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cyclisme

Deux grands bis, en 1865
Deux grands bis, en 1865

Le cyclisme regroupe un très grand nombre de disciplines, et sa définition de base reste la suivante : toute activité sportive qui se pratique sur une bicyclette et consistant à parcourir une certaine distance.

La légende du cycle se nourrit, depuis plus d'un siècle et sur tous les continents, des exploits et des drames de ses artisans de la route que sont les coureurs cyclistes. Car rien ne suscite plus d'admiration et d'enthousiasme dans le public, au siècle du progrès et du modernisme, que ces « forçats de la route » avalant les kilomètres et dominant les pentes les plus raides, au guidon de cette machine à l'appellation familière bienvenue, « la petite reine ». Ce sport est sans doute l'un des plus éprouvants, avec la boxe et l'aviron.

1. Historique

1.1. Le matériel

L'ancêtre de la bicyclette serait la Laufmaschine en bois qui fut présentée en 1818 dans les jardins du Luxembourg, à Paris, par Karl Friedrich Drais von Sauerbronn, un baron allemand originaire du duché de Bade ; cette invention devint populaire sous le nom de « draisienne ». Sa roue avant était montée sur pivot, ce qui permettait de diriger la machine. La machine de Drais fut vite copiée en Angleterre et fabriquée en fer sous le nom de dandy-horse ou hobby-horse.

En 1839, un forgeron écossais, K. McMillan, introduit l'usage des pédales, reliées à une manivelle fixée au moyeu de la roue arrière.

En 1861, le Français Pierre Michaux et ses deux fils, Ernest et Henri, conçoivent l'idée de doter la roue avant d'une draisienne d'un ensemble de leviers, de poignées et de repose-pieds afin d'assurer la propulsion du véhicule avec les pieds : le pédalier est né, sous le nom de « michaudine ».

Diverses améliorations vont donner progressivement à la bicyclette sa forme actuelle. L'apparition de la chaîne, tout d'abord, qui est due au Français Sergent en 1865.

En 1869, la société Meyer et Cie, d'après les études de l'horloger Guillemet, crée le premier vélo moderne : deux roues de diamètre sensiblement égal, dont l'une directrice à l'avant et l'autre motrice à l'arrière, avec pédalier central et transmission par chaîne. Le vélo de Guillemet, entièrement métallique, est exposé au Pré-Catelan, à Paris, en novembre 1869 : c'est le premier Salon du cycle.

Mais l'idée ne plaît guère. On revient à la roue avant motrice, dont on augmente le diamètre afin d'obtenir un développement supérieur : c'est la vogue du grand bi (grand bicycle) – machine dotée d'une énorme roue avant et d'une roue arrière minuscule – , qui préfigure le futur braquet, avec un grand plateau à l'avant et un petit pignon à l'arrière.

Après diverses solutions pour améliorer la sécurité, on retrouve le pédalier et la transmission par engrenage puis par chaîne, en 1880, grâce au vélo à roue arrière motrice mue par une chaîne que met au point l'Anglais Starley.

Huit ans plus tard, un Écossais, John Dunlop, invente le pneumatique, qu'il place sur la roue en l'attachant, et la valve ; les frères Michelin le rendront bientôt démontable. En 1896, la roue libre apparaît ; en 1898, le frein par rétropédalage ; en 1902, le frein Bowden, qui réunit câble et patins ; en 1905, c'est au tour du changement de vitesse, par train d'engrenage dans le moyeu arrière, inventé par le Français Paul de Vivie. Le dérailleur actuel date d'environ 1925.

Les dernières modifications notables du matériel cycliste sont l'adoption, dans les années 1980, des roues lenticulaires et de la pédale de sécurité : jusque-là, les pédales se présentaient avec des cale-pieds ; avec la nouvelle formule, la pédale en est dépourvue et requiert l'emploi d'une chaussure spéciale qui s'encastre dans celle-ci.

1.2. Les premières compétitions

La première course cycliste expérimentale a lieu en 1868, à Saint-Cloud, sur le vélocipède auquel Pierre Michaux a adapté deux manivelles. Elle est gagnée par l'Anglais James Moore. L'année suivante, il couvre en 10 h 34' les 120 km de Paris-Rouen, la première compétition organisée de ville à ville. Les adeptes du vélocipède, qui ne cesse de se perfectionner, deviennent de plus en plus nombreux et fondent des clubs. La première fédération nationale est anglaise : la National Cyclist Union, créée en 1878, précède de deux ans la League of American Wheelmen. En 1881, des dirigeants de sociétés de Paris et de province se réunissent et créent l'Union vélocipédique de France (appelée Fédération française de cyclisme depuis 1941 et qui compte aujourd'hui 100 000 licenciés), qui allait régir le sport cycliste en France. Dès 1881, elle organise un championnat de vitesse. L'année suivante, elle élabore une réglementation des courses. Mais le bicycle, grâce à des améliorations comme la transmission par chaîne et la découverte du pneumatique, devient peu à peu la bicyclette. La première épreuve à bicyclette munie de pneumatiques est organisée à Belfast en 1889, et le premier championnat de France de fond (100 km) dans les conditions modernes a lieu en 1890. L'année suivante voit la création de la course Bordeaux-Paris (gagnée par l'Anglais Mills : les 580 km en 26 h 34' 54"), puis celle de Paris-Brest et retour (remportée par Charles Terront : les 1 200 km en 71 h 22'). De nouvelles épreuves naissent. La presse cycliste voit le jour : Le Véloce Sport en 1891, Le Petit Journal en 1891. Ces journaux se concurrencent en organisant de nombreuses courses cyclistes. En 1903, Henri Desgrange et le journal l'Auto lancent la plus grande compétition cycliste internationale, le Tour de France, marquant le grand départ du sport cycliste.

L'Union cycliste internationale (U.C.I.), fondée en 1900, régente le cyclisme mondial.

2. Le cyclisme sur route

2.1. Les types d'épreuves

Il existe plusieurs types d'épreuves de cyclisme sur route :
– les courses en circuit (exemple : le Championnat du monde) ;
– les classiques ou courses d'un jour reliant deux points différents (exemple : Paris-Roubaix), disputées en ligne ;
– les courses par étapes (exemple : le Tour de France), de 2 à 22 jours de durée et pouvant donner lieu en plus du classement général à des classements annexes (montagne, par points individuels, par équipes…), signalés par des maillots distinctifs ;
– les courses contre la montre (exemple : les épreuves disputées dans le cadre des jeux Olympiques), chaque coureur partant séparément pour accomplir un parcours en un minimum de temps ;
– les épreuves courtes en circuit (exemple : les critériums qui suivent le Tour de France).

2.2. La Coupe du monde

Organisée de 1989 à 2004, la Coupe du monde était remise au coureur ayant recueilli le plus de points distribués lors d'un certain nombre d'épreuves du calendrier cycliste sur route. Elle donnait lieu à un classement individuel et à un classement par équipes. Elle est aujourd'hui remplacée par le Pro Tour, qui donne lieu à trois types de classements (individuel, par équipes, par nations).

