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infanterie

(italien infanteria, de infante, fantassin)

Soldat du régiment de Champagne
Soldat du régiment de Champagne

Autrefois, ensemble des troupes combattantes à pied ; aujourd'hui, arme spécialisée dans le combat de localité et en terrain difficile.

Dès l'Antiquité, on peut distinguer entre infanterie lourde (ou de ligne) et infanterie légère. La première comprend le gros des armées ; elle contient les assauts adverses et défonce les dispositifs ennemis : Rome, les cités grecques, la Perse disposent de soldats combattant en rangs serrés et armés, à cet effet, de casques, de glaives, de cuirasses, de lourds boucliers. La seconde est engagée dans toutes les opérations qui nécessitent vitesse et agressivité : harcèlement, couvertures des flancs ont été menés par les formations de peltastes des cités grecques, les unités d'archers des Scythes et les cohortes auxiliaires romaines.

Le haut Moyen Âge marque un recul de l'infanterie au profit de la cavalerie, mais l'intégration, à partir du xve s., du feu à la manœuvre de l'infanterie lui rend la primauté. En France, organisée en régiments au xvie s., l'infanterie est composée d'unités de piquiers et d'arquebusiers. Elle intègre progressivement le mousquet et le fusil. Dotée, vers 1700, du fusil à baïonnette, avec ses voltigeurs, ses grenadiers, ses tirailleurs et ses chasseurs, elle prend, sous le premier Empire, une physionomie qui ne changera guère jusqu'à la Première Guerre mondiale. Paradoxalement, le développement de l'infanterie à cette époque (67 % des effectifs des armées en 1914) lui interdit, par manque de mobilité, toute manœuvre de débordement. L'apparition du char va rétablir le mouvement sur le champ de bataille et diversifier les missions de l'infanterie. Entre 1939 et 1945, l'infanterie de forteresse sert les mitrailleuses et les armes antichars des ouvrages, l'infanterie motorisée se déplace en camions et combat à pied, l'infanterie mécanisée, transportée en véhicules tout terrain de plus en plus blindés, lie son action à celle des chars.

Depuis 1945, les conflits ou interventions extérieures ont montré l'utilité de l'infanterie lorsqu'il faut se déployer sur des terrains difficiles ou lorsqu'il faut occuper le territoire. Les missions de rétablissement ou de maintien de la paix donnent à l'infanterie un nouveau cadre d'action. L'armement du fantassin est de plus en plus sophistiqué et en fait un redoutable adversaire du blindé (missiles antichar), de l'avion ou de l'hélicoptère (missile antiaérien de courte portée). Le combattant est également mieux protégé (gilets pare-balles, tenues N.R.B.C. [nucléaire, radiologique, biologique et chimique], etc.). Il peut agir et tirer de nuit grâce aux dispositifs d'intensification de lumière et aux jumelles thermiques infrarouge. L'infanterie est également plus mobile grâce aux blindés (véhicules de combat d'infanterie) et à l'aérotransport (héliportage, parachutage). Le fantassin à équipements et liaisons intégrées (FELIN) est le combattant du futur. Équipé d'armes dotées de moyens optroniques, disposant de moyens de communication inscrits dans un réseau d'information au sein de son unité, doté d'une plate-forme électronique qui gère les ressources en énergie et les échanges entre armes, radio et équipements de tête, il devient un véritable système d'armes. À terme, l'infanterie sera moins nombreuse mais plus puissante en raison des capacités individuelles de chaque combattant.