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cavalerie

(italien cavalleria)

Hussard, 1791
Hussard, 1791

Ensemble des formations militaires combattant à cheval et intervenant dans la bataille par le mouvement et par le choc (charge).

HISTOIRE

L'utilisation militaire du cheval remonte sans doute au début du IIIe millénaire avant J.-C. Plus tard, Égyptiens, Numides, Scythes et Parthes ont possédé une véritable cavalerie. Cependant, dans l'Antiquité romaine et grecque, la cavalerie ne joue qu'un rôle secondaire.

Dès le début du haut Moyen Âge, les invasions barbares démontrent la supériorité de la cavalerie sur l'infanterie. La cavalerie devient l'arme principale au combat et donnera naissance à la chevalerie féodale.

En France, la prépondérance de la cavalerie disparaît avec la fin du Moyen Âge. Crécy et Azincourt marquent la supériorité de l'infanterie sur le cavalier bardé de fer. L'invention des armes à feu fait apparaître sous François Ier les arquebusiers à cheval, d'abord fantassins mettant pied à terre pour le combat, appelés plus tard dragons. Sous Louis XIII sont créées les unités de cavalerie légère, dont le rôle spécifique est d'assurer les reconnaissances.

En 1693 est constitué le corps des carabiniers, qui, avec les dragons et les hussards (créés en 1692), forment l'essentiel de la cavalerie. Au xviiie s., Choiseul en fait, à la veille de la Révolution, une arme excellente. En 1779, les escadrons de reconnaissance des régiments sont groupés en un corps nouveau : les chasseurs à cheval. En 1789, la cavalerie comprend 61 régiments (30 000 hommes). Le premier Empire marque l'apogée de la cavalerie : en 1805, 78 régiments de cavalerie regroupent 57 000 hommes. La campagne d'Algérie amène la création des spahis et chasseurs d'Afrique.

À la veille de la Première Guerre mondiale, le mode d'action principal de la cavalerie reste le combat à l'arme blanche. Entre 1918 et 1939, la cavalerie laisse la place au moteur et aux engins blindés. La campagne de France de 1940 marquera sa disparition du théâtre d'opérations d'Europe occidentale.