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C.I.O.

sigle de Comité international olympique

Jeux Olympiques, cérémonie d'ouverture, 1996
Jeux Olympiques, cérémonie d'ouverture, 1996

Organisme assurant l'organisation des jeux Olympiques, fondé en 1894, à l'instigation de Pierre de Coubertin.

Le Comité international olympique comporte plus d'une centaine de membres cooptés parmi les ressortissants des pays possédant un Comité national olympique. Les membres du C.I.O. sont ses représentants dans leur pays respectif et non les délégués de leur pays au sein du C.I.O. Celui-ci a son siège à Lausanne. Il est présidé, depuis 2013, par l'Allemand Thomas Bach.

1. La création du Comité international olympique

Le Comité international olympique a été créé le 23 juin 1894 à l'université de la Sorbonne, à Paris, à l'issue d'un congrès convoqué par Pierre de Coubertin : « Le Congrès international de Paris pour le rétablissement des jeux Olympiques. » C'est l'organisme faîtier du mouvement olympique, composé en outre des fédérations internationales sportives (F.I.S.), des Comités d'organisation des jeux Olympiques (C.O.J.O.), des associations nationales, des clubs et des personnes qui en font partie, notamment les athlètes, bien entendu. Un des principes fondateurs du C.I.O. est de contribuer à bâtir un monde pacifique et meilleur en éduquant la jeunesse par le moyen du sport pratiqué sans discrimination d'aucune sorte et dans l'esprit olympique qui exige la compréhension mutuelle, l'esprit d'amitié, la solidarité et le fair-play.

2. Siège et statut

Le siège du C.I.O. se situe en Suisse, à Lausanne, en bordure du lac Léman. Le 10 avril 1915, après 21 ans de résidence parisienne, le C.I.O. s'installe en effet d'abord au casino de Montbenon, puis à la Villa Mon-Repos et ensuite, en 1968, il déménage au château de Vidy. En 1986, le C.I.O. inaugure la « Maison olympique ». Pour la première fois de son histoire, il possède alors un bâtiment qui centralise l'essentiel de ses activités dans le monde. Le C.I.O. est une organisation internationale non gouvernementale, à but non lucratif. C'est une association dotée de la personnalité juridique, à durée limitée. Ce statut est reconnu par la Confédération helvétique par arrêté du Conseil fédéral du 17 septembre 1981.

3. Les membres du C.I.O.

Le C.I.O. coopte et élit ses membres parmi les personnalités qu'il juge qualifiées et qui sont ressortissantes d'un pays dans lequel existe un Comité national olympique (C.N.O.) reconnu par le C.I.O. Les membres du C.I.O. sont ses représentants dans leur pays respectif et non les délégués de leur pays dans le C.I.O. Tout membre du C.I.O. âgé de 80 ans doit quitter ses fonctions à la fin de l'année civile de cet âge, à l'exception de ceux élus avant 1966, qui sont élus à vie.

Le C.I.O. compte 103 membres, 25 membres honoraires et 2 membres d'honneur. Il se réunit en assemblée générale, appelée « Session », au moins une fois par an : c'est elle qui adopte et modifie la Charte olympique. Elle peut déléguer ses pouvoirs à la Commission exécutive, qui est composée du président du C.I.O., de vice-présidents et de membres tous élus par la Session à bulletin secret, à la majorité des votants. La Commission exécutive gère les affaires du C.I.O. en veillant au respect de la « Charte olympique », en contrôlant l'administration et l'organigramme, en approuvant le budget annuel, etc. La Session est donc le « parlement » du C.I.O. et la Commission exécutive, son « gouvernement ». Le président est élu parmi les membres du C.I.O., à scrutin secret pour un mandat initial de huit ans, et il peut être réélu pour un second mandat de quatre ans. Il préside toutes les activités du C.I.O. et le représente de manière permanente.

Le C.I.O. compte deux représentants français parmi ses membres : Guy Drut et Tony Estanguet.

4. Les présidents du C.I.O.

4.1. 1894-1896 : Demetrius Bikélas

Membre du Panhellénique d'Athènes, club de la capitale grecque, Demetrius Bikélas, natif de Syra, dans les Cyclades, est le premier président du C.I.O. En 1894, il représente son pays au congrès de Paris. C'est à lui que revient le mérite d'avoir rallié le gouvernement et l'opinion publique grecs réticents à la cause des jeux Olympiques. Après la réussite des Jeux d'Athènes, il se consacre à l'éducation populaire et fonde la Société pour la propagation du livre didactique.

