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histoire des jeux Olympiques

Pierre de Coubertin
Pierre de Coubertin

Le mythe de l'Antiquité gagne l'Europe révolutionnaire

Au xviiie s., les fouilles archéologiques révèlent les vestiges de l'Antiquité, que l'humanisme de la Renaissance avait remis au goût du jour de deux siècles auparavant. La Grèce antique, ses idéaux démocratiques et leurs mythes glorieux inspirent les penseurs des Lumières comme Voltaire, Rousseau ou Montesquieu, notamment. Les profondes transformations envisagées touchent à la place de l'homme dans l'organisation sociale. Les progrès de l'industrie et des sciences confortent l'aspiration à un monde nouveau.
Les révolutionnaires français après ceux des États-Unis d'Amérique rêvent de rétablir les jeux Olympiques de la Grèce antique. « La prise de la Bastille a arraché le sceptre des sports à la noblesse. Pourquoi n'a-t-on jamais fait remarquer que la Révolution a libéré non seulement l'esprit du tiers état mais son corps ? » rappellera plus tard l'écrivain Jean Giraudoux.

La première olympiade de la République

À l'occasion du rapport de la Convention sur la loi qui instaurait le nouveau calendrier et pour marquer la solennité de cette réforme, le Montagnard Gilbert Romme annonça : « C'est après quatre années de révolution (la révolution étant entendue ici au sens de la course des planètes autour de l'astre solaire) et dans l'année bissextile que la nation, renversant le trône qui l'opprimait, s'est établie en république : ainsi la première année de notre ère commencerait une nouvelle période de quatre années… les jeux publics que vous instituerez la rapprocheront de l'olympiade des Grecs ; nous vous proposons de l'appeler l'olympiade française et la dernière année l'olympique […]. Des exercices gymniques figureront ce jour solennel. »
C'est ainsi qu'au Champ-de-Mars, à Paris, le 22 septembre 1796, quatre ans après l'instauration de la Ire République, eut lieu devant quelque 350 000 personnes la première « olympiade de la République » comprenant des courses de chars et à cheval, des joutes sur la Seine et la première course chronométrée de l'histoire ! Le coup d'envoi était donné mais il manquait néanmoins deux choses essentielles : le sport et l'institution sportive.
Un siècle plus tard, ce sera chose faite, avec la création du C.I.O., en 1895, sous l'impulsion de Pierre de Coubertin, et l'organisation des premiers jeux Olympiques modernes à Athènes, en 1896.

1. Le réveil des jeux Olympiques au xixe siècle

1.1. Fouilles archéologiques et frémissements olympiques

Après les fouilles de Dom Bernard de Montfaucon, bénédictin français qui avait été le premier à imaginer, en 1723, les trésors enfouis à Olympie, l'idée fut reprise en 1767 par un archéologue allemand, Johann Joachim Winckelmann, puis en 1824 par l'archéologue anglais lord Spencer Stanhope, qui dressa un plan de l'Olympie antique. Le Français Abel Blouet, qui ramène d'Olympie, en 1826, une métope (pierre) du temple de Zeus, et surtout l'Allemand Ernst Curtius, en 1875, réalisent les premières fouilles scientifiques, dégageant des vestiges de l'ancien site.

Les découvertes de Blouet excitèrent les imaginations, nourries de la lecture des auteurs anciens, et cela avec d'autant plus de force dans les pays anglo-saxons, où existait un véritable engouement pour les activités physiques.

En Suède, dès 1833, un organisme olympique est créé qui met sur pied des Jeux scandinaves à Ramlosa, épreuves à la fois sportives et littéraires organisées en 1834 et 1836 par le Suédois Gustav Schartau, avec des épreuves de saut en hauteur, de saut à la perche au-dessus d'un cheval, des courses de vitesse, etc.

En Angleterre, des initiatives à caractère culturel se déroulent en 1849, baptisées « Festivals olympiques ». Le docteur William Penny Brooks, de son côté, fonde l'Olympian Society et organise des Jeux à Munch Wenlock dans le pays de Galles.

De l'autre côté de l'Atlantique, le Canada organise des jeux athlétiques rebaptisés « jeux Olympiques ».