Le classement individuel

Classement individuel de la Coupe du monde

CYCLISME : COUPE DU MONDE

Classement individuel

1989

S. Kelly (Irlande)

1990

Bugno (Italie)

1991

Fondriest (Italie)

1992

Ludwig (Allemagne)

1993

Fondriest (Italie)

1994

Bortolami (Italie)

1995

Museeuw (Belgique)

1996

Museeuw (Belgique)

1997

Bartoli (Italie)

1998

Bartoli (Italie)

1999

Tchmil (Belgique)

2000

Zabel (Allemagne)

2001

Dekker (Pays-Bas)

2002

Bettini (Italie)

2003

Bettini (Italie)

2004

Bettini (Italie)

Le classement par équipes

Classement par équipes de la Coupe du monde

CYCLISME : COUPE DU MONDE

Classement par équipes

1989

PDM (Pays-Bas)

1990

PDM (Pays-Bas)

1991

Panasonic (Pays-Bas)

1992

Panasonic (Pays-Bas)

1993

GB-MG (Italie)

1994

GB-MG (Italie)

1995

Mapei-GB (Italie-Belgique)

1996

Mapei-GB (Italie-Belgique)

1997

Française des Jeux (France)

1998

Mapei-GB (Italie-Belgique)

1999

Rabobank (Pays-Bas)

2000

Mapei (Italie)

2001

Rabobank (Pays-Bas)

2002

Mapei (Italie)

2003

Saeco (Italie)

2004

T-Mobile Team (Allemagne)

Le classement de l'U.C.I

L'Union cycliste internationale (U.C.I.) établit depuis 1993 un classement des coureurs qui désigne le coureur ayant marqué le plus de points sur l'ensemble des épreuves de la saison cycliste. Les lauréats ont été :

Classement de l'U.C.I.

CYCLISME : CLASSEMENT DE L'U.C.I.

1993

Induráin (Espagne)

1994

Rominger (Suisse)

1995

Jalabert (France)

1996

Jalabert (France)

1997

Jalabert (France)

1998

Bartoli (Italie)

1999

Jalabert (France)

2000

Casagrande (Italie)

2001

Zabel (Allemagne)

2002

Zabel (Allemagne)

2003

Bettini (Italie)

2004

Cunego (Italie)

2005

Di Luca (Italie)

2010

Rodriguez (Espagne)

2012

Rodriguez (Espagne)

2.3. Le Championnat du monde sur route

Couru chaque année sur un circuit différent, le Championnat du monde est organisé par une fédération nationale désignée par l'U.C.I. Le coureur vainqueur revêt un maillot blanc barré d'un bandeau aux couleurs arc-en-ciel, qu'il aura le droit de porter durant toute la saison suivante. Chaque cycliste ayant été champion du monde peut arborer à vie les couleurs mondiales à l'extrémité des manches de ses futures tuniques (un liseré arc-en-ciel).

Palmarès du Championnat du monde sur route

CYCLISME : CHAMPIONNAT DU MONDE SUR ROUTE

Palmarès

Année

Vainqueur

Course en ligne

1927

Binda (Italie)

1928

Ronsse (Belgique)

1929

Ronsse (Belgique)

1930

Binda (Italie)

1931

Guerra (Italie)

1932

Binda (Italie)

1933

Speicher (France)

1934

Kaers (Belgique)

1935

Aerts (Belgique)

1936

Magne (France)

1937

Meulenberg (Belgique)

1938

Kint (Belgique)

1946

Knecht (Suisse)

1947

Middelkamp (Pays-Bas)

1948

Schotte (Belgique)

1949

Van Steenbergen (Belgique)

1950

Schotte (Belgique)

1951

Kubler (Suisse)

1952

Mueller (R.F.A.)

1953

Coppi (Italie)

1954

Bobet (France)

1955

Ockers (Belgique)

1956

Van Steenbergen (Belgique)

1957

Van Steenbergen (Belgique)

1958

Baldini (Italie)

1959

Darrigade (France)

1960

Van Looy (Belgique)

1961

Van Looy (Belgique)

1962

Stablinski (France)

1963

Beheyt (Belgique)

1964

Janssen (Pays-Bas)

1965

Simpson (Grande-Bretagne)

1966

Altig (R.F.A.)

1967

E. Merckx (Belgique)

1968

Adorni (Italie)

1969

Ottenbros (Pays-Bas)

1970

Monsere (Belgique)

1971

E. Merckx (Belgique)

1972

Basso (Italie)

1973

Gimondi (Italie)

1974

E. Merckx (Belgique)

1975

Kuiper (Pays-Bas)

1976

Maertens (Belgique)

1977

Moser (Italie)

1978

Knetemann (Pays-Bas)

1979

Raas (Pays-Bas)

1980

Hinault (France)

1981

Maertens (Belgique)

1982

Saronni (Italie)

1983

LeMond (États-Unis)

1984

Criquielion (Belgique)

1985

Zoetemelk (Pays-Bas)

1986

Argentin (Italie)

1987

Roche (Irlande)

1988

Fondriest (Italie)

1989

LeMond (États-Unis)

1990

Dhaenens (Belgique)

1991

Bugno (Italie)

1992

Bugno (Italie)

1993

Armstrong (États-Unis)

1994

Leblanc (France)

1995

Olano (Espagne)

1996

Museeuw (Belgique)

1997

Brochard (France)

1998

Camenzind (Suisse)

1999

Freire (Espagne)

2000

Vainsteins (Lettonie)

2001

Freire (Espagne)

2002

Cipollini (Italie)

2003

Astarloa (Espagne)

2004

Freire (Espagne)

2005

Boonen (Belgique)

2006

Bettini (Italie)

2007

Bettini (Italie)

2008

Ballan (Italie)

2009

Evans (Australie)

2010

Hushvod (Norvège)

2011

Cavendish (Grande-Bretagne)

2012

Gilbert (Belgique)

2013

Rui Costa (Portugal)

Course contre la montre individuelle

2011

Martin (Allemagne)

2012

Martin (Allemagne)

2013

Martin (Allemagne)

Course contre la montre par équipes

2012

Omega Pharma - Quick Step

2013

Omega Pharma - Quick Step

2.4. Le championnat de France sur route

Créé en 1907, le championnat de France est organisé sous l'égide de la F.F.C. par une des ligues provinciales affiliées. Le circuit, le plus souvent très sélectif, change chaque année. Le vainqueur de l'épreuve reçoit un maillot tricolore à trois larges bandes horizontales qu'il peut porter durant toute la saison. Tout champion de France est autorisé ensuite à porter un maillot d'équipe professionnelle marqué des trois couleurs au col et à l'extrémité des manches.

2.5. Les classiques

L'histoire du cyclisme se construit à travers la notoriété acquise dans le temps par quelques épreuves. Parmi les centaines de courses qui ont lieu tous les jours de l'année (sauf durant la trêve hivernale qui, pour la saison cycliste, s'étend de début novembre à fin janvier), quelques épreuves se sont imposées. L'ancienneté, la difficulté, la qualité des primes proposées, la notoriété de l'organisateur sont quelques-uns des critères qui ont fait devenir certaines épreuves incontournables, notamment Milan-San Remo, le Tour des Flandres, Gand-Wevelgem, Paris-Roubaix, la Flèche wallonne, Liège-Bastogne-Liège, l'Amstel Gold Race et le Tour de Lombardie. La mode et également un calendrier difficile à gérer par les meilleurs coureurs ont fait disparaître une épreuve légendaire du cyclisme mondial comme Bordeaux-Paris. D'autres épreuves comme Paris-Bruxelles ou Paris-Tours ont connu des revers de fortune, comme en témoignent leurs changements de nom. Plus récemment, la création de la Coupe du monde constitue un avertissement pour les classiques non sélectionnées. Enfin, cette menace n'épargne pas la plus légendaire de toutes, Paris-Roubaix, qui exige de tous les aspirants à la victoire du talent, de la résistance physique, un immense don du sacrifice et de la chance : la course la plus improgrammable qui soit.

2.6. Les courses par étapes

Dans la plupart des pays, la fédération cycliste organise une épreuve intitulée « Tour », qui est souvent la plus longue course par étapes courue sur le territoire national (Tour de Belgique, de Suisse, d'Allemagne, du Danemark, du Portugal, de Grande-Bretagne, de Colombie, en Amérique du Sud, du Burkina, en Afrique, etc.). Les trois tours les plus importants sont le Tour (pour le Tour de France), le Giro (pour le Tour d'Italie, dont le nom en italien est Il Giro d'Italia) et la Vuelta (pour le Tour d'Espagne). Ils durent trois semaines. Les autres épreuves à étapes s'étendent sur une semaine au maximum. En règle générale, depuis une vingtaine d'années, les courses par étapes sont précédées par un court prologue contre la montre (au maximum 5 km) couru dans les rues de la ville de départ. Ce prologue sert à établir le premier classement et attribuer ainsi le premier maillot distinctif de leader de la course. Selon un règlement propre à chaque compétition, les premiers de chaque étape reçoivent des bonifications en temps qui interviennent sur le classement général au temps.

