Consulter aussi dans le dictionnaire : alphabet
Système de signes graphiques, disposés dans un ordre conventionnel, et servant à transcrire les sons d'une langue ; ensemble de ces signes.
Système de représentation des sons au moyen des lettres.

Le passage de l'écriture idéographique des Égyptiens (hiéroglyphes) et des Assyriens (cunéiformes) à l'écriture alphabétique marque une progression dans le degré d'abstraction puisqu'il y a décomposition systématique du mot en ses unités élémentaires, les sons : chaque son est transcrit par une seule lettre. L'écriture alphabétique se constitue entre le XVIIIe et le XIVe s. avant J.-C. dans la région syro-palestinienne. Vers 1100 avant J.-C. apparaît chez les Phéniciens un alphabet de 22 lettres qui supplante peu à peu l'écriture cunéiforme. Servant à transcrire une langue sémitique, cet alphabet ne comportait que des consonnes.
L'alphabet grec (IXe s. avant J.-C.) reprend les signes phéniciens en y ajoutant des voyelles. Il a donné naissance aux écritures copte, arménienne, géorgienne, cyrillique, etc. L'alphabet latin est l'adaptation par les Étrusques de l'alphabet grec ; il sert à transcrire les langues romanes et germaniques, certaines langues slaves, le turc, le vietnamien (quôc-ngu), l'indonésien, etc.

À partir de Gui d'Arezzo (XIe s.), les lettres laissèrent la place aux signes sur portées, qui reçurent les noms connus : do, ré, mi, etc., mais subsistèrent dans les tablatures. Elles donnèrent leur noms aux notes dans les pays germaniques et anglais.