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guerres israélo-arabes

La première guerre israélo-arabe
La première guerre israélo-arabe

Nom donné aux quatre conflits ouverts qui, depuis 1948, ont opposé l'État d'Israël à divers États arabes.

PREMIÈRE GUERRE ISRAÉLO-ARABE : 1948-1949

La Ligue arabe refuse de reconnaître le plan de partage de la Palestine arrêté par l'O.N.U. le 29 novembre 1947. Au départ des Britanniques et à la fondation de l'État d'Israël, le 14 mai 1948, les États arabes limitrophes (Égypte, Iraq, Syrie, Transjordanie et Liban) attaquent le nouvel État, tandis que, de l'intérieur, la lutte est menée par la Garde nationale arabe. Au cours de la campagne « des dix jours » (9-19 juillet 1949), les armées arabes sont refoulées. Après une trêve qui permet l'évacuation de 500 000 Arabes, Israël attaque l'Égypte (octobre), occupe le Néguev et rejette les Égyptiens sur El-Arich. Les lignes de cessez-le-feu deviennent les nouvelles frontières d'Israël.

DEUXIÈME GUERRE ISRAÉLO-ARABE : 1956

La nationalisation du canal de Suez par Nasser (juillet 1956), les alliances arabes offensives de l'Égypte et son nationalisme actif font peser sur Israël de réels dangers (blocage du trafic maritime du golfe d'Aqaba et du port d'Eilat). Israël, qui bénéficie alors de l'appui de la Grande-Bretagne et de la France, lance vers le Sinaï une « guerre éclair » qui surprend les Égyptiens (29 octobre). Le 3 novembre, les forces israéliennes s'emparent de Charm el-Cheikh. Dès le 30 octobre, Français et Britanniques avaient lancé aux gouvernements d'Israël et d'Égypte un ultimatum leur laissant douze heures pour retirer leurs troupes à 15 km de part et d'autre du canal. Le refus égyptien décide de l'intervention des forces franco-britanniques, qui débarquent à Port-Fouad et à Port-Saïd et occupent la zone du canal jusqu'à El-Kantara. Cette action tourne court devant la pression de l'O.N.U., de l'U.R.S.S. et des États-Unis. La police de l'O.N.U. relève les contingents français et anglais, réoccupe le Sinaï et rétablit entre Israël et l'Égypte la ligne d'armistice de 1949.

TROISIÈME GUERRE ISRAÉLO-ARABE OU GUERRE DES SIX-JOURS : JUIN 1967

Le retrait des Casques bleus du Sinaï (19 mai 1967), leur remplacement par des troupes égyptiennes, qui réoccupent Charm el-Cheikh, ajoutent à la tension créée par les raids des fedayins égyptiens et des commandos de l'O.L.P. contre Israël. Dès lors, la crise s'accélère, l'Algérie décide l'envoi d'unités au Moyen-Orient, le roi Husayn de Jordanie conclut un accord militaire avec l'Égypte, auquel l'Iraq adhère le 4 juin. La Syrie, à l'imitation de l'Égypte dans le Sinaï, masse ouvertement des contingents à sa frontière. Israël réagit par une attaque préventive lancée le 5 juin. Après avoir éliminé les aviations arabes, les Israéliens encerclent et écrasent les divisions égyptiennes dans le Sinaï (5-8 juin), repoussent en Cisjordanie la Légion arabe du roi Husayn et ne sont arrêtés sur la route de Damas que par le cessez-le-feu imposé par l'O.N.U. (6-10 juin). Israël occupe tout le Sinaï, Gaza, la Cisjordanie et le plateau du Golan.

QUATRIÈME GUERRE ISRAÉLO-ARABE OU GUERRE DU KIPPOUR : OCTOBRE 1973

En Égypte, le président Anouar el-Sadate est au pouvoir depuis 1970. Le 6 octobre 1973, alors qu'Israël célèbre la fête de Yom Kippour, les forces égyptiennes attaquent le front israélien du canal de Suez, tandis que la Syrie porte massivement ses efforts sur le Golan ; l'Iraq, la Jordanie, le Maroc et l'Algérie participent également. Le 9 octobre, les Égyptiens contrôlent la rive est du canal. Mais les forces israéliennes, la première surprise passée, lancent une contre-offensive sur le front syrien, puis sur le canal, où elles créent, le 15, une tête de pont au nord-ouest de Suez. De plus, le 17 octobre, la décision des pays producteurs de pétrole de réduire leurs exportations vers l'Europe et les États-Unis complique un conflit déjà aggravé par les livraisons de matériels américains à Israël et soviétiques aux Arabes. Le 18 octobre, les Israéliens attaquent Port-Saïd, renforcent leur percée à l'ouest du canal et contraignent (21-22 octobre) les Syriens à l'abandon de positions stratégiques dans la région du mont Hermon. À l'issue du séjour de H. Kissinger à Moscou (21 octobre), le Conseil de sécurité de l'O.N.U. adopte le 22, et renouvelle le 23, une résolution américano-soviétique pour un cessez-le-feu immédiat, accepté par Israël et l'Égypte et rejeté dans un premier temps par la Syrie, l'Iraq, l'O.L.P. et la Libye. Après une mise en état d'alerte de toutes les forces américaines (25 octobre), à la suite de l'avertissement soviétique à Israël sur le non-respect du cessez-le-feu, le Conseil de sécurité fait adopter le principe de l'envoi sur place d'une force de 7 000 Casques bleus, sans participation des contingents de pays membres permanents du Conseil.