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littérature

[dossier]

Victor Hugo
Victor Hugo

Résumé du dossier

Art de tracer des lettres à l’origine, ensemble du savoir livresque et culture du lettré (« on a de la littérature »), la littérature prend un nouveau sens à la fin du xviiie s., où elle désigne la production des écrivains en un lieu et à une époque donnés (« on fait ou on étudie de la littérature »). La littérature en tant que l’activité autonome de l’écrivain qui s’incarne dans un livre est une acception récente. Ignorant l’écriture, les premières civilisations ont transmis oralement leur patrimoine culturel et émotionnel, et, avant d’être le fait d’un individu solitaire, la littérature a été un chant mémoriel des traditions de la communauté : les contes, les récits sont la mémoire d’un groupe, voire le répertoire sacré des règles d’un peuple. En devenant ce qu’elle est de nos jours, elle s’accompagne d’une évolution des genres (de l’épopée au roman, de l’éloquence au lyrisme). Au fur et à mesure de la constitution d’aires culturelles s’élaborent des thèmes spécifiques et la pratique de formes privilégiées. La fixation de la littérature par l’écrit et la diffusion du livre bouleversent les rapports de l’écrivain avec son public et de l’écrivain avec la tradition. Si la littérature s’interroge de nos jours sur sa finalité et ses méthodes, elle paraît de plus en plus être un lieu de passage privilégié entre les grandes aires culturelles. L’extension du champ de la communication grâce à l’Internet et l’ouverture des frontières qu’elle induit génèrent deux mouvements contradictoires : une transformation des regards sur l’extérieur mais aussi un repli sur ses racines.