En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

blindé

Automitrailleuse
Automitrailleuse

Véhicule de combat automoteur, plus ou moins armé et recouvert d'un blindage. (Il peut être à roues, à chenilles ou semi-chenillé.) [On dit aussi engin blindé.]

MILITAIRE

C'est au début du début du xxe s. qu'apparaît l'idée de monter sur des automobiles une arme protégée, comme le véhicule lui-même, par un léger blindage, donnant ainsi naissance au premier engin blindé.

Il existe une grande diversité de blindés, plus ou moins armés, aux caractéristiques et aux missions différentes. On distingue : les automitrailleuses (engins blindés de reconnaissance, etc.) ; les chars (chars de combat, chasseurs de chars, chars lance-missiles, etc.) et leurs dérivés (canons automoteurs, chars poseurs de ponts, chars de dépannage, etc.) ; les chenillettes ; les engins spécifiquement destinés aux opérations amphibies ; les véhicules d'infanterie et de génie d'accompagnement, notamment, en France, les véhicules de l'avant blindés (V.A.B.), le véhicule de combat de génie (V.C.G.), les véhicules de combat d'infanterie (V.C.I.) et les véhicules de transport de troupes (V.T.T.).

Les principaux engins

Le char de bataille

Ce terme désigne un véhicule blindé de combat, automoteur, généralement à chenilles, ayant une masse à vide d'au moins 16,5 t. Il est doté d'une grande puissance de feu, obtenue essentiellement par un canon principal en tourelle (excepté le char suédois Bofors S, qui possède un canon de 105 mm monté sur la caisse) à tir direct, à grande vitesse initiale, nécessaire pour prendre à partie divers objectifs (blindés, positions d'infanterie). Il comporte aussi des équipements optiques de pointage et d'observation, utilisables de jour comme de nuit ; des possibilités amphibies ; la protection de l'équipage contre l'air contaminé (gaz divers, effets nucléaires).

L'efficacité d'un char peut être mesurée en fonction de son armement (calibre, puissance de perforation), de sa mobilité (puissance du moteur, aptitude tout terrain) et de sa capacité de protection (blindage).

On distingue les chars légers (moins de 30 t) et les chars lourds ou moyens, tel le char français Leclerc, pesant 53 t, pourvu d'un canon de 120 mm et atteignant 75 km/h sur route.

Les véhicules blindés de combat

Ils sont semi-chenillés ou, souvent, équipés de 4 à 6 roues. On distingue les engins de reconnaissance ; les engins transporteurs de troupes, qui possèdent en règle générale un armement intégré ou organique d'un calibre inférieur à 20 mm et dont il existe de nombreuses variantes (ambulance, dépanneur, lance-missiles, véhicule de commandement…) ; et les chasseurs de chars. Bon nombre de ces blindés sont amphibies, voire aérotransportables. De plus, ils sont souvent équipés d'une protection NBC (nucléaire, biologique et chimique).

L'évolution

Pendant la Première Guerre mondiale apparaît dans les armées britannique et française le premier char d'assaut, ou tank. Celui-ci constitue alors un puissant appui pour l'infanterie, qu'il accompagne dans sa progression, et permet d'aboutir à la victoire de 1918.

La Seconde Guerre mondiale marque l'apogée de l'utilisation du blindé comme moyen principal de la percée tactique foudroyante (Blitzkrieg) à condition qu'il soit soutenu par une aviation d'appui tactique suffisamment importante pour tout à la fois le protéger et maximiser ses effets sur le terrain (couple char-avion). Dès 1944, on perçoit la vulnérabilité des engins blindés abandonnés sans couverture aérienne (bataille de Normandie).

Le développement des armes antichars et, de nos jours, des missiles disposant d'autodirecteurs, pouvant être mis en œuvre aussi bien par les avions que par les hélicoptères et par les fantassins, constitue une nouvelle menace pour le blindé, qui, pour résister efficacement, doit être doté de blindage « réactif ». Ce scénario de déferlement en masse d'une offensive de blindés, qui, durant la guerre froide, domina la vision stratégique d'un affrontement en Europe, devient moins pertinent dès lors que l'adversaire dispose de moyens antichars développés.

Les missions

L'efficacité de l'arme blindée, nécessairement liée à un affrontement terrestre, obéit à une logique d'occupation du terrain. La dernière grande bataille de chars a eu lieu lors de la guerre du Kippour (1977). Pendant la guerre du Golfe (1990-1991), les blindés ont été engagés pour affirmer la supériorité de l'un ou de l'autre des adversaires sur le territoire disputé. La mission des blindés varie selon la nature du conflit et donc du type de l'opposition armée qui lui est présentée. Le blindé est une arme de choc entre forces de qualité équivalente. S'il n'y a pas de supériorité aérienne nette, la bataille de blindés retrouve toute sa valeur.

Le blindé peut être également l'arme d'excellence de la guerre civile et du coup d'État. Du soulèvement de Budapest (1956) à la place Tian'anmen à Pékin (mai-juin 1989) ou au coup d'État manqué de Moscou (août 1991), le blindé apparaît comme une arme éminemment politique pour prendre ou conserver le pouvoir dans une situation d'antagonisme civil exacerbé. Il est aussi un moyen de protection des troupes ou des civils dans les opérations de rétablissement de la paix (Bosnie, Kosovo).

Enfin, le blindé est utilisé dans la lutte contre les guérillas urbaines (Proche-Orient, Iraq, etc.). Dans ce contexte, il présente des faiblesses que l'on compense par des protections supplémentaires (blindages additionnels contre les charges creuses) et des appareils de contre-mesure pour détecter la désignation du blindé par laser, les actions de tireurs d'élite ou le départ d'un missile.