Plusieurs courses par étapes du calendrier français sont particulièrement célèbres : Paris-Nice, qui est la première grande épreuve du calendrier, les 4 Jours de Dunkerque, le Grand Prix du Midi-Libre (créé en 1949) et le critérium du Dauphiné libéré, ces deux épreuves précédant le Tour de France.

2.7. Les épreuves contre la montre

Spécialité très ingrate, le contre-la-montre est un effort solitaire qui sied aux athlètes puissants capables d'un effort constant. Le champion de tous les temps dans cette discipline est sans conteste le Français Jacques Anquetil. Dans le cyclisme moderne, la maîtrise du contre-la-montre est indispensable pour construire une carrière dans les grands Tours. Ce fut le cas depuis J. Anquetil, pour E. Merckx, B. Hinault, M. Induráin et L. Armstrong. Parmi les spécialistes de la montagne, seul l'Italien M. Pantani a réussi à remporter un grand Tour (doublé Tour/Giro en 1998) sans avoir dominé le contre-la-montre.

3. Le cyclisme sur piste

La course cycliste sur piste est présente depuis la fin du xixe s. : le premier Championnat du monde remonte à 1895. Elle figure au programme olympique depuis les Jeux d'Athènes (1896). La France compte actuellement plus de 110 vélodromes, dont seulement quatre sont couverts.

Une piste est constituée de deux lignes droites parallèles, reliées par des virages plus ou moins relevés permettant aux cyclistes d'atteindre des vitesses élevées (jusqu'à 70 km/h) en toute sécurité. Pour des raisons pratiques, la longueur d'une piste est souvent un sous-multiple du kilomètre (200 m, 250 m et 333,33 m). Le matériau le plus utilisé pour la construction d'une piste est le béton, puis le bitume. Le bois est employé surtout pour les vélodromes couverts.

Les vélodromes les plus célèbres sont le Vigorelli de Milan, le Krylatskoe de Moscou, le vélodrome olympique de Mexico, le vélodrome d'Alto Irpavi à La Paz (Bolivie), le plus haut du monde. En France, les pistes les plus célèbres sont la Cipale, vélodrome municipal permanent du bois de Vincennes, construit en 1895, ainsi que les pistes temporaires et couvertes du Palais des Sports de Grenoble et du Palais omnisports de Bercy. Récemment, le vélodrome de Bordeaux a acquis ses lettres de noblesse en accueillant sur sa piste en bois précieux d'Afrique plusieurs tentatives de record de l'heure, ainsi que les Championnats du monde.

Le cyclisme sur piste comporte de nombreuses épreuves – dont certaines sont en voie d'extinction, telle le tandem – qui se disputent selon des règlements particuliers : les courses de vitesse et les courses d'endurance.

Les Championnats du monde ont été créés en 1895 pour les hommes, et seulement en 1958 pour les femmes. Jusqu'en 1992, des titres amateurs et professionnels étaient attribués. Depuis 1993, la compétition est dite « open », c'est-à-dire ouverte aux deux catégories. Dans les palmarès figurant dans les tableaux et qui commencent en 1990 n'ont été mentionnées que les épreuves encore inscrites au programme des championnats de 1998. Certaines épreuves mentionnées, comme le 500 m femmes, sont toutes récentes.

3.1. Les courses de vitesse

La vitesse

Les coureurs, hommes et femmes, effectuent un 200 mètres départ lancé contre la montre pour se qualifier. Selon le nombre de participants, les meilleurs sont qualifiés. Ensuite, les matches de vitesse opposent 2 ou 3 coureurs sur une distance déterminée par la longueur de la piste (2 ou 3 tours). Les coureurs vainqueurs se qualifient pour la phase suivante. Les coureurs battus ont la possibilité d'être repêchés en courant une ou plusieurs manches pour compléter le nombre des qualifiés (8). À partir des quarts de finale (8 qualifiés), les coureurs se départagent en 2 manches gagnantes.

Palmarès du Championnat du monde de vitesse

CYCLISME SUR PISTE : CHAMPIONNAT DU MONDE DE VITESSE

Hommes

Année

Vainqueur

1990

Hubner (Allemagne)

1992

Hubner (Allemagne)

1993

Neiwand (Australie)

1994

Nothstein (États-Unis)

1995

Hill (Australie)

1996

Fl. Rousseau (France)

1997

Fl. Rousseau (France)

1998

Fl. Rousseau (France)

1999

Gané (France)

2000

Van Eijden (Allemagne)

2001

Tournant (France)

2002

Eadie (Australie)

2003

Gané (France)

2004

Bos (Pays-Bas)

2005

Wolff (Allemagne)

2006

Bos (Pays-Bas)

2007

Bos (Pays-Bas)

2008

Hoy (Grande-Bretagne)

2009

Baugé (France)

2010

Baugé (France)

2011

Kenny (Grande-Bretagne)

2012

Baugé (France)

2013

Böttincher

2014

Pervis (France)

Femmes

Année

Vainqueur

1990

Young-Paraskevin (États-Unis)

1991

Haringa (Pays-Bas)

1992

Ballanger (France)

1993

Dubnicoff (Canada)

1994

Ienioukhina (Russie)

1995

Ballanger (France)

1996

Ballanger (France)

1997

Ballanger (France)

1998

Ballanger (France)

1999

Ballanger (France)

2000

Markovnichenko (Biélorussie)

2001

Grankovskaia (Russie)

2002

Tsylinskaya (Biélorussie)

2003

Grankovskaia (Russie)

2004

Grankovskaia (Russie)

2005

Pendleton (Grande-Bretagne)

2006

Tsylinskaya (Biélorussie)

2007

Pendleton (Grande-Bretagne)

2008

Pendleton (Grande-Bretagne)

2009

Pendleton (Grande-Bretagne)

2010

Pendleton (Grande-Bretagne)

2011

Meares (Australie)

2012

Pendleton (Grande-Bretagne)

2013

James (Grande-Bretagne)

2014

Vogel (Allemagne)

Le kilomètre

Le kilomètre se dispute seul contre la montre, départ arrêté, avec un classement au temps. Le coureur accélère le plus rapidement possible jusqu'à sa vitesse maximale, puis tente de la maintenir jusqu'à la ligne d'arrivée. Les meilleurs temps pour le kilomètre départ arrêté sont inférieurs à la minute. Le record du monde, détenu par le Français Arnaud Tournant en 58'' 875, a été établi en altitude à La Paz, en 2001. Les tactiques ne sont pas prédominantes dans cette compétition. Il s'agit purement d'un test de puissance et de techniques précises.

Palmarès du Championnat du monde du kilomètre

CYCLISME SUR PISTE : CHAMPIONNAT DU MONDE DU KILOMÈTRE

Année

Vainqueur

1993

Fl. Rousseau (France)

1994

Fl. Rousseau (France)

1995

Sh. Kelly (Australie)

1996

Sh. Kelly (Australie)

1997

Sh. Kelly (Australie)

1998

Tournant (France)

1999

Tournant (France)

2000

Tournant (France)

2001

Tournant (France)

2002

Hoy (Grande-Bretagne)

2003

Nimke (Allemagne)

2004

Hoy (Grande-Bretagne)

2005

Bos (Pays-Bas)

2006

Hoy (Grande-Bretagne)

2007

Hoy (Grande-Bretagne)

2008

Mulder (Pays-Bas)

2009

Nimke (Allemagne)

2010

Mulder (Pays-Bas)

2011

Nimke (Allemagne)

2012

Nimke (Allemagne)

2013

Pervis (France)

2014

Pervis (France)

Le 500 mètres

Réservé aux femmes, il se dispute seul contre la montre sur 500 mètres, départ arrêté avec un classement au temps. La cycliste accélère le plus rapidement possible jusqu'à sa vitesse maximale, puis tente de la maintenir jusqu'à la ligne d'arrivée. Les meilleurs temps pour le 500 mètres départ arrêté tournent autour de 34 ''. Les tactiques ne sont pas prédominantes dans cette compétition. Il s'agit purement d'un test de puissance et de techniques précises.

