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JO de Paris (1900) : IIe jeux Olympiques d'été

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JO de Paris (1900) : IIe jeux Olympiques d'été

Les deuxièmes jeux Olympiques d'été ont eu lieu du du 14 mai au 28 octobre 1900 à Paris, en France.

Les bonds de l'homme-caoutchouc

La Grèce voulut conserver définitivement les jeux Olympiques. Le baron Pierre de Coubertin s'y opposa et décida que les Jeux de 1900 auraient lieu à Paris. L'organisation, pour des raisons financières, fut associée à celle de l'Exposition universelle. La dispersion des sites olympiques, les compétitions étalées sur plusieurs mois, la médiocrité des récompenses et le retard dans la remise des médailles aux vainqueurs (ce ne devait être fait qu'en 1912 !) ne doivent pas faire oublier les authentiques exploits réalisés par les athlètes à l'occasion de ces Jeux : on retiendra les performances étonnantes de l'Américain Ray Ewry aux différentes épreuves de sauts sans élan, notamment en longueur où il réussit un bond de 3,50 m, le Français Émile Torchebœuf obtenant la médaille de bronze. L'homme-caoutchouc récidivera aux Jeux de Saint Louis et de Londres. Les Français prennent la seconde place au cricket et à la lutte à la corde, s'approprient l'or au croquet, à la nage sous l'eau, au rugby, au saut en hauteur en équitation, au tir au cerf courant, et les trois premières places au tir au sanglier courant, autant de disciplines aujourd'hui disparues des programmes olympiques. À domicile, la France rafle pas moins de 26 médailles d'or et un impressionnant total de 87 médailles. Quelques contretemps, comme le refus des Américains de participer au saut à la perche le dimanche, jour du Seigneur, ou encore la présence d'un arbre sur la trajectoire des lancers du disque et du marteau, n'empêcheront pas la célébration de ces Jeux. Comme en 1896, le marathon permet aux locaux de redorer leur blason en athlétisme : le Français Michel Théato l'emporte en effet dans le « Marathon des fortifs », dénommé ainsi parce qu'il est couru le long des fortifications de Paris, à l'emplacement actuel des boulevards extérieurs. Au grand dépit du baron de Coubertin, ces Jeux ont été néanmoins noyés dans les manifestations de l'Exposition universelle.