En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

chien

Chien et chat
Chien et chat

Mammifère carnivore aux multiples races, le plus souvent domestique, caractérisé par une course rapide, un excellent odorat et par son cri spécifique, l'aboiement.

Cri : le chien aboie, jappe, hurle ; la femelle est la chienne, le petit le chiot.

1. Classification

sous-espèce : Canis lupus familiaris
espèce : Canis lupus
famille : canidé
ordre : carnivore
sous-classe : thérien
infra-classe : euthérien
classe : mammifère
sous-embranchement : vertébré
embranchement : chordé

2. Des origines à la domestication

Le chien est un mammifère carnivore de la famille des canidés, et du genre Canis, qui comprend aussi le chacal et le coyote. Descendant du loup, Canis lupus, il en est la sous-espèce domestique : Canis lupus familiaris.

Diverses ressemblances morphologiques, anatomiques ou biologiques, ainsi que l'existence de maladies ou de comportements identiques chez le chien et chez le loup en sont autant d'indices. De plus, des analyses comparatives d'ADN (molécule qui porte le patrimoine génétique des êtres vivants) montrent que  l'ADN du chien est beaucoup plus proche de celui du loup que de celui du coyote ou du chacal. Ces études génétiques ont confirmé que le chien descend directement du loup et non de croisements successifs entre plusieurs canidés (loup, chacal, coyote) comme le suggéraient certaines hypothèses.

Tout au long du processus de domestication, les chiens ont sans doute continué à se reproduire, à l'occasion, avec des individus sauvages. Actuellement encore, certains chiens peuvent se reproduire avec des loups (ainsi qu’avec d’autres membres du genre Canis, tels les coyotes), dans la nature. Puis, il y a au moins 6 000 ans, plusieurs races se sont individualisées, sans doute en raison de la variabilité morphologique des loups dont elles étaient issues (les loups du sud de l'Europe, par exemple, sont plus petits que ceux du nord).

D'après les squelettes qui ont été étudiés, les chiens préhistoriques se distinguaient déjà des loups par leur plus petite taille, leur museau relativement plus court par rapport à la tête, leurs mâchoires plus petites. La morphologie du crâne ainsi que certains comportements permettent de définir le chien comme un loup qui aurait gardé, à l'âge adulte, des caractéristiques juvéniles. Ainsi il joue, aboie, gémit, toutes choses que fait le louveteau, mais non le loup adulte.

3. La domestication

Le chien a été le premier animal domestiqué par l'homme, au cours du paléolithique, plusieurs millénaires avant le mouton (il y a environ 10 000 ans). Sur la base de preuves archéologiques, on peut considérer avec certitude que le chien était déjà domestiqué il y a 16 000 ans : une demi-mandibule de chien a en effet été découverte dans une sépulture humaine datant de cette époque, sur le site d’Oberkassel, en Allemagne. En Israël, une dent de canidé datant de 14 000 ans a été mise au jour dans la grotte de Hayonim, tandis qu’à Ein Mallaha (8 000 à 10 000 avant J.-C.), une tombe renfermait un squelette humain dont la main était posée sur celui d’un jeune canidé, généralement considéré comme un chiot. D’autres restes de chiens préhistoriques datant également de la fin du paléolithique ont été mis au jour en Angleterre, sur les sites de Star Carr (– 11 500 ans) et de Seamer Carr (– 11 900 ans). Les traces archéologiques de l’association de l’homme et du chien deviennent ensuite de plus en plus nombreuses, montrant que la présence du chien auprès de l’homme est, vers 7 000 avant J.-C., devenue chose courante.

La domestication du chien pourrait toutefois s’être produite encore plus tôt au cours du paléolithique. En effet, un crâne de canidé daté de 31 700 ans a été mis au jour en 2008 sur un site d’occupation humaine en Belgique, les grottes de Goyet. Selon les auteurs de cette découverte, il s’agit du crâne d’un chien préhistorique, et non de celui d’un loup. Des empreintes de canidé remontant à 26 000 ans ont également été trouvées, mêlées à celles d’un enfant, dans la grotte Chauvet ; mais la question de savoir s’il s’agit d’un chien domestiqué n’a, pour l’heure, pas été tranchée.

