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Hongrie

en hongrois Magyarország

Nom officiel : Hongrie

Carton de situation - Hongrie
Drapeau de la Hongrie
Drapeau de la Hongrie

État d'Europe orientale, la Hongrie est limitée au sud par la Croatie et la Serbie, à l'est par la Roumanie, au nord-est par l'Ukraine, au nord par la Slovaquie, à l'ouest par l'Autriche et la Slovénie.
La Hongrie est membre de l'Union européenne et de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN).

  • Superficie : 93 000 km2
  • Nombre d'habitants : 9 955 000 (estimation pour 2013)
  • Nom des habitants : Hongrois
  • Capitale : Budapest
  • Langue : hongrois
  • Monnaie : forint
  • Chef de l'État : János Áder
  • Chef du gouvernement : Viktor Orbán
  • Nature de l'État : république à régime parlementaire
  • Constitution :
    • Entrée en vigueur : 1er janvier 2012
Pour en savoir plus : institutions de la Hongrie

GÉOGRAPHIE

La Hongrie est un pays de plaines à l'E. du Danube (l'ancienne Puszta), de collines ou de moyennes montagnes dans l'extrémité nord-est et surtout à l'O. du Danube (la Transdanubie). Les hivers sont rigoureux, les étés, souvent chauds et humides. Budapest concentre environ le cinquième d'une population ethniquement homogène mais aujourd'hui déclinante (taux de natalité bas).

L'agriculture demeure importante (blé et maïs, betterave à sucre, vigne, élevage bovin et porcin). Le sous-sol recèle un peu de lignite, de gaz naturel et de bauxite. Aux branches industrielles traditionnelles (agroalimentaire, chimie, métallurgie) s’ajoutent aujourd'hui l’informatique, l’électronique, la pharmacie. Le pays, endetté, connaît de graves difficultés financières.

1. Les régions

Petite par la taille, entièrement danubienne, occupant le fond du bassin pannonien, la Hongrie n'en est pas moins régionalement contrastée. Formant l'ossature du pays, une dorsale O.S.-O.-E.-N.-E. peu élevée (de 500 à 800 m), mais courant sur 400 km des derniers contreforts des Alpes aux Carpates s'individualise en petits massifs cristallins, calcaires et volcaniques brisés au cénozoïque, minéralisés (bauxite, manganèse, lignite, sources thermales), couverts de forêts et frangés de vignobles. Séparés en leur milieu par la percée et le coude du Danube à Visegrád, ces massifs sont : à l'O., en Transdanubie, les monts Bakony, tombant en versants abrupts sur le lac Balaton, les Vértes, le Pilis ; au-delà, dans le massif du Nord, le Börzsöny, les monts Mátra (1 015 m au Kékes, point culminant de la Hongrie), les karsts de Bükk et d'Aggtelek, les monts de Zemplén, dominant le prestigieux vignoble de Tokaj (Tokay).

De part et d'autre du massif de Transdanubie, deux régions agricoles douées (lœss, pluies d'été) font de la Hongrie occidentale la partie la plus opulente du pays. Au N.-O. des Bakony, une plaine de remblaiement tertiaire et quaternaire, le Kisalföld (Petite Plaine), développe jusqu'au Danube grandes cultures et fermes d'élevage à gros rendements (blé, orge, maïs, betterave sucrière, plantes fourragères, pommes de terre, vaches laitières, porcs). Au S.-E., le Mezőföld, le Somogy et le Tolna alignent, façonnées par le Kapos et ses affluents, de longues collines de faible altitude (100 à 300 m), domaine d'une polyculture intensive (céréales, fourrages, bovins, volailles). Aux collines succèdent, jusqu'à la Drave, deux blocs karstiques isolés, les Mecsek (682 m ; charbon, uranium) et le petit massif de Villány (442 m ; vignobles), déjà méditerranéens (figuiers, amandiers).