Enfin, la Grèce, redevenue indépendante en 1829, se prend à rêver du retour des jeux Olympiques, d'abord en 1859, sous les auspices d'un commandant, Evanghelis Zappas. Zappas créa un concours Olympique, inauguré le 1er octobre 1859 à Athènes par le roi Otton Ier, mais qui se limita à quelques épreuves d'athlétisme, perdues parmi les autres événements d'une gigantesque foire-exposition. Une autre tentative, en 1875, échoua également. Ces quelques exemples montrent néanmoins la maturation de la rénovation olympique qui se dessine dans le monde au xixe s.

1.2. Éducation et sport dans les collèges britanniques

Au xviiie s., déjà, Voltaire avait été impressionné par le spectacle des courses de chevaux et des exercices physiques pratiqués par les jeunes Anglais, qui lui rappelaient les Jeux antiques. Le xixe s. fait apparaître dans les collèges anglais les premières générations de « sportmen ». Les clubs comme ceux des collèges d'Oxford et de Cambridge acquièrent vite une réputation à l'étranger. Un mouvement de pensée, appelé « Muscular Christian » (Chrétienté musculaire), va fortifier cet intérêt naissant pour le sport. La nature du sport moderne sera d'ailleurs longtemps marquée par ses origines anglaises et tout particulièrement les notions d'amateurisme et de fair-play, empreintes d'élitisme et proches des valeurs grecques qui séduiront Coubertin.

2. La rénovation des jeux Olympiques

2.1. Les jeux Olympiques au petit séminaire du Rondeau

Dès 1832, à Grenoble, au petit séminaire du Rondeau sont organisés des jeux Olympiques qui dureront plus d'un siècle et où s'illustrera Henri Didon, le père de la devise olympique Citius, Altius, Fortius : « plus vite, plus haut, plus fort ». L'établissement remettra tout le rituel d'Olympie au goût du jour, avec l'invention de la médaille en 1895. C'est le 7 mars 1891 que Didon, devenu dominicain et prieur de collège, assisté de son ami Pierre de Coubertin, lance aux compétiteurs la formule qui sera adoptée en devise par le Comité international olympique en 1894.

2.2. La renaissance des jeux Olympiques

La Ligue nationale de l'éducation physique et l'Union des sociétés françaises des sports athlétiques

En France, l'enseignement est devenu depuis peu une question d'État et la place de l'éducation physique suscite des affrontements pédagogiques et politiques.

D'un côté, la Ligue nationale de l'éducation physique (L.N.E.P.), créée par Philippe Daryl, journaliste et homme politique connu sous le pseudonyme de Pascal Grousset, développe le principe d'une éducation inspirée des Grecs et profondément anticléricale.

De l'autre côté, le mouvement sportif réuni dans l'Union des sociétés françaises des sports athlétiques (U.S.F.S.A.), où l'on trouve le Racing club de France ou le Stade français, animé par Georges de Saint-Clair, est un farouche partisan de l'amateurisme et des idées du christianisme éducatif. Mais celui-ci a du mal à réaliser l'unité des sports.

C'est dans ce contexte que Pierre de Coubertin intervient pour oser l'impossible : organiser des jeux Olympiques à une échelle inédite, celle du monde.

L'appel de la Sorbonne et la création du Comité international olympique (C.I.O.)

Pédagogue convaincu du rôle que devait jouer le sport dans l'éducation, et très intéressé par la place de la culture physique dans la Grèce antique, le baron de Coubertin prend modèle à l'étranger et notamment en Grande-Bretagne. Dans son esprit, l'olympisme, mot dont il est l'inventeur, n'est pas le culte du sport pour le sport. Homme de paix, il voit dans les jeux Olympiques une perspective d'entraide et de progrès pour l'humanité.

Le 25 novembre 1892, lors du cinquième anniversaire de l'Union des sociétés françaises des sports athlétiques (USFSA), célébré à la Sorbonne, Pierre de Coubertin annonce pour la première fois son grand projet : le rétablissement des jeux Olympiques. L'auditoire reste perplexe et incrédule. Le baron de Coubertin ne se décourage pas. Il multiplie les contacts avec les pays d'Europe et les États-Unis et ouvre l'USFSA à des membres d'honneur étrangers.