La façon dont s'est faite la domestication reste quant à elle mal élucidée.

Loups et hommes, chassant plus ou moins les mêmes proies, étaient sans doute amenés à se côtoyer fréquemment à cette époque. Il est probable que les loups se soient progressivement rapprochés des campements humains pour profiter de leurs restes alimentaires. On pense qu’ensuite, la domestication a commencé par la prise en charge par les humains de louveteaux orphelins ramenés au campement. Le processus a pu être facilité par le comportement même du loup. Contrairement au chacal et au coyote, qui sont solitaires, le loup vit en effet en société ; il obéit à un sujet dominant, le chef de meute, tout en conservant longtemps un caractère infantile. L'humain, en cumulant le rôle de chef et de seconde mère, pouvait donc entreprendre avec succès la domestication du loup.

Celle-ci s'est très vite propagée à travers l'Europe, le nord de l'Afrique et l'Asie occidentale. Pendant la préhistoire, le chien sert de viande et de bête de somme, participe à la chasse et fournit peau et os pour la fabrication d'outils et de vêtements. Les premières races de chiens clairement identifiées seraient apparues au cours de l’Antiquité. Au IVe millénaire avant J.-C., en Mésopotamie, des représentations artistiques (poteries par exemple) montrent des chiens de type lévrier dans des scènes de chasse, puis des molosses attaquant des prédateurs.

Toutes les grandes civilisations ont connu, utilisé – voire vénéré – le chien. Dans la Rome antique, trois grands types de chiens sont utilisés : les chiens de chasse, les chiens gardiens de troupeaux (chiens de berger et de bouvier) et les chiens de garde pour les demeures (on a retrouvé, notamment à Pompéi, diverses mosaïques de seuil représentant des chiens en laisse, avec souvent l’expression associée Cave Canem, « Attention au chien »).

Au Moyen Âge, de nombreuses races de chiens de chasse sont créées, mais c’est surtout au xixe siècle que la sélection opérée par les éleveurs produit des races par dizaines. Aujourd'hui, il est un animal de compagnie et, à bien des égards, un précieux auxiliaire de l'homme (→ chiens d'utilité).

4. Anatomie et physiologie

De tous les animaux domestiques, les chiens sont ceux qui présentent la plus grande diversité morphologique (taille, forme du corps et de la tête, longueur relative des pattes…). Quelle que soit leur race, toutefois, ils ont en commun un certain nombre de caractères.

4. 1. Squelette et musculature

Le squelette des chiens comprend de 279 à 282 os selon les races. L'anatomie du chien le désigne comme un coureur d'endurance. Ses muscles constituent la part la plus importante de son corps. Seule l'extrémité des doigts repose au sol (on dit que le chien est digitigrade).

Les mâchoires sont actionnées par des muscles puissants et peuvent, en se refermant, chez certaines races, exercer une pression considérable. Le chien adulte possède 42 dents, dont certaines, les carnassières, sont utilisées pour mordre les substances coriaces. L'apparition des dents de lait intervient entre le 20e et le 30e jour, et à 6 mois le chien a sa dentition définitive.

4. 2. Perception

Le cerveau d'un chien de taille moyenne pèse 15 % du poids de celui d'un humain. La région réservée à l'odorat comprend en revanche 40 fois plus de cellules que la même région du cerveau de l'homme. L'odorat constitue en effet le sens le plus remarquable du chien ; on estime qu'il est 1 million de fois plus sensible que le nôtre. En ce qui concerne la vision, le chien voit bien dans l'obscurité et décèle correctement les mouvements à distance.

Les pavillons des oreilles sont mobiles, pouvant être orientés vers les sources sonores, et l’ouïe est très fine : le chien perçoit des sons faibles à plus de 20 m, et entend dans une gamme de fréquences beaucoup plus étendue que l’homme – il perçoit les infrasons et les ultrasons. De plus, il est capable de dissocier les différents sons entendus, de façon à ne « retenir » que ceux qui le concernent (une aptitude mise à profit par exemple dans le dressage des chiens guides d’aveugle ou des chiens sauveteurs).

