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Classique cycliste

Course cycliste d’un jour de ville à ville longue d’au moins 200 km, disputée à une période fixe de l’année.

Les classiques internationales de printemps sont Milan-San Remo en Italie, le Tour des Flandres, Gand-Wevelgem, la Flèche wallonne et Liège-Bastogne-Liège en Belgique, Paris-Roubaix en France, l’Amstel Gold Race aux Pays-Bas.

Paris-Tours et le Tour de Lombardie sont deux classiques de fin de saison, disputées en octobre.

Les classiques favorisent surtout les coureurs rapides capables de s’imposer au cours du sprint final ou les rouleurs qui peuvent mener à bon terme une échappée en solitaire.

L'histoire des classiques

L'origine des classiques

Contemporaines du Tour de France et du Tour d’Italie, les principales classiques de printemps datent du début de la fin du xixe s. ou du début du xxe s. Leur création a suivi de près des innovations techniques majeures et notamment l’apparition du pneu démontable. Elles ont concurrencé puis pris la place des épreuves sur piste, qui étaient alors dominantes et populaires (dans les vélodromes, le public pouvait voir les coureurs en permanence et s’en approcher).

Comme les grands Tours, les classiques ont été créées ou reprises par des propriétaires de journaux, qui souhaitaient ainsi se faire connaître et accroître leur diffusion, les journaux étant à l’époque les uniques vecteurs de l’information sportive. Ces journaux ou le groupe qui les possèdent sont toujours aujourd’hui les organisateurs de ces compétitions.

Merckx, le plus grand vainqueur de classiques

Les classiques ont souvent souri aux coureurs belges et au premier d’entre eux, Eddy Merckx, qui dans les années 1960 et 1970 s’est construit un palmarès hors du commun en étant de loin le plus titré dans les classiques, avec 31 succès. À la charnière des années 1980, Bernard Hinault peut être considéré comme l’un des derniers à avoir répondu présent sur les classiques, alors qu’il était surtout un coureur de grands Tours, arrachant même une victoire de prestige dans Paris-Roubaix, course qu'il n'appréciait pourtant pas. Dans les années 1990 et 2000, les multiples vainqueurs du Tour de France, et notamment Induráin et Armstrong, ne se montraient dans les classiques de printemps que pour se préparer en vue du Tour d’Italie ou du Tour de France, sans ambitionner de vaincre. Le temps où les meilleurs coureurs du monde se mesuraient tant sur les classiques que sur les grands Tours est désormais révolu.

Des coureurs de plus en plus spécialisés

Aujourd’hui, chacun a sa spécialité, les pavés pour les uns, les classiques ardennaises pour d’autres, les grands Tours enfin pour les coureurs complets capables de supporter trois semaines d’effort. Il est vrai que les classiques sont devenues pour certaines d’entre elles beaucoup plus difficiles : le Tour des Flandres compte aujourd’hui une trentaine de côtes, contre seulement deux à l’époque de Merckx.

Le calendrier des classiques

Première épreuve en ligne de la saison cycliste, Milan-San Remo se court le troisième samedi du mois de mars. Avant et après Milan-San Remo ont lieu plusieurs épreuves préparatoires aux grandes classiques pavées. Ces semi-classiques permettent aux différentes équipes de jauger des forces en présence et aux coureurs de se familiariser avec des conditions difficiles (pavés, pluie, vent). Parmi ces courses préparatoires figurent le Het Nieuwsblad (l’ancien Het Volk), À Travers la Flandre, le Grand Prix E3 à Harelbeke, la Flèche brabançonne, les Trois Jours de La Panne (qui se court le long des dunes de la mer du Nord).

Reliant sur 250 km Bruges et Meerbecke, le parcours du Tour des Flandres propose comme principales difficultés plusieurs « murs » (côtes très pentues) flandriens, souvent pavés, qui rendent cette course difficile et exigeante. Gand-Wevelgem est la plus courte des grandes classiques. Elle se court dans la première quinzaine d'avril, entre le Tour des Flandres et Paris-Roubaix.

Malgré la distinction dessinée entre les épreuves pavées et les ardennaises, tout oppose le Tour des Flandres, épreuve de l’explosivité, et Paris-Roubaix, course d’usure. Le parcours de Paris-Roubaix, long de 260 km, présente en effet la particularité d’être composé notamment de 50 km de pavés répartis sur une trentaine de secteurs situés dans les 160 derniers kilomètres. Ces pavés rendent cette course particulièrement épique, voire dangereuse, lorsque les conditions météorologiques sont défavorables (pluie et vent).

Entre les classiques pavées et les classiques ardennaises s’insère l’Amstel Gold Race, l’unique classique cycliste néerlandaise. Contrairement aux classiques des Flandres et à Paris-Roubaix, les classiques ardennaises ne comportent pas de secteurs pavés, mais elles proposent une succession de côtes qui finissent par user les organismes. Elles se terminent souvent par des échappées en solitaire ou de quelques coureurs. Longue de 200 km environ, la Flèche wallonne parcourt les montagnes ardennaises qui comportent des côtes ou « murs » aux pentes très raides. Elle se déroule en milieu de semaine, un mercredi. L’arrivée est jugée au sommet de la côte de Huy.

Liège-Bastogne-Liège, créée en 1892, est la doyenne des grandes classiques. Elle se déroule un dimanche, en avril, quatre jours après la Flèche wallonne. Longue d'environ 260 km, c'est l'une des plus belles classiques. Elle emprunte les routes du massif ardennais et son parcours est parsemé d'ascensions de côtes difficiles à répéter, dont la côte de Stockeu et la côte de la Redoute.

Sur un parcours d'environ 250 km, Paris-Tours est particulièrement rapide et la victoire y est acquise le plus souvent à la suite d'un sprint massif. Long de 260 km environ, le Tour de Lombardie joint les villes de Milan et Côme, autour du lac de Côme, en Italie. (→ cyclisme.)