Palmarès du Championnat du monde du 500 mètres

CYCLISME SUR PISTE : CHAMPIONNAT DU MONDE DU 500 MÈTRES (FEMMES)

Année

Vainqueur

1995

Ballanger (France)

1996

Ballanger (France)

1997

Ballanger (France)

1998

Ballanger (France)

1999

Ballanger (France)

2000

Markovnitchenko (Biélorussie)

2001

Contreras Reyes (Mexique)

2002

Tsylinskaya (Biélorussie)

2003

Tsylinskaya (Biélorussie)

2004

Meares (Australie)

2005

Tsylinskaya (Biélorussie)

2006

Tsylinskaya (Biélorussie)

2007

Meares (Australie)

2008

Guerra (Cuba)

2009

Krupeckaite (Lituanie)

2010

Meares (Australie)

2011

Panarina (Biélorussie)

2013

Lee (Hong Kong)

2014

Welte (Allemagne)

La vitesse par équipes

Cette épreuve se dispute par équipe de trois coureurs sur trois tours de piste. Les coureurs effectuent un départ arrêté. Le premier coureur mène le premier tour et s'écarte, le deuxième coureur fait de même pour le deuxième tour, laissant le troisième coureur seul en piste pour le dernier tour.

La compétition comporte trois degrés :
– au premier, les équipes ayant réalisé les huit meilleurs temps sont qualifiées ;
– au deuxième, elles sont opposées face à face (4 vainqueurs) ;
– au troisième, les deux meilleurs temps se rencontrent en finale pour la première et la deuxième place et les deux autres pour la troisième et la quatrième place.

Palmarès du Championnat du monde de vitesse par équipes

CYCLISME SUR PISTE : CHAMPIONNAT DU MONDE DE VITESSE PAR ÉQUIPES

Hommes

Année

Pays vainqueur

1995

Allemagne

1996

Australie

1997

France

1998

France

1999

France

2000

France

2001

France

2002

Grande-Bretagne

2003

Allemagne

2004

France

2005

Grande-Bretagne

2006

France

2007

France

2008

France

2009

France

2010

Allemagne

2011

Allemagne

2012

Australie (Sunderland, Perkins, Glaetzer)

2013

Allemagne (Enders, Böttincher, Levy)

2014

Nouvelle-Zélande (Mitchell, Webster, Dawkins)

Femmes

Année

Pays vainqueur

2007

Grande-Bretagne

2008

Grande-Bretagne

2009

Australie

2010

Australie

2011

Australie (McCulloch-Meares)

2012

Allemagne (Welte-Vogel)

2013

Allemagne (Welte-Vogel)

2014

Allemagne (Welte-Vogel)

Le keirin

C'est une course de 2 000 mètres. Lors des premiers 1 400 mètres, l'allure des coureurs (six à huit) est réglée par un entraîneur motocycliste. Celui-ci accélère progressivement (de 35 à 45 km/h) et quitte la piste à 600 mètres de l'arrivée. Ensuite, la compétition se déroule comme une épreuve de vitesse.

Cette épreuve est originaire du Japon, où ce type de course extrêmement populaire donne lieu à des paris.

Palmarès du Championnat du monde de keirin

CYCLISME SUR PISTE : CHAMPIONNATS DU MONDE DE KEIRIN

HOMMES

Année

Vainqueur

1990

Hubner (R.D.A.)

1991

Hubner (Allemagne)

1992

Hubner (Allemagne)

1993

Neiwand (Australie)

1994

Nothstein (États-Unis)

1995

Magné (France)

1996

Nothstein (États-Unis)

1997

Magné (France)

1998

Fiedler (Allemagne)

1999

Fiedler (Allemagne)

2000

Magné (France)

2001

Bayley (Australie)

2002

Dajka (Australie)

2003

Gané (France)

2004

Staff (Grande-Bretagne)

2005

Mulder (Pays-Bas)

2006

Bos (Pays-Bas)

2007

Hoy (Grande-Bretagne)

2008

Hoy (Grande-Bretagne)

2009

Levy (Allemagne)

2010

Hoy (Grande-Bretagne)

2011

Perkins (Australie)

2013

Kenny (Grande-Bretagne)

2014

Pervis (France)

FEMMES

Année

Vainqueur

2007

Pendleton (Grande-Bretagne)

2008

Reed (États-Unis)

2009

Guo (Chine)

2010

Krupeckaite (Lituanie)

2011

Meares (Australie)

2013

James (Grande-Bretagne)

2014

Vogel (Allemagne)

3.2. Les courses d'endurance

La poursuite individuelle (3 ou 4 km)

Deux coureurs (ou coureuses) partent au signal du starter placés de part et d'autre de la piste, au milieu de chacune des deux lignes droites. Les huit meilleurs temps sont qualifiés pour les quarts de finale. Ensuite, les coureurs vainqueurs sont qualifiés pour les demi-finales puis pour la finale. Épreuve de résistance, la poursuite s'adresse à des rouleurs, qui doivent maintenir le 60 km/h durant quatre minutes. Le record du monde a été battu en 2011 par l'Australien Bobridge, en 4 minutes 10 '' 534 sur 4 000 m, soit 57,6 km/h. Parmi les grands champion du monde de poursuite figurent Coppi, Altig, Moser, Ekimov, Boardman, Wiggins et les Français Anquetil et Rivière, des cyclistes qui se sont illustrés aussi sur route.

Palmarès du Championnat du monde de poursuite individuelle

CYCLISME SUR PISTE : CHAMPIONNAT DU MONDE DE LA POURSUITE

Hommes

Année

Vainqueur

2009

Phinney (États-Unis)

2010

Phinney (États-Unis)

2011

Bobridge (Australie)

2012

Hepburn (Australie)

2013

Hepburn (Australie)

2014

Edmonson (Australie)

Femmes

Année

Vainqueur

2009

Shanks (Nouvelle-Zélande)

2010

Hammer (États-Unis)

2011

Hammer (États-Unis)

2013

Hammer (États-Unis)

2014

Roswell (Grande-Bretagne)

La poursuite par équipes

Elle se dispute par deux équipes de quatre coureurs sur une distance de 4 km (pour les hommes) ou de 3 km (pour les femmes). Les coureurs se relaient tous les demi-tours ou tous les tours. Le classement s'effectue sur le troisième concurrent. Le règlement est identique à celui de la poursuite individuelle.

Palmarès du Championnat du monde de poursuite par équipes

CYCLISME SUR PISTE : CHAMPIONNAT DU MONDE DE LA POURSUITE PAR ÉQUIPES

Hommes

Année

Vainqueur

2008

Grande-Bretagne

2009

Danemark

2010

Australie (Bobridge, Dennis, Hepburn, C. Meyer)

2011

Australie (Bobridge, Dennis, Durbridge, Hepburn)

2012

Grande-Bretagne (Clancy, Kennaugh, Burke, Thomas)

2013

Australie (O'Shea, Edmonson, Hepburn, Morgan)

2014

Australie (Davison, O'Shea, Edmonson, Mulhern)

Femmes

Année

Vainqueur

2008

Grande-Bretagne

2009

Grande-Bretagne

2010

Australie

2011

Grande-Bretagne (Trott, Houvenaghel, King)

2012

Grande-Bretagne (Trott, Rowsell, King)

2013

Grande-Bretagne (Trott, King, Barker)

2014

Grande-Bretagne (Trott, Archibald, Barker, Rowsell)

La course aux points

Cette épreuve met aux prises de vingt à trente coureurs sur une distance maximale de 40 km chez les hommes, de 24 km chez les femmes. Des classements intermédiaires tous les 2 km, avec des points attribués aux quatre premiers, permettent de départager les concurrents qui terminent dans le même tour. En effet, le classement final s'effectue d'abord à la distance : les coureurs classés dans le même tour sont départagés par les points acquis.