4. 3. Autres caractéristiques physiologiques

Le rythme des battements cardiaques d'un chien en bonne santé est de 90 à 120 par minute. Celui de la ventilation pulmonaire, qui fait entrer l'air oxygéné dans les poumons et en rejette l'air vicié, est de 18 à 20 mouvements par minute. La température rectale au repos du chien en bonne santé varie entre 38 et 39 °C.

Le chien digère rapidement (la nourriture ne séjourne que trois à quatre heures dans son estomac).

Si la femelle n'est pubère qu'à l'âge de 10 mois, en moyenne, le mâle produit des spermatozoïdes dès 6 mois.

5. Les races

Plus de 380 races de chiens sont reconnues officiellement aujourd'hui. En France, sur 7,8 millions de chiens en 2008 (source Sofres), presque 50 % sont des chiens de race.

Pour avoir un pedigree, un chiot doit être né de parents de même race et ayant eux-mêmes un pedigree, et il devra être examiné par un expert, vers l'âge de 1 an, pour vérifier qu'il possède bien toutes les caractéristiques qui définissent la race (l’âge minimum requis pour confirmer l’appartenance d’un chien à un standard est compris entre 12 et 15 mois selon les races).

Les races de chiens étaient autrefois classées en fonction de leur taille, en petits et grands chiens. Depuis 1987 est utilisée une classification complexe en 10 groupes, fondée à la fois sur la morphologie et l'utilisation des chiens. Ainsi le groupe 1 comprend-il des chiens de berger et de bouvier, les groupes 6, 7 et 8 des chiens de chasse, tandis que le groupe 4 rassemble les teckels, chiens de petites tailles à pattes courtes mais puissantes, et le groupe 10 les lévriers, grands chiens sveltes et très bons coureurs.

Pour en savoir plus, voir l'article races de chien.

6. La vie quotidienne

Le chien a besoin d'attention et de soins quotidiens ; il doit bénéficier régulièrement d'un toilettage et recevoir une éducation appropriée (propreté et obéissance).

6. 1. Éducation et dressage

Un chien est un animal qui répond à des codes de communication propres à son espèce, et différents de ceux de l’espèce humaine. Pour une cohabitation en bonne intelligence, il doit être éduqué pour apprendre à respecter des règles de vie dans la maisonnée. En effet tout chien qui ne se voit pas fixer des règles fermes et cohérentes peut prendre la place de « dominant », ce qui peut conduire dans certains cas à des attitudes agressives s’il est contrarié ou se sent dépossédé de ses privilèges. Il peut aussi développer des comportements inappropriés ou indésirables (aboiements intempestifs, tempérament envahissant, destruction de rideaux ou de canapés…) parce qu’il ne supporte pas la solitude. L’éducation doit donc d’une part lui donner sa place d’animal domestique, d’autre part lui fournir un environnement sécurisant.

À l’inverse, il est indispensable que les maîtres respectent leur chien et ne projettent par sur lui des sentiments et attitudes humains, pour ne pas risquer de générer involontairement des comportements agressifs (mis en œuvre par l’animal pour faire cesser une menace ou un inconfort qu’il ne peut fuir).

Il existe des centres d’éducation canine qui fournissent conseils et/ou aide pour élever les chiens. Éducateurs et vétérinaires comportementalistes peuvent quant à eux être consultés en cas de mauvaises habitudes installées. Ils peuvent aussi intervenir si le chien a développé des troubles du comportement (découlant par exemple d’un traumatisme).

Le dressage, lui, permet de développer des comportements particuliers chez le chien et/ou de le former à divers « métiers » utiles à l’homme : chiens guides d’aveugle, chiens sauveteurs, chiens renifleurs de drogue, etc (→ chiens d'utilité).

Pour en savoir plus, voir l'article éducation et dressage du chien.

6. 2. Alimentation

Un régime équilibré se compose des aliments suivants : un tiers à une moitié de viande, le reste étant composé de farineux et de légumes verts. Il peut recevoir une alimentation faite maison (il est alors important de prendre garde à l’équilibre des ingrédients et de fournir les mêmes quantités chaque jour) ou une alimentation industrielle, conçue pour être équilibrée (on distingue l’alimentation humide, c’est-à-dire la pâtée, de l’alimentation sèche, les croquettes). Tout changement de régime doit se faire de façon progressive.