4.2. 1896-1925 : Pierre de Coubertin

Né sous le second Empire, Pierre de Coubertin passe son enfance au château de Mirville en pays de Caux, avec ses deux frères, Paul et Albert. Sa mère souhaite le voir entrer dans les ordres et il fait ses études chez les jésuites. En réalité, Coubertin est un « passeur d'idées » : entre l'Antiquité et la modernité, mais aussi entre l'héritage de la noblesse et les promesses de la République. Très tôt, il expérimente le sport scolaire au collège de Juilly, puis à l'école Monge. Il part en Angleterre visiter le déjà célèbre collège de Rugby. Le sport lui paraît être un moyen unique d'éducation. Quand il accède à la présidence du C.I.O., après la tenue des premiers Jeux modernes tout est à faire : non seulement prévoir et préparer les prochains Jeux mais aussi doter l'olympisme d'un mouvement et d'un corps de pensée. Avec le sens de l'anticipation et de la diplomatie qui le caractérise, Coubertin va assumer la direction du mouvement dans des conditions délicates : à l'inexpérience des premiers organisateurs des Jeux s'ajoute en effet le choc de la Première Guerre mondiale. Le premier objectif de Coubertin sera d'asseoir l'autorité du C.I.O. et de nourrir le mouvement olympique de réflexions et d'expériences pour lutter contre le scepticisme qui entoure son projet.

4.3. 1925-1942 : Henri de Baillet-Latour

Natif de Bruxelles, le comte Henri de Baillet-Latour entre au C.I.O. en 1903 à l'âge de 27 ans. Les capacités dont il fait preuve lors des Jeux d'Anvers lui valent la confiance de ses pairs, et il succède à Coubertin à la présidence du C.I.O. Sa présidence dure 17 ans, au cours desquels il doit gérer les Jeux de Berlin, organisés par le régime nazi. Il exige de pouvoir contrôler la nature des entraînements et n'accepte pas la participation des athlètes de l'U.R.S.S., qui refuse de s'y soumettre.

4.4. 1946-1952 : J. Sigfrid Edström

Natif de Gotebörg, il prend, aux jeux de Stockholm, l'initiative de fonder la Fédération internationale d'athlétisme amateur, dont il est le premier président jusqu'en 1946. Nommé membre du C.I.O. en 1920, il en devient rapidement vice-président. La neutralité de son pays durant la Seconde Guerre mondiale lui permet d'assurer le contact entre les membres du C.I.O., et c'est lui qui accorde à Londres le soin d'organiser les premiers Jeux de la paix retrouvée, deux ans après avoir été élu président du C.I.O.

4.5. 1952-1972 : Avery Brundage

Les vingt années de présidence de ce natif du Michigan se déroulent durant la période dite de la « guerre froide ». Ce contexte ne facilite pas la tâche de cet ancien champion de pentathlon. Mais sa fermeté lui permet de la mener à bien. Il refuse avec la même rigueur toute remise en cause de l'amateurisme.

4.6. 1972-1980 : lord Killanin

Michael Morris, troisième baron Killanin, est un lord irlandais, dont la bonhomie tranche avec la sévérité de son prédécesseur. Mais l'homme manifeste une grande fermeté de caractère. Amoureux du sport, qu'il pratiquera jusqu'à 60 ans, il est élu président du C.I.O. par 38 voix contre 29 au comte français Jean de Beaumont. L'événement marquant de sa présidence est l'admission de la Chine populaire dans la famille sportive olympique.

4.7. 1980-2001 : Juan Antonio Samaranch

Face à l'évolution du sport de haut niveau et aux nouvelles données sociétales, l'olympisme est conduit à s'engager dans des réformes profondes. La présidence de Juan Antonio Samaranch, Catalan de Barcelone, est ainsi marquée par des choix de modernité qui se traduiront par un repositionnement de l'influence de l'olympisme dans le monde, tant sur le plan sportif que financier et médiatique. Dès le début de son mandat, il fait entrer les femmes au C.I.O. et se prononce pour l'admission des athlètes professionnels aux jeux Olympiques. Les réformes qu'il engage créent des situations nouvelles qui poussent le mouvement olympique à se doter de structures de gestion plus adaptées : Tribunal arbitral du sport, Musée olympique, Solidarité olympique et commissions tant juridiques que médicales et environnementales.

4.8. 2001-2013 : Jacques Rogge

Élu à l'occasion de la 112e Session du Comité international olympique, qui s'est tenu du 13 au 16 juillet 2001 et a vu l'élection de Pékin comme ville hôte des Jeux de 2008, Jacques Rogge tente de réduire la taille et le coût des jeux Olympiques, tout en accroissant le rayonnement du Comité international olympique.

4.9. 2013- : Thomas Bach

Élu à l'occasion de la 112e Session du Comité international olympique, qui s'est tenu en septembre 2013 et a vu l'élection de Tokyo comme ville hôte des Jeux de 2020, Thomas Bach souhaite mettre un terme à la démesure des jeux Olympiques et ajouter des sports au programme olympique.

5. Les commissions permanentes du C.I.O.

Afin d'étudier et de formuler des recommandations à la commission exécutive des commissions permanentes spécialisées sont nommées par le président et définies par celui-ci.

6. L'administration du C.I.O.

L'administration olympique est dirigée par un directeur général, qui anime une équipe de directeurs chargés des secteurs clés : coopération internationale, communication, solidarité olympique, sports, finances, marketing, affaires juridiques, informatique, service de presse, Musée Olympique.