Classique cycliste italienne.
Première épreuve en ligne de la saison cycliste, cette classique, surnommée « la Primavera » (le Printemps), se court le troisième samedi du mois de mars. Très longue, près de 300 km, elle se joue, après l'ascension du col du Turchino, la plus grande difficulté, dans les cinquante derniers kilomètres avec l'enchaînement de six côtes, la côte des Manie (4,7 km à 6,7 %), les capi Mele, Cerco et Berta, la Cipressa (5,3 km à 4,1 %) et le célèbre capo Poggio (3,7 km à 4,5 %,avec un passage à 8 %), qui n'est qu'à 6 km de l'arrivée. L'objectif des coureurs est de « basculer » en tête au sommet du Poggio pour conserver l'avantage obtenu dans la descente, qui comprend plusieurs virages en épingles à cheveux. Créée en 1907 par M. Costamagna, directeur de La Gazetta dello Sport , Milan-San Remo s'est vu octroyer au fil des ans plusieurs difficultés nouvelles destinées à durcir la course : le Poggio, en 1960, la Cipressa, en 1982, la côte des Manie, en 1988.
Les champions ayant remportés le plus grand nombre de fois cette classique sont les Belges E. Merckx (7) et R. De Vlaeminck (3), les Italiens Girardengo (6), Bartali (4), Coppi (3), l'Allemand Zabel (4) et l'Espagnol Freire (3). Dix Français ont remporté Milan-San Remo, parmi lesquels Petit-Breton, Poulidor, Fignon (le seul Français à s'être imposée à deux reprises, qui plus est coup sur coup), et Jalabert, dernier Français victorieux, en 1995. L'édition la plus rapide de l'histoire de l'épreuve fut celle de 1990, qui vit la victoire de l'Italien Gianni Bugno à la moyenne de 45,806 km/h. (→ cyclisme.)