Pour un chien adulte, il faut prévoir un seul repas par jour (le jeune chien en a deux, et le chiot – après le sevrage –, trois). Le chien doit avoir accès en permanence à une gamelle d’eau (et ce d’autant plus s’il est nourri avec des croquettes).

6. 3. Reproduction

La chienne parvient à maturité sexuelle entre 6 et 24 mois, selon sa race. Pendant la plus grande partie de l'année, elle refuse tout accouplement. La période dite « des chaleurs », pendant laquelle la fécondation peut avoir lieu, revient tous les 6 mois environ, le plus souvent en hiver et en été, et se décompose en deux phases. Pendant 7 à 10 jours, la chienne perd du sang, attire les mâles, mais refuse toujours l'accouplement. Puis c'est la phase de l'ovulation (5 à 15 jours) : les pertes de sang diminuent et la chienne accepte le mâle.

La limitation des naissances fait appel à des méthodes chirurgicales ou contraceptives. Les premières, pratiquées à partir de 8 à 10 mois sont définitives. La contraception se pratique sous forme d'injections à intervalles réguliers ou sous une forme orale (la pilule).

6. 4. Identification

Obligatoire en France, l’identification peut se faire de deux façons :
– par tatouage d’une suite de trois chiffres et de trois lettres sur l'oreille ou la cuisse droite ; enregistrée sur un fichier central, elle permet d'identifier chaque chien et son propriétaire ;
– par insertion d’une puce sous-cutanée derrière l’oreille gauche, renfermant un code à 15 chiffres (dont les 3 premiers sont le code du pays).

6. 5. Risques de morsures et agressivité

Volontiers qualifié de « meilleur ami de l’homme », le chien n’en conserve pas moins des instincts hérités de son ancêtre sauvage, et son mode de communication et d’appréhension du monde n’est pas celui de l’homme. Aucun chien n’est méchant, ni aucune race agressive en soi ; toutefois tout chien peut mordre en réponse à des stimuli divers. En revanche, il est évident qu’un chien musculeux à la mâchoire puissante causera plus de dégâts en mordant qu’un petit chien. Cependant, les statistiques peuvent surprendre : les grands chiens qui mordent le plus souvent n’appartiennent pas à des races considérées comme offensives, mais au contraire à celles réputées les plus dociles, surtout envers les enfants (labrador, golden retriever) qui abusent parfois de leur patience.

6. 5. 1. Causes des morsures

Une morsure ne se produit jamais sans raison. Elle résulte d’une conjonction de facteurs, d’une interaction entre le chien et son environnement, et il s’agit le plus souvent d’une morsure de défense.

La peur. C’est souvent la perception d’une menace qui conduit à la morsure. Ainsi, un chien tenu en laisse, qui ne peut se déplacer pour établir une distance de sécurité rassurante, peut mordre si un humain ou un animal s’approche brusquement trop près de lui. C’est aussi le cas d’un chien que l’on veut attraper de force, et qui se retrouve acculé.

La défense de la nourriture. Le chien est dépendant de ses propriétaires pour manger ; il n’a pas d’autre moyen de se procurer de la nourriture. Le déranger quand il mange, lui retirer sa gamelle ou mettre la main dedans, peut le conduire à mordre.

La douleur. La morsure peut être pour le chien un moyen de prévenir ou de faire cesser une douleur (par exemple quand on lui marche sur une patte). Ce type de morsure provient souvent de chiens âgés qui souffrent de rhumatismes (qui mordent pour faire cesser une caresse maladroite qui leur fait mal, ou par anticipation, par crainte d’une telle caresse), ou de chiens malades à qui l’on doit prodiguer des soins.

Le respect de la hiérarchie. Un chien qui se considère comme le chef de la meute (car on ne lui a pas fixé de limites) manifeste son mécontentement en grognant ou en mordant lorsque l’on porte atteinte à ses privilèges. Par exemple, un chien ayant le droit de se coucher sur le canapé peut réagir ainsi si on veut le pousser pour s’y installer.