En juin 1894, l'U.S.F.S.A., dont il est le secrétaire général, convoque à l'université de la Sorbonne un Congrès international d'éducation physique, pour l'étude et la propagation de l'amateurisme, qu'il rebaptise « Congrès pour le rétablissement des jeux Olympiques » et auquel sont invités douze pays. Le huitième point de l'ordre du jour prévoit prudemment « la possibilité du rétablissement des jeux Olympiques » et, autre point, « la création du Comité international chargé d'en préparer le rétablissement ». Deux mille personnes composent l'assemblée et douze pays étrangers sont représentés. L'hymne à Apollon, retrouvé à Delphes en 1893 et mis en musique par Gabriel Fauré, est présenté au public. « L'émotion est immense et l'enthousiasme total. On baigne soudain dans la grandeur, dans la pureté. Les jeux sont faits » écrira Coubertin.

Le Comité international olympique (C.I.O.), avec le Grec Demetrios Bikelas pour président, s'organise avec quinze personnalités de sept pays seulement, mais le baron visionnaire a pris le dessus sur les hésitants et les sceptiques. Le Comité adopte sur sa proposition la devise de son ami Didon : Citius, Altius, Fortius. Malgré les difficultés, Coubertin obtient que les premiers jeux Olympiques modernes soient organisés à Athènes, en 1896.

Depuis lors, les Jeux ont lieu tous les quatre ans. Les jeux Olympiques d'été se déroulent dans une ville chaque fois différente, contrairement à l'Antiquité. Ils ont été célébrés régulièrement depuis 1896, sauf en 1916, 1940 et 1944, dates correspondant aux deux guerres mondiales.

Les jeux Olympiques d'hiver ont eu lieu pour la première fois en 1924 à Chamonix-Mont-Blanc, et se déroulent la même année que ceux d'été jusqu'en 1992. Les jeux Olympiques d'hiver et d'été se déroulent désormais, depuis 1994, en alternance tous les deux ans.

3. Jeux olympiques et politique

En 1916, les jeux Olympiques, qui devaient se dérouler à Berlin, sont annulés en raison de ce que l'on appellera plus tard la « Grande Guerre ».

3.1. 1920. Jeux Olympiques d'été d'Anvers, du 20 août au 12 septembre

Les Jeux de 1920 sont attribués à la ville d'Anvers pour rendre hommage aux souffrances infligées au peuple belge au cours de la guerre. Les gouvernements des pays alliés décident d'exclure des jeux Olympiques l'Allemagne et l'Autriche, ainsi que l'U.R.S.S. La victoire militaire des Alliés contribue à une première politisation des jeux Olympiques.
→ Jeux Olympiques d'été d'Anvers (1920)

3.2. 1936. Jeux Olympiques d'été de Berlin, du 2 au 16 août

L'Allemagne nazie, dirigée par Adolf Hitler depuis le 31 janvier 1933, est chargée d'organiser les jeux Olympiques de la XIe olympiade ; elle doit aussi organiser cette année-là les Jeux d'hiver de Garmisch Partenkirchen. Le C.I.O. (Comité international olympique) avait confié cet honneur à l'Allemagne en 1931, jugeant qu'elle était sur la voie de la paix depuis les accords de Locarno (signés le 16 octobre 1925 à Locarno, en Suisse). Personne ne pouvait alors prévoir les changements politiques qui allaient survenir en Allemagne.

Avec l'arrivée au pouvoir du régime nazi, plusieurs pays demandèrent le boycottage de ces jeux Olympiques (États-Unis et Europe). Des « Olympiades populaires » ont été mises sur pied par la République espagnole à Barcelone, mais elles ne pourront se tenir car les franquistes attaquent la veille même de l'ouverture (Pour en savoir plus, voir l'article guerre civile d'Espagne).