La plaine qui, à l'E. du Danube, s'étend du massif du Nord aux frontières roumaine et yougoslave couvre la moitié du pays (47 000 km2). C'est l'Alföld, la Grande Plaine. Elle correspond au fossé de subsidence pannonien, rempli depuis le cénozoïque, selon la profondeur du socle, de 2 000 à 4 000 m de dépôts marins, lacustres, fluviaux et éoliens. Le Kiskunság (Petite Coumanie), entre Danube et Tisza, et le Nyírség, au N.-E., constituent deux immenses cônes de déjection sableux, construits par le Danube et la haute Tisza, et modelés en dunes par le vent. Le défaut de pente contrarie le drainage (méandres de la Tisza) et multiplie les efflorescences salines. La rigueur des hivers et la sécheresse de l'été faisaient naguère encore du pays une puszta (steppe) parcourue par des troupeaux extensifs de bœufs à cornes fourchues, de chevaux et de moutons. Aujourd'hui, un dense réseau de canaux d'irrigation, branchés sur le Danube et sur la Tisza (barrages de Tiszalök et de Kisköre), et une agriculture savante ont réduit la puszta aux parcs nationaux d'Hortobágy (60 000 ha) et de Bugac (30 000 ha), préservés comme réserves naturelles. Les lœss et tchernozems du Jászság et du Nagykunság (Grande Coumanie) portent des céréales (blé, maïs, riz) ; les sables du Nyírség, des plantes industrielles (tabac, pommes de terre, tournesol). Des plantations de peupliers, d'acacias, de sapins, de genévriers, mais aussi d'arbres fruitiers et de vignes ont fixé les dunes et valorisent des sols médiocres (abricotiers, pêchers, pruniers, pommiers, vins et raisins de table de Kecskemét et du Nyírség, cerisiers au sud d'Eger). Les cultures légumières et d'horticulture florale ont conquis les vallées (paprika de Kalocsa et de Szeged, oignons de Makó). Des viviers alimentent en carpes un marché friand. L'exploitation du sous-sol livre, autour de Szeged, du pétrole, du gaz naturel, de l'énergie géothermique (serres, chauffage urbain).

2. L'économie depuis 1945

2.1. L'économie socialiste après la Seconde Guerre mondiale

La Hongrie a adopté après la Seconde Guerre mondiale les principes de l'économie socialiste centralisée de type soviétique. C'est-à-dire qu'à la suite des nationalisations, une planification a été introduite, accompagnée d'une industrialisation rapide. De même, dans l'agriculture, les coopératives se sont développées. Cependant, la Hongrie a connu un développement économique particulier avec des phases successives de libéralisation (en 1957, 1966, 1980). Ainsi, une autonomie plus large que dans les autres pays d'Europe de l'Est (excepté en Yougoslavie) a été accordée aux entreprises. Par ailleurs, une certaine libéralisation en matière de fixation des prix a permis une décentralisation de l'économie. De plus, un intéressement des travailleurs a contribué à une nette amélioration de la productivité. Ces réformes successives ont permis une multiplication par quatre du revenu national entre 1949 et 1980.

Dans le cadre de la division internationale du travail entre les États membres du Comecon (ou C.A.E.M. : Conseil d'assistance économique mutuelle), la Hongrie est chargée de produire des moyens de transports (camions, autobus, matériel ferroviaire, moteurs). Mais elle produit également des machines-outils, des appareils électroménagers, des centrales électriques, tandis qu'une agriculture intensive permet le développement d'industries agroalimentaires.

