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Affiche officielle des jeux Olympiques de Rome, en 1960.

JO de Rome (1960) : XIVe jeux Olympiques d'été

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JO de Rome (1960) : XIVe jeux Olympiques d'été

Les quatorzièmes jeux Olympiques d'été ont eu lieu du 25 août au 11 septembre 1960 à Rome, en Italie.

L'Afrique noire entre les pieds nus dans l'arène olympique

Les XIVe Jeux sont les derniers à accepter la présence de l'Afrique du Sud sous régime d'apartheid, le Comité national olympique (C.I.O.) ne pouvant tolérer cette politique de ségrégation raciale. L'exclusion de ce pays durera 32 ans. Les Jeux de Rome sont grandioses et révèlent des athlètes hors du commun : Wilma Rudolph, qui remporte trois médailles d'or en sprint (celle qui fut surnommée la « gazelle noire » avait surmonté une poliomyélite dans son enfance) ; le boxeur Cassius Clay, qui est passé ensuite professionnel, marquant la boxe sous le nouveau nom de Mohammed Ali au point d'être considéré comme le « boxeur du siècle » ; ou encore l'Éthiopien Abebe Bikila, le vainqueur aux pieds nus du marathon romain. Avec Don Bragg, la médaille d'or du saut à la perche est remportée pour la dernière fois avec une perche métallique. Le champion américain ignora ensuite la fibre de verre, préférant les lianes de Tarzan, qu'il interprétera lui aussi au cinéma.

   

Le discobole américain Al Oerter remporte le deuxième de ses quatre titres olympiques et la nageuse Dawn Fraser, la deuxième de ses trois médailles d'or du 100 m nage libre. Ses compatriotes masculins Murray Rose et Jon Konrads confirment de leur côté la suprématie australienne établie à Melbourne. L'Italien Raimondo d'Inzeo surclasse l'équitation et Nino Benvenuti décroche la médaille d'or en welters avant de devenir champion du monde de boxe professionnelle. Le Soviétique Youri Vlassov domine l'haltérophilie chez les lourds. Olympiade de vaches maigres pour la France, qui réalise à Rome sa plus pitoyable récolte de médailles pour des Jeux d'été, 5, uniquement d'argent ou de bronze. La prestation des deux Michel (Bernard et Jazy), le premier en animant la formidable finale du 1 500 m et en la plaçant sur les bases du record du monde, et le second en y obtenant l'argent derrière l'intouchable Herbert Elliott, ne saurait atténuer le profond sentiment de déroute du monde sportif français. Les deux arbres que sont l'escrime et le cyclisme, qui permettaient d'habitude à la France de ne pas trop perdre la face, n'ont pas pu, cette fois, cacher la forêt des faiblesses de ses équipes.