De son côté, Hitler voit dans les jeux Olympiques l'occasion idéale de conjuguer l'hymne à la race aryenne et le culte de l'athlète antique. Il trahit les idéaux olympiques en pratiquant une discrimination raciale et antisémite (en accord avec les « Lois de Nuremberg » adoptées à l'unanimité le 15 septembre 1935, qui donnent une base juridique à l'idéologie antisémite nazie). Joseph Goebbels, ministre de l'Information et de la propagande du IIIe Reich, organise avec soin la cérémonie olympique. Il impose le salut nazi et donne aux Jeux une allure grandiose. 49 pays sont représentés par 4 066 athlètes, dont 328 femmes. C'est la plus forte participation depuis la création des Jeux. Un stade monumental, agrémenté de statues gigantesques d'athlètes, accueille 100 000 spectateurs assis. L'hymne olympique composé par Richard Strauss est créé et le parcours de la flamme d'Olympie jusqu'au site des Jeux est instauré. Leni Riefenstahl, la cinéaste officielle des Jeux de Berlin, rend parfaitement compte de cette grande cérémonie nazie dans son documentaire les Dieux du stade (1936).
→ Jeux Olympiques d'été de Berlin (1936)

3.3. 1948. Jeux Olympiques d'été de Londres, du 29 juillet au 14 août

L'Allemagne et le Japon, perdants de la Seconde Guerre mondiale, et l'U.R.S.S. sont exclus des Jeux.
→ Jeux Olympiques d'été de Londres (1948)

3.4. 1952. Jeux Olympiques d'été d'Helsinki, du 19 juillet au 3 août

C'est la première participation de l'Union soviétique. Dans un contexte international dit de « Guerre froide », les athlètes soviétiques sont hébergés dans un village séparé. Les gymnastes soviétiques féminines se révèlent particulièrement impressionnantes (elles remportent la compétition et débutent ainsi une série de victoires qui dura quarante ans, jusqu’à l'éclatement de l'Union soviétique).
→ Jeux Olympiques d'été d'Helsinki (1952)

3.5. 1956. Jeux Olympiques d'été de Melbourne, du 22 novembre au 8 décembre

Les Jeux sont boycottés par les Pays-Bas, l'Espagne et la Suisse qui manifestent leur désaccord avec la répression menée par l'U.R.S.S. en Hongrie.

Le Cambodge, l'Égypte, l'Irak et le Liban sont absents en raison de la crise de Suez (nationalisation du canal de Suez).
→ Jeux Olympiques d'été de Melbourne (1956)

3.6. 1960. Jeux Olympiques d'été de Rome, du 25 août au 11 septembre

Ces Jeux sont les derniers à accepter la présence de l'Afrique du Sud sous régime d'apartheid, le C.I.O. ne pouvant tolérer cette politique de ségrégation raciale. L'exclusion de ce pays durera 32 ans.
→ Jeux Olympiques d'été de Rome (1960)

3.7. 1964. Jeux Olympiques d'été de Tokyo, du 10 au 24 octobre

Le Japon est le premier pays asiatique à accueillir les Jeux. Les Japonais firent valoir la réussite de leur reconstruction après la Seconde Guerre mondiale en choisissant comme dernier porteur de la flamme Yoshinori Sakai, né à Hiroshima le jour même où la ville fut détruite par une bombe atomique (6 août 1945). La Chine, elle, est absente des Jeux, en raison de la présence de Taïwan.
→ Jeux Olympiques d'été de Tokyo (1964)

3.8. 1968. Jeux Olympiques d'été de Mexico, du 12 au 27 octobre

Les Jeux sont mis en péril avant même leur ouverture par la répression de la révolte des étudiants mexicains, qui fait près de 300 morts sur la place des Trois-Pouvoirs, à Mexico.

Sur le podium, les sprinters noirs américains, Tommy Smith et John Carlos, respectivement premier et troisième du 200 mètres hommes, lèvent leur poing ganté de noir et baissent les yeux en signe de protestation, tandis que résonne l'hymne national américain. Six mois après l'assassinat de Martin Luther King, ces athlètes prennent ainsi position pour soutenir la lutte en faveur des droits civiques des Noirs américains.
→ Jeux Olympiques d'été de Mexico (1968)

3.9. 1972. Jeux Olympiques d'été de Munich, du 26 août au 10 septembre

Au matin du 5 septembre, huit terroristes palestiniens (appartenant au mouvement « Septembre noir ») s’introduisent dans le village olympique, tuent deux membres de l’équipe israélienne et en prennent neuf en otage. Au cours de la lutte qui s’ensuit, les neuf otages sont assassinés ainsi que cinq des terroristes et un policier.