Palmarès du Championnat du monde de course aux points

CYCLISME SUR PISTE : CHAMPIONNAT DU MONDE DE LA COURSE AUX POINTS

Hommes

Année

Vainqueur

2009

Meyer (Australie)

2010

Meyer (Australie)

2011

Alcibiades (Colombie)

2013

Yeats (Grande-Bretagne)

2014

Avila (Colombie)

Femmes

2009

Bronzini (Italie)

2010

Whitten (Canada)

2011

Charakova (Biélorussie)

2012

Chulkova (Russie)

2013

Machacova (République tchèque)

2014

Cure (Australie)

L'américaine

La course à l'américaine (ou Madison) se dispute par équipes de deux coureurs se relayant entre eux sur une période d'une demi-heure ou d'une heure. Seul un compétiteur de l'équipe à la fois prend part à la course : un coureur de l'équipe étant toujours en course, l'autre peut récupérer plus ou moins longtemps en réduisant sa vitesse et en se tenant sur le haut de la piste. Normalement, la période de repos dure un tour et demi. Les relais se font au cuissard ou à la volée (à la main) : une fois le coureur reposé, il rejoint la compétition et son partenaire le projette dans la trajectoire, soit en le propulsant par la main, soit par une ferme poussée sur le siège. Le classement s'effectue sur le même principe que la course aux points. Pas de compétition féminine.

Palmarès du Championnat du monde de course à l'américaine

CYCLISME SUR PISTE : CHAMPIONNAT DU MONDE DE L'AMÉRICAINE

Hommes

Année

Vainqueur

2009

Danemark

2010

Australie

2011

Australie (Howard-C. Meyer)

2013

France (Kneisky-Brisse)

2014

Espagne (Muntaner-Torres)

L'omnium

Épreuve individuelle, l'omnium se dispute en six épreuves, qui se déroulent en deux jours. Les épreuves sont, le premier jour, dans l'ordre : un tour lancé (250 m), une course aux points (30 km chez les hommes, 20 km chez les femmes), une course à l'élimination (à chaque tour, le dernier coureur passant la ligne est éliminé, la roue arrière étant prise en compte ; les deux derniers coureurs en piste sont départagés par le passage de la roue avant.), et, le deuxième jour, une poursuite (4 km chez les hommes, 3 km chez les femmes), un scratch (15 km chez les hommes, 10 km chez les femmes), et, enfin, un kilomètre pour les hommes et un 500 m pour les femmes. Le classement est établi par addition des points attribués ou des places obtenues dans chaque manche.

Palmarès du Championnat du monde d'omnium

CYCLISME SUR PISTE HOMMES : CHAMPIONNAT DU MONDE D'OMNIUM

Hommes

Année

Vainqueur

2007

Kankovsky (République tchèque)

2008

Godfrey (Nouvelle-Zélande)

2009

Howard (Australie)

2010

Clancy (Grande-Bretagne)

2011

Freiberg (Australie)

2012

O'Shea (Australie)

2013

Gate (Nouvelle-Zélande)

2014

Boudat (France)

Femmes

Année

Vainqueur

2009

Tomic (Australie)

2010

Whitten (Canada)

2011

Whitten (Canada)

2013

Hammer (États-Unis)

2014

Hammer (États-Unis)

Le scratch

Dans le scratch, les coureurs partent groupés sur une distance maximum de 15 km pour les hommes et 10 km pour les femmes. Le classement s'effectue selon l'ordre d'arrivée.

Palmarès du Championnat du monde de scratch

CYCLISME SUR PISTE : CHAMPIONNAT DU MONDE DU SCRATCH

Hommes

Année

Vainqueur

2006

Neuville (France)

2008

Lisouski (Biélorussie)

2009

Kneisky (France)

2010

Rasmussen (Danemark)

2011

Kwok (Hongkong)

2012

Swift (Grande-Bretagne)

2013

Irvine (Irlande)

2014

Kovalev (Russie)

Femmes

2009

Gonzalez (Cuba)

2010

Jeuland (Danemark)

2011

Vos (Pays-Bas)

2012

Pawlowska (Pologne)

2013

Pawlowska (Pologne)

2014

Druyts (Belgique)

L'élimination

L'élimination est une épreuve individuelle opposant plusieurs coureurs. Tous les tours (ou tous les deux tours selon la longueur de la piste), le dernier coureur – ou les deux ou trois derniers coureurs – passant la ligne d'arrivée est éliminé : c'est la roue arrière qui est prise en compte. Les deux derniers coureurs en piste sont départagés par le passage de la roue avant.

Le demi-fond

Cette course est disputée par des coureurs derrière moto sur une distance de 50 km ou sur une heure de course. Les motos sont équipées d'un rouleau à distance réglable pour permettre de limiter la vitesse susceptible d'être atteinte par les coureurs (appelés « stayers ») à l'abri du vent.

Les Six Jours

Ils se disputent par équipes de deux coureurs sur six jours consécutifs, entrecoupés de plages de repos. L'américaine constitue la discipline essentielle : les équipes sont composées de deux coureurs qui se relaient. Des épreuves annexes (élimination, courses aux points…) permettent d'attribuer des points aux équipes. Est déclarée victorieuse l'équipe qui a effectué la plus grande distance lors des épreuves d'américaine. Ensuite, les équipes qui terminent dans le même tour sont départagées par les points attribués dans l'américaine et les épreuves annexes.

Les premiers Six Jours ont eu lieu à Londres en 1878. Les coureurs devaient se relayer sur la piste 18 heures par jour, le septième jour étant réservé au Seigneur. Entre les deux guerres mondiales et jusqu'au début des années 1960, les Six Jours faisaient partie des spectacles nocturnes les plus prisés aussi bien par les milieux populaires que par les milieux mondains. Ce spectacle a pâti de la diffusion de la télévision. Aménagée et assouplie, la formule connaît un regain de succès.

Les records de l'heure sur piste

Dans une discipline exigeante, les tentatives de record de l'heure requièrent un entraînement spécifique et une mise en condition appropriée pour devenir l'homme – ou la femme – la plus rapide de l'histoire.

Les records du monde de l'heure (hommes)

CYCLISME : RECORDS DU MONDE DE L'HEURE (HOMMES)

1893

Desgrange (France)

35,325 km

1894

Dubois (France)

38,220 km

1897

Van Den Eynde (Belgique)

39,240 km

1898

Hamilton (États-Unis)

40,781 km

1905

Petit-Breton (France)

41,110 km

1907

Berthet (France)

41,520 km

1912

Egg (Suisse)
Weise (Allemagne)
Egg (Suisse)

42,122 km
42,306 km
42,360 km

1913

Berthet (France)
Egg (Suisse)
Berthet (France)

42,741 km
43,525 km
43,775 km

1914

Egg (Suisse)

44,247 km

1933

Van Hout (Pays-Bas)
M. Richard (France)

44,588 km
44,777 km

1935

Olmo (Italie)

45,090 km

1936

M. Richard (France)

45,398 km

1937

Slaats (Pays-Bas)
M. Archambaud (France)

45,558 km
45,840 km

1942

F. Coppi (Italie)

45,871 km

1956

Anquetil (France)
Baldini (Italie)

46,159 km
46,393 km

1957

Rivière (France)

46,923 km

1958

Rivière (France)

47,346 km

1967

Bracke (Belgique)