La défense du territoire. Certains chiens réagissent mal à l’intrusion de leur territoire – par exemple la zone où se trouve leur panier –, et mordent pour bien le délimiter et éviter que l’invasion ne se reproduise.

La protection des petits. Une chienne qui a l’impression que ses petits sont en danger mord pour les défendre.

6. 5. 2. Épidémiologie des morsures

Il est difficile d’estimer la fréquence des morsures, et les différentes études menées aboutissent à des résultats variables. Cependant, en France, le chiffre minimum de 250 000 morsures par an peut être retenu, mais il faut savoir qu’il est sous-estimé : en effet de nombreuses morsures ne sont pas déclarées et ne peuvent donc être prises en compte dans les études. En revanche, on sait que plus de la moitié des consultations pour morsures concernent des enfants, qui sont par ailleurs le plus souvent mordus au visage, partie de leur corps à la hauteur de la gueule du chien (tandis que les adultes sont plus facilement mordus aux membres inférieurs). Enfin, la majorité des morsures sont le fait de chiens connus de la victime, appartenant à la famille ou à un proche.

6. 5. 3. Prévention des morsures

La prévention passe d’une part par l’éducation du chien : dès qu’il arrive dans la maison, il faut lui fixer des limites (et s’y tenir) pour ne pas le laisser s’installer au sommet de la hiérarchie familiale. Elle est d’autre part question de respect de l’animal. Tous les membres de la famille – et surtout les enfants – doivent être sensibilisés au fait qu’il ne faut pas déranger un chien qui mange ou qui dort, ne pas arriver vers lui en courant, ne pas lui prendre ses jouets quand il les a en gueule, ne pas le « martyriser » sous prétexte qu’il est « gentil » et patient, etc.

Il est également important d’apprendre à décoder le langage canin. Ainsi, un chien qui plaque les oreilles en arrière et la queue sous son ventre a peur ; s’il est acculé, il peut être amené à utiliser l’attaque pour se protéger. De plus, un chien menace avant de mordre, en grognant et en montrant les dents (plus les babines sont retroussées, plus la menace est à prendre au sérieux). Il ne mord que si ce qu’il considère comme une agression se poursuit – ce qui peut dans certains cas se produire très rapidement.

6. 5. 4. Législation

C’est le Code rural qui fixe les mesures législatives applicables aux chiens susceptibles, « compte tenu des modalités de [leur] garde, de présenter un danger pour les personnes ou les animaux domestiques ». Tout chien dans ce cas peut faire l’objet de mesures préventives : évaluation comportementale réalisée par un vétérinaire qui fixera un niveau de dangerosité (de 1, sans danger particulier en dehors de ceux inhérents à l’espèce canine, à 4, niveau de dangerosité élevé pour certaines personnes et dans certaines situations), obligation pour le détenteur du chien de suivre une formation sur l’éducation et le comportement canins et sur la prévention des accidents (sanctionnée par une attestation d’aptitude), etc.

Un permis de détention et une attestation d’aptitude sont obligatoires pour les chiens d’attaque (dits de première catégorie) et pour les chiens de garde et de défense (deuxième catégorie). Par ailleurs, la détention de tels chiens est interdite dans un certain nombre de cas (mineurs de moins de 18 ans, personnes sous tutelle, personnes condamnées pour certains délits, personnes ayant perdu leur droit à posséder un chien).

7. La santé

Un chien en bonne santé peut vivre jusqu'à 20 ans, la longévité moyenne variant cependant beaucoup en fonction de la race du chien et de sa taille. Les chiens de race et les grands chiens vivent en général moins longtemps que les petits chiens et les bâtards. La santé du chien est liée à une bonne hygiène de vie (alimentation équilibrée, exercices suffisants…), surtout lors de certaines périodes de grande vulnérabilité : croissance, gestation, allaitement, travail, vieillesse.

7. 1. Les parasites

Les parasites externes sont très nombreux. Les insectes (puces et poux) et les acariens (tiques, aoûtats) provoquent allergies et démangeaisons, et peuvent transmettre des maladies infectieuses graves (gale, piroplasmose…). Parmi les mycoses, infections provoquées par des champignons, figure la teigne.