Les jeux Olympiques sont suspendus et un hommage à la mémoire des disparus a lieu dans le stade olympique. Mais, pour ne pas céder face au terrorisme, le Comité international olympique ordonne la poursuite des compétitions après une pause de 34 heures.
→ Jeux Olympiques d'été de Munich (1972)

3.10. 1976 . Jeux Olympiques d'été de Montréal, du 17 juillet au 31 août

Les Chinois de Formose (ancienne appellation de l'île de Taiwan) se retirent des Jeux, ne pouvant défiler sous la bannière « République de Chine ». Ils sont suivis par presque toute l'Afrique, qui quitte les Jeux après que le C.I.O. a refusé d'en exclure la Nouvelle-Zélande, accusée d'entretenir, par ses joueurs de rugby, des relations sportives avec l'Afrique du Sud.
→ Jeux Olympiques d'été de Montréal (1976)

3.11. 1980. Jeux Olympiques d'été de Moscou, du 19 juillet au 3 août

Les Américains appellent au boycott des Jeux pour protester contre l'intervention soviétique en Afghanistan. Seuls 80 pays (soit le chiffre de participation le plus faible depuis 1956) prennent part aux Jeux. Ces derniers, qui, pour la première fois, se déroulent dans un pays du monde communiste, sont l'occasion pour les nations du bloc de l'Est d'accumuler les titres olympiques.
→ Jeux Olympiques d'été de Moscou (1980)

3.12. 1984. Jeux Olympiques d'été de Los Angeles, du 25 juillet au 9 août

Comme Paris et Londres l'ont déjà fait, Los Angeles accueille les Jeux pour la seconde fois. Mais le rassemblement des athlètes de la planète est encore une fois incomplet, puisque, cette fois, ce sont les athlètes de l'Est (à l'exception des Roumains) qui ne sont pas là, estimant que leur sécurité n'est pas correctement assurée.
→ Jeux Olympiques d'été de Los Angeles (1984)

3.13. 1988. Jeux Olympiques d'été de Séoul, du 17 septembre au 2 octobre

La Corée du Nord et Cuba sont absents.
→ Jeux Olympiques d'été de Séoul (1988)

3.14. 1992. Jeux Olympiques d'été de Barcelone, du 23 juillet au 9 août

La législation de l'apartheid, fondée sur la discrimination raciale, ayant été officiellement abolie par le président De Klerk, l'Afrique du Sud fait son retour dans le concert des nations olympiques. Le tour d'honneur effectué main dans la main par les deux lauréates du 10 000 m, la Noire éthiopienne Derartu Tulu et la Blanche sud-africaine Elena Meyer, donne à cet événement une dimension symbolique forte, qui transporte le stade d'émotion.
→ Jeux Olympiques d'été de Barcelone (1992)

3.15. 1996. Jeux Olympiques d'été d'Atlanta, du 19 juillet au 9 août

Les Jeux s'ouvrent de façon spectaculaire lorsque la vasque est allumée par Muhammad Ali, mais l'enchantement s'estompe rapidement. Le 27 juillet, lors d'un concert dans le parc du Centenaire olympique, un attentat à la bombe tue une personne et en blesse cent dix.
→ Jeux Olympiques d'été d'Atlanta (1996)

3.16. 2008. Jeux Olympiques d'été de Pékin, du 8 au 24 août

De nombreux pays appellent au boycott de la cérémonie d'ouverture des Jeux de Pékin en raison de la crise politique qui a lieu au Tibet, une des régions « autonomes » de la Chine, où les autorités de Pékin répriment les droits du peuple tibétain et ses aspirations à la liberté religieuse et politique.

En France, de nombreuses organisations et personnalités appellent au boycott. Le 7 avril 2008, le passage de la flamme olympique à Paris entraîne diverses actions de protestation. Les athlètes français ont décidé de porter un badge arborant les anneaux olympiques, le mot « France » et le slogan « pour un monde meilleur », un geste en faveur des droits de l'homme, en Chine et ailleurs.
→ Jeux Olympiques d'été de Pékin (2008)

3.17. Politique et choix des villes organisatrices

La politique a également parfois influencé le choix des villes organisatrices : en 1993, le Comité international olympique a préféré confier les Jeux de l'an 2000 à Sydney plutôt qu'à Pékin en raison des violations des droits de l'homme en Chine.