48,093 km

1968

Ritter (Danemark)

48,653 km

1972

E. Merckx (Belgique)

49,431 km

1984

Moser (Italie)
Moser (Italie)

50,808 km
51,151 km

1993

Obree (Grande-Bretagne)
Boardman (Grande-Bretagne)

51,596 km
52,270 km

1994

Obree (Grande-Bretagne)
Induráin (Espagne)
Rominger (Suisse)
Rominger (Suisse)

52,713 km
53,040 km
53,832 km
55,291 km

1996

Boardman (Grande-Bretagne)

56,375 km

En 2000, l'U.C.I. a décidé d'imposer une nouvelle réglementation pour l'homologation du record de l'heure. Elle concerne le vélo et la position du coureur sur celui-ci lors d'une tentative contre le record. Les records établis après celui de Merckx, qui ne répondaient plus à ces normes, ont donc été ainsi « annulés » : que ce soient ceux de Boardman (52,270 km), d'Obree (52,713 km), de Moser (50,808 km puis 51,151 km), d'Indurain (53,040 km), de Rominger (53,832 km puis 55,291 km), et de nouveau de Boardman (56,375 km) chez les hommes, mais aussi les différents records de Jeannie Longo chez les femmes (notamment les 48,159 km, qui la plaçaient devant Anquetil, Rivière ou encore Bracke). Depuis, le Tchèque Ondrej Sosenka (49,700 km en 2005) et la Néerlandaise Léontine Van Moorsel (46,065 km en 2003) ont battu nouveaux records hommes et femmes répondant aux nouvelles normes.

4. Le cyclo-cross

Des coureurs qui ne cessent de monter et de descendre de leur machine, à toute allure, telle est l'image classique du cyclo-cross. Effectivement, ils doivent porter leur vélo sur l'épaule pour franchir un passage particulièrement raide ou boueux ou lorsqu'un obstacle ne peut être passé en selle. Le cyclo-cross, abréviation de « cross-country cyclo-pédestre », est l'une des formes les plus difficiles du cyclisme, mais ces deux disciplines diffèrent par les conditions de leur pratique. Si la bicyclette utilisée ressemble à la machine de route avec son cintre recourbé, ses roues de 700 et ses pneus fins, le cyclo-cross est un sport qui se pratique l'hiver à la campagne. Terrains boisés, chemins, clairières et montées courtes mais descentes raides sont les principales composantes des circuits de cyclo-cross qui mesurent, en général, de 2,5 à 3 km de long. Les compétitions durent environ une heure.

Les premiers Championnats du monde furent organisés en 1950. Ils furent « open » jusqu'en 1966 ; à partir de 1967, ils donnent lieu à deux classements, pour amateurs et professionnels.

Le cyclo-cross fut d'abord considéré comme un entraînement à la compétition sur route. L'intensité requise pour une heure de course et l'utilisation de pneus étroits sur des montées boueuses permettaient de combiner à la fois la condition physique et la technique de pilotage.

Des spécialistes de la discipline sont apparus progressivement et le sport a été dominé par des coureurs peu expérimentés sur la route. À part quelques exceptions – comme le Belge Adri Van der Poel – c'est toujours le cas actuellement. Maintenant, les stars du cyclo-cross s'élèvent au meilleur niveau dans le V.T.T. – une pratique plus proche du cyclo-cross que de la route.

Le cyclo-cross et le V.T.T. diffèrent, en particulier, au niveau de l'assistance technique en course. En V.T.T., le coureur doit être entièrement autonome pour réparer les problèmes mécaniques de son vélo ; en cyclo-cross, le coureur est autorisé à utiliser trois machines pendant la course. En effet, ce sport se pratiquant l'hiver sur des terrains souvent très lourds, un vélo boueux peut peser 10 kg de plus qu'un vélo non boueux !

Les handicaps dus à l'excès de poids et à l'accumulation de la boue ont engendré un système organisé de points d'assistance. Des équipes de mécaniciens interviennent très rapidement sur le circuit pour fournir à leurs coureurs un vélo nettoyé et graissé pour chaque tour. Généralement, deux vélos sont en service – un pour la course, l'autre pour le nettoyage – et un troisième gardé en réserve en cas de problème mécanique.

En 1998, les équipes initiées par des structures commerciales ont été remplacées par des équipes nationales pour la Coupe du monde U.C.I. afin d'augmenter l'intérêt du grand public.

5. Le vélo tout terrain (V.T.T.)

5.1. Historique

Le V.T.T. est né au début des années 1970 aux États-Unis, où on l'appelle « mountain bike » : en Californie, la mode est de gravir et de dévaler des chemins montagneux sur des vélos à gros pneus, les « fat bikes » ou « ballooners ». Les mountain bikes sont introduits en France en 1983 et la première compétition est organisée à La Plagne.

Les vélos ont un cadre en acier, un triple plateau, 18 vitesses, un guidon en corne de vache et pèsent entre 17 et 20 kg. Aujourd'hui, ils sont dotés d'un guidon plat, de commandes sur le cintre, de roues de 26 pouces et possèdent 24 vitesses. Les V.T.T. les plus légers, disposant de cadres en titane, en aluminium ou au carbone, avoisinent 10 kilogrammes.

5.2. Compétitions

En 1988 : le moutain bike est reconnu par la Fédération française de cyclisme. Il devient le vélo tout terrain, plus communément appelé V.T.T.

L'année suivante, le premier Championnat d'Europe est organisé à Anzière, en Suisse ; la Coupe du monde de V.T.T. est également mise sur pied : elle se déroule sur plusieurs épreuves échelonnées entre avril et octobre sur tous les continents.

En 1990, les premiers Championnats du monde de V.T.T. dans les disciplines cross-country et descente se déroulent à Durango, dans le Colorado.

En 1996, le V.T.T. fait son apparition aux jeux Olympiques d'Atlanta, avec l'épreuve de cross-country : le Néerlandais Bart Brentjens y devient le premier champion olympique ; l'Italienne Paola Pezzo est sacrée chez les féminines.

5.3. Les différents types d'épreuves

Introduction

Les organisateurs d'épreuves de V.T.T. disposent d'un large éventail d'épreuves, mais seules les deux premières sous-citées donnent lieu aux Championnats de France, d'Europe et du monde et à la Coupe du monde. Les compétitions ne se déroulent pas forcément en montagne, mais aussi bien dans des champs ou dans des parcs urbains. Les courses des championnats et de la Coupe du monde sont des événements d'une journée. Quelques courses à étapes apparaissent au calendrier, comme le Tour de France V.T.T.

Le cross-country

En championnat, les courses de cross-country s'effectuent sur un circuit fermé, généralement de 6 à 8 km. Le départ est groupé : le peloton est limité à 130 coureurs. Les coureurs n'ont droit à aucune assistance extérieure. Ils doivent transporter l'équipement nécessaire à d'éventuelles réparations. Pour des raisons de sécurité, les vététistes ont néanmoins le droit de changer de lunettes et ils peuvent recevoir des boissons dans des zones spécifiques du circuit.

Les courses durent de 1 h 45 min à 2 h 30 min et couvrent de 40 à 60 km ; les courses féminines sont plus courtes que celles des hommes. Le vainqueur est le premier coureur qui franchit la ligne d'arrivée.

La descente

La descente est une course contre la montre sur une courte distance, souvent moins de 10 km pour un dénivelé de 600 m à 1 000 m, qui dure de 10 à 20 minutes. La vitesse moyenne atteint environ 40 km/h, avec des pointes à 60 km/h. Les coureurs partent à intervalles de 30 secondes à 3 minutes, le vainqueur étant celui qui couvre la distance en un temps minimal.

5.4. Autres formules d'épreuves

Le dual

Le dual est une confrontation de deux coureurs en même temps sur la piste, le vainqueur étant le premier à franchir la ligne d'arrivée. Cette compétition est fondée sur un système par élimination.