Les parasites internes sont également variés : le chien peut abriter plus de 20 espèces de vers. Parmi les vers ronds, les plus courants sont les ascaris, visibles à l'œil nu dans les selles ; presque tous les chiots et 10 à 20 % des adultes en hébergent. Moins fréquents mais plus dangereux sont les ankylostomes et les trichures. Parmi les vers plats, le ténia du chien, qui peut atteindre 80 cm, est le plus fréquent. Il vit d'abord chez la puce, et c'est le plus souvent en avalant l'une d'entre elles que le chien s'infeste.

7. 2. Les maladies infectieuses

Parmi les infections virales, la maladie de Carré affecte surtout les jeunes chiens et, dans sa phase finale, s'attaque au système nerveux. L'hépatite contagieuse canine, ou hépatite de Rubarth (également virale), touche le foie. La parvovirose, due à un parvovirus canin, est une maladie des intestins et de l'appareil digestif. Ces trois maladies sont potentiellement graves, voire mortelles (parfois en quelques heures pour l’hépatite de Rubarth) et n’ont pas de traitement. Il existe en revanche pour chacune un vaccin efficace.

La rage est une autre maladie virale, mortelle dans tous les cas en l’absence de vaccination – la France en est toutefois considérée comme indemne depuis 2001 (les seuls cas recensés sont des cas importés).

La leptospirose, provoquée par une bactérie, est une maladie du foie ou des reins transmise par l'urine de rongeurs. La maladie peut se transmettre à l’homme. Il existe un traitement antibiotique, ainsi qu’un vaccin (à renouveler chaque année).

La toux de chenil, très contagieuse (par contact avec un chien infecté), peut être due à divers agents infectieux, bactériens ou viraux. Il existe un vaccin contre les principaux de ces agents.

Transmise par les tiques, la piroplasmose canine (ou babésiose canine) est une maladie du sang due à un protozoaire, parasite des globules rouges. Elle provoque anémie et fièvre, parfois des complications hépatiques et rénales. On dispose contre cette maladie aussi d’un vaccin.

La leishmaniose est une autre maladie parasitaire, que les chiens peuvent contracter dans les régions du pourtour méditerranéen, à la suite de la piqûre d’un moucheron, le phlébotome. Il existe un traitement (qui n’est toutefois pas totalement efficace), mais pas de vaccin.

7. 3. La prévention

La vaccination contre la rage est la seule qui soit obligatoire, dans un certain nombre de cas (pour les chiens dits « susceptibles d’être dangereux », pour voyager en Corse ou dans la France d’Outre-mer, pour faire entrer un chien dans un centre de vacances ou un camping, etc. ; par ailleurs, tout chien pénétrant en France doit posséder un certificat de vaccination antirabique datant de moins d’un an). Cependant, les vaccins existant contre les maladies infectieuses sont vivement conseillés (d’autant qu’il n’existe aucun traitement contre les maladies virales, qui peuvent être mortelles).

Il est également indispensable d'éliminer les parasites (grâce à des vermifuges, colliers antipuces ou anti-tiques, poudre antiparasites).

7.4. Les voyages

Pour voyager avec un chien, il faut être en possession de son passeport. Ce document (le même dans toute l’Union européenne) est remis par le vétérinaire ; il comporte l’identification du chien, les vaccins qu’il a reçus et les coordonnées de ses propriétaires. Certains pays (États-Unis, Royaume-Uni, notamment) imposent une mise en quarantaine et certaines vaccinations.

8. Les chiens d’utilité

De tous les animaux de compagnie, le chien occupe une place à part dans la société, dans la mesure où un certain nombre de races sont utilisées comme auxiliaires de l’homme dans diverses activités. Les rôles les plus anciens confiés aux chiens sont ceux de chien de berger et de bouvier et de chien de chasse, mais l’éventail de leurs attributions est aujourd’hui bien plus large : chiens guides d’aveugle, chiens sauveteurs (chiens d’avalanche, chiens de sauvetage nautique…), chiens renifleurs auxiliaires de la police ou de l’armée, etc.

Pour en savoir plus, voir l'article chien d'utilité.