L'Indicateur de la participation des femmes apporte pour sa part des précisions sur la possibilité dont disposent les hommes et les femmes de participer activement à la vie économique et politique du pays, et de prendre part dans la société aux processus de décisions. On peut observer de ce point de vue que, alors que l'ISDH porte sur l'amplification des potentialités, l'IPF se penche plutôt sur l'utilisation qui en est faite pour mettre en œuvre de façon positive les facultés offertes par la vie.