Le trial

Le trial est une discipline consistant à franchir des obstacles sans poser le pied à terre.

Le rush

Le rush est une épreuve spéciale individuelle contre la montre qui correspond à un sprint court sur un terrain particulièrement technique.

La course sur neige ou sur glace

En V.T.T., cette discipline spectaculaire est dominée par les Français. Éric Barone en 207,253 km/h et Christian Taillefer en 212 km/h sont devenus successivement recordmen du monde.

6. Le BMX

Le BMX se pratique avec un vélo de petite taille (roues de 20 pouces ou de 22 pouces), sans changement de vitesse et particulièrement robuste. Les concurrents, au nombre de huit, s’élancent du sommet d’une butte sur une piste qui mesure entre 300 m et 400 m de long, comprenant sauts, virages relevés et bosses. La course, qui dure moins d’une minute, demande des qualités d’adresse, de puissance et de vélocité. Ce sport s’est développé dans les années 1970. Il figure pour la première fois aux jeux Olympiques de Pékin en 2008.

7. Les grands cyclistes

7.1. Hommes

Absalon (Julien) [France, né en 1980]

Coureur cycliste de V.T.T.
Double champion olympique (2004 et 2008), quadruple champion du monde (2004 à 2007), double champion d'Europe (2006 et 2013) et onze fois champion de France de cross-country.

Altig (Rudy) [R.F.A., né en 1937]

Coureur cycliste sur route.
Champion du monde sur route (1966), vainqueur du Tour d'Espagne (1962), du Tour des Flandres (1964) et de Milan-San Remo (1968).

Anquetil (Jacques) [France, 1934-1987]

Coureur cycliste sur route.
→ Anquetil (Jacques)

Argentin (Moreno) [Italie, né en 1960]

Coureur cycliste sur route.
→ Argentin (Moreno)

Armstrong (Lance) [États-Unis, né en 1971]

Coureur cycliste sur route.
→ Armstrong (Lance)

Bahamontes (Federico) [Espagne, né en 1928]

Coureur cycliste sur route.
→ Bahamontes (Federico)

Baldini (Ercole) [Italie, né en 1933]

Coureur cycliste sur route.
Recordman du monde de l'heure (1956), champion du monde sur route (1958), vainqueur du Grand Prix des nations (1960). Grand rouleur, mais piètre escaladeur.

Bartali (Gino) [Italie, 1914-2000]

Coureur cycliste sur route.
→ Bartali (Gino)

Baugé (Grégory) [France, 1985]

Coureur cycliste sur piste.
→ Baugé (Grégory)

Bettini (Paolo) [Italie, né en 1974]

Coureur cycliste sur route.
→ Bettini (Paolo)

Binda (Alfredo) [Italie, 1902-1986]

Coureur cycliste sur route et sur piste.
→ Binda (Alfredo)

Boardman (Christopher) [Grande-Bretagne, né en 1968]

Coureur cycliste sur route et sur piste.
Recordman du monde de l'heure (1996, puis en 2000, selon la nouvelle formule définie par l'U.C.I.), champion olympique (1992) et du monde (1994, 1996) de poursuite. Spécialiste des prologues contre la montre.

Bobet (Louis, dit Louison) [France, 1925-1983]

Coureur cycliste sur route.
→ Bobet (Louis, dit Louison)

Boonen (Tom) [Belgique, né en 1980]

Coureur cycliste sur route.
→ Boonen (Tom)

Bottechìa (Ottavio) [Italie, 1894-1927]

Coureur cycliste sur route.
→ Bottechìa (Ottavio)

Bourlon (Albert) [France, 1916-2013]

Coureur cycliste sur route.
→ Bourlon (Albert)

Bugno (Gianni) [Italie, né en 1964]

Coureur cycliste sur route.
Double champion du monde sur route (1991, 1992), vainqueur du Tour d'Italie (1990), de Milan-San Remo (1990) et du Tour des Flandres (1994).

Cancellara (Fabian) [Suisse, né en 1981]

Coureur cycliste sur route.
→ Cancellara (Fabian)

Cavendish (Mark) [Grande-Bretagne, né en 1985]

Coureur cycliste sur route.
→ Cavendish (Mark)

Contador (Alberto) [Espagne, né en 1982]

Coureur cycliste sur route.
→ Contador (Alberto)

Coppi (Angelo Fausto) [Italie, 1919-1960]

Coureur cycliste sur route et sur piste.
→ Coppi (Angelo Fausto)

Cunego (Damiano) [Italie, né en 1981]

Coureur cycliste sur route.
Il a remporté le Tour d'Italie, en 2004, trois fois le Tour de Lombardie, en 2004, 2007 et 2008, et l'Amstel Gold Race, en 2008.

Darrigade (André) [France, né en 1929]

Coureur cycliste sur route.
Remarquable sprinter, vainqueur de 22 étapes du Tour de France, il a été champion du monde sur route en 1959 et a remporté le Tour de Lombardie en 1956. L'un des plus fidèles équipiers de Jacques Anquetil, avec lequel il fit la quasi-totalité de sa carrière.

Desgrange (Henri) [France, 1865-1940]

Coureur et organisateur de courses cyclistes.
→ Desgrange (Henri)

De Vlaeminck (Éric) [Belgique, né en 1945]

Coureur cycliste sur route et sur piste.
Septuple champion du monde de cyclo-cross (1966, 1968-1973).

Duclos-Lassalle (Gilbert) [France, né en 1954]

Coureur cycliste sur route.
Vainqueur de Paris-Nice (1980), de Bordeaux-Paris (1983) et de Paris-Roubaix (1992, 1993). Une carrière remarquable par sa longévité.

Evans (Cadel) [Australie, né en 1977]

Coureur cycliste de V.T.T. et sur route.
→ Evans (Cadel)

Fignon (Laurent) [France, 1960-2010]

Coureur cycliste sur route.
→ Fignon (Laurent)

Freire (Oscar) [Espagne, né en 1976]

Coureur cycliste sur route.
→ Freire (Oscar)

Gané (Laurent) [France, né en 1973]

Coureur cycliste sur piste.
Champion olympique de vitesse par équipes en 2000, champion du monde de vitesse individuelle en 1999 et en 2003.

Garin (Maurice) [France, 1871-1957]

Coureur cycliste sur route.
→ Garin (Maurice)

Gaul (Charly) [Luxembourg, 1932-2005]

Coureur cycliste sur route.
→ Gaul (Charly)

Gilbert (Philippe) [Belgique, né en 1982]

Coureur cycliste sur route.
→ Gilbert (Philippe)

Gimondi (Felice) [Italie, né en 1942]

Coureur cycliste sur route.
→ Gimondi (Felice)

Girardengo (Costante) [Italie, 1893-1978]

Coureur cycliste sur route.
→ Girardengo (Costante)

Hinault (Bernard) [France, né en 1954]

Coureur cycliste sur route.
→ Hinault (Bernard)

Hoy (Chris) [Grande-Bretagne, né en 1976]

Coureur cycliste sur piste.
Il est champion du monde du kilomètre en 2002, en 2004, en 2006 et en 2007, champion du monde de keirin en 2007, 2008 et 2010, champion du monde de vitesse individuelle en 2008, champion du monde de vitesse par équipes en 2002 et 2005, champion olympique du kilomètre en 2004, champion olympique de vitesse individuelle, champion olympique de vitesse par équipes et champion olympique de keirin en 2008, champion olympique de vitesse par équipes et champion olympique de keirin en 2012. Il est le cycliste le plus titré aux jeux Olympiques et le Britannique le plus titré aux jeux Olympiques, toutes disciplines confondues. Il avait obtenu aussi une médaille d'argent en vitesse par équipes aux jeux Olympiques de Sydney. Il a battu le record du 500 m départ lancé.

Induráin (Miguel) [Espagne, né en 1964]

Coureur cycliste sur route.
→ Induráin (Miguel)

Jalabert (Laurent) [France, né en 1968]

Coureur cycliste sur route.
→ Jalabert (Laurent)

Kelly (Sean) [Irlande, né en 1956]

Coureur cycliste sur route.
→ Kelly (Sean)

Koblet (Hugo) [Suisse, 1925-1964]

Coureur cycliste sur route.
→ Koblet (Hugo)

Kübler (Ferdi) [Suisse, né en 1919]

Coureur cycliste sur route.
→ Kübler (Ferdi)

Lapébie (Roger) [France, 1911-1996]

Coureur cycliste sur route.
→ Lapébie (Roger)

Leducq (André) [France, 1904-1980]

Coureur cycliste sur route.
→ Leducq (André)

LeMond (Greg) [États-Unis, né en 1961]

Coureur cycliste sur route.
→ LeMond (Greg)

Maertens (Freddy) [Belgique, né en 1952]

Coureur cycliste sur route.
Champion du monde sur route (1976, 1981), vainqueur du Tour d'Espagne (1977) et de nombreuses classiques dont Paris-Tours (1975), Paris-Bruxelles (1975) et l'Amstel Gold Race (1976). Routier-sprinteur.

Magne (Antonin) [France, 1904-1983]

Coureur cycliste sur route.
→ Magne (Antonin)

Magni (Fiorenzo) [Italie, 1920-2012]

Coureur cycliste sur route.
→ Magni (Fiorenzo)

Maspes (Antonio) [Italie, né en 1932]

Coureur cycliste sur piste.
Sept fois champion du monde de vitesse professionnelle sur piste entre 1955 et 1964. Eut comme principal rival le Français Michel Rousseau.

Meiffret (José) [France, 1913-1983]

Cycliste.
→ Meiffret (José)

Merckx (Eddy) [Belgique, né en 1945]

Coureur cycliste sur route.
→ Merckx (Eddy)

Michard (Lucien) [France, 1903-1986]

Coureur cycliste sur piste.
Quatre fois champion du monde de vitesse professionnelle de 1927 à 1930, il fut le roi du Vélodrome d'hiver de Paris dans les années 1920 et 1930.

Morelon (Daniel) [France, né en 1944]

Coureur cycliste sur piste.
→ Morelon (Daniel)

Moser (Francesco) [Italie, né en 1951]

Coureur cycliste sur route et sur piste.
→ Moser (Francesco)

Museeuw (Johan) [Belgique, né en 1965]

Coureur cycliste sur route.
Il a été champion du monde sur route en 1996 et a notamment remporté trois Paris-Roubaix (1996, 2000, 2002), trois Tours des Flandres (1993, 1995, 1998), Paris-Tours (1993) et l'Amstel Gold Race (1994).

Nakano Koiji (Japon, né en 1955)

Coureur cycliste sur piste.
Dix fois champion du monde professionnel sur piste de 1977 à 1986.

Ocaña (Luis) [Espagne, 1945-1994]

Coureur cycliste sur route.
→ Ocaña (Luis)

Pantani (Marco) [Italie, 1970-2004]

Coureur cycliste sur route.
Vainqueur du Tour d'Italie et du Tour de France dans la même année, en 1998. Un grimpeur d'exception.

Pervis (François) [France, né en 1984]

Coureur cycliste sur piste.
→ Pervis (François)

Petit-Breton (Lucien Mazan dit) [France, 1883-1917]

Coureur cycliste sur route.
→ Petit-Breton (Lucien Mazan dit)

Pingeon (Roger) [France, né en 1940]

Coureur cycliste sur route.
→ Pingeon (Roger)

Poulidor (Raymond) [France, né en 1936]

Coureur cycliste sur route.
→ Poulidor (Raymond)

Rebellin (Davide) [Italie, né en 1971]

Coureur cycliste sur route.
→ Rebellin (Davide)

Roche (Stephen) [Irlande, né en 1959]

Coureur cycliste sur route.
→ Roche (Stephen)

Rousseau (Florian) [France, né en 1974]

Coureur cycliste sur piste.
→ Rousseau (Florian)

Schleck (Andy) [Luxembourg, né en 1985]

Coureur cycliste sur route.
→ Schleck (Andy) [Luxembourg, né en 1985]

Schotte (Brik) [Belgique, 1919-2004]

Coureur cycliste sur route.
Il a été deux fois champion du monde sur route, en 1948 et en 1950, et a notamment remporté deux Gand-Wevelgem (1950 et 1955), deux Tours des Flandres (1942 et 1948), deux Paris-Tours (1946 et 1947) et deux Paris-Bruxelles (1946 et 1952).

Thévenet (Bernard) [France, né en 1948]

Coureur cycliste sur route.
→ Thévenet (Bernard)

Thys (Philippe) [Belgique, 1890-1971]

Coureur cycliste sur route.
→ Thys (Philippe)

Tournant (Arnaud) [France, né en 1978]

Coureur cycliste sur piste.
Champion olympique de vitesse par équipes en 2000, champion du monde de vitesse individuelle en 2001, quatre fois champion du monde sur le kilomètre, en 1998, 1999, 2000 et 2001, neuf fois champion du monde de vitesse par équipes en 1997, 1998, 1999, 2000, 2001, 2004, 2006, 2007, 2008, il détient le record du monde du kilomètre, avec 58” 875, établi en 2001 à La Paz.

Van Looy (Rick) [Belgique, né en 1933]

Coureur cycliste sur route.
Sprinter redoutable, il a brillé dans les courses en ligne. Double champion du monde sur route (1960, 1961), vainqueur de Paris-Bruxelles (1956, 1958), de Milan-San Remo (1958), de Paris-Tours (1959), du Tour de Lombardie (1959) et de Paris-Roubaix (1961, 1962, 1965).

Van Steenbergen (Rik) [Belgique, 1924-2003]

Coureur cycliste sur route.
Triple champion du monde sur route (1949, 1956, 1957), rival de Coppi et de Bobet, il ne gagna aucun grand tour mais fut l'un des meilleurs cyclistes des années 1950.

Wiggins (Bradley) [Grande-Bretagne, né en 1980]

Coureur cycliste sur piste et sur route.
→ Wiggins (Bradley)

Zabel (Erik) [Allemagne, né en 1970]

Coureur cycliste sur route.
Vainqueur de Milan-San Remo (1997, 1998, 2000, 2001), de Paris-Tours (1994, 2003, 2005), de l'Amstel Gold Race (2000), de la Classique de Hambourg (2001). Il a terminé premier de la Coupe du monde en 2000. Il a remporté à six reprises le classement par points (maillot vert) du Tour de France (entre 1996 et 2001), ce qui constitue un record.

7.2. Femmes

Ballanger (Félicia) [France, née en 1971]

Coureuse cycliste sur piste.
→ Ballanger (Félicia)

Canins (Maria) [Italie, née en 1949]

Coureuse cycliste sur route.
Double vainqueur du Tour de France (1985, 1986).

Gambillon (Geneviève) [France, née en 1951]

Coureuse cycliste sur route.
Double championne du monde sur route (1972, 1974).

Longo (Jeannie) [France, née en 1958]

Coureuse cycliste sur route et sur piste.
→ Longo (Jeannie)

Luperini (Fabiana) [Italie, née en 1973]

Coureuse cycliste sur route.
Vainqueur du Tour de France féminin et du Tour d'Italie (1995, 1996).

Van Morseel-Zijlaard (Leontien) [Pays-Bas, née en 1970]

Coureuse cycliste sur route et sur piste.
Vainqueur du Tour de France féminin (1992) et du Tour de la C.E.E. (1992), championne du monde du 50 km par équipes et de poursuite (1990, 2001), sur route (1991, 1993) et du contre-la-montre (1998, 1999). Elle a remporté la poursuite, la course sur route et le contre-la-montre aux Jeux de Sydney (2000).