En 1939, seules Budapest et Miskolc possédaient des industries importantes. En province, le développement économique a été plus lent autour des villes de Győr, Tatabánya et Székesfehérvár. Neuf villes nouvelles ont été créées après la Seconde Guerre mondiale pour accueillir de nouveaux sites industriels. Il s'agit de Komlő (carbochimie), Dunaújváros (sidérurgie), Százhalombatta (pétrochimie), Ajka et Várpalota (aluminium), Oroszlány (métaux non ferreux), Kazincbarcika et Leninváros (engrais et plastiques), Uraniumváros (nucléaire). Mais, si les régions du Nord et de l'Ouest voient leur développement s'appuyer à la fois sur l'exploitation minière, les activités industrielles, une agriculture dynamique et le tourisme, celles du Sud et de l'Est souffrent de la pauvreté du sous-sol, des aléas climatiques et de la désertification humaine. Par ailleurs, la persistance d'un faible taux de natalité a entraîné un vieillissement de la population dont une forte proportion se concentre dans les grandes agglomérations urbaines (un quart des Hongrois résident à Budapest). Malgré cet handicap, l'adaptation de l'économie hongroise aux différentes crises, tant énergétiques (dans les années 1970) que systémiques (crises du système économique socialiste), a révélé la vitalité du pays.

2.2. La transition vers l'économie de marché

La Hongrie a été le premier État du bloc socialiste à s'engager dans la voie des réformes, avec notamment une mise en place progressive de l'économie de marché. Le mouvement s'est accéléré après l'éviction de János Kádár de la direction du parti communiste en 1988. Il devenait urgent de sortir le pays d'une crise conjuguant l'inflation, la montée du chômage, l'augmentation de la dette extérieure et les phénomènes de pénuries. La nécessité de réformer en profondeur le système a conduit à la privatisation et à la libéralisation de l'économie. Ainsi, une Bourse des valeurs (la première dans les pays socialistes) a été instituée à Budapest et la Hongrie, qui comptait près de 2 000 entreprises d'État, a lancé en 1990 un vaste programme de privatisations portant sur une vingtaine de grandes sociétés. Elle a bénéficié dès lors d'un afflux important de capitaux étrangers. Les investissements se sont concentrés dans l'industrie (construction mécanique, automobiles, matériel électrique, télécommunications), et ont contribué à une croissance de 4 % de la production industrielle en 1993. Depuis 1992, cependant, les investissements directs étrangers s'essoufflent et s'orientent dorénavant, de préférence, vers les services (finance, commerce de gros et de détail) qui emploient 50 % de la population active. Le processus de privatisation s'est quelque peu ralenti à partir de 1993, étant donné la difficulté de procéder aux restructurations des très grandes entreprises et la crainte des autorités d'assister à une augmentation du chômage.

2.3. Le rapprochement avec l'Union européenne

À la différence des autres pays d'Europe de l'Est, la Hongrie avait développé, bien avant la chute du communisme, une politique de commerce extérieur permettant de nouer des liens avec les États de l'Union européenne. Ainsi, dans les années 1980, ceux-ci fournissaient 40 % des importations hongroises et absorbaient 32 % des exportations. Le pays, qui bénéficie, depuis 1989, d'un programme d'aide économique de l'Union européenne, est entré au Conseil de l'Europe en 1990. Depuis janvier 1995, conformément aux accords passés dans le cadre de son association avec l'Europe communautaire, la Hongrie s'efforce de lever ses barrières douanières.

Une politique macro-économique de rigueur a été menée depuis le début des années 1990. Elle s'est intensifiée avec la mise en place d'un programme de stabilisation en 1995. Ainsi, les déficits des finances publiques et des paiements extérieurs se sont réduits, l'inflation a diminué et la compétitivité s'est améliorée, ramenant la confiance des marchés financiers. Depuis 1997, la croissance de la production industrielle s'accélère sous l'effet de la reprise des investissements et de la progression des exportations. Cependant, les signes de fragilité demeurent, en raison même de la très grande ouverture du pays sur l'extérieur et de la dépendance de l'activité économique vis-à-vis des importations.

C'est donc dans un contexte contrasté de reprise et d'austérité budgétaire que s'effectue le rapprochement vers l'Union européenne. La Hongrie s'est également rapprochée, à partir 1990, de la Pologne et de la Tchécoslovaquie. Après le démantèlement du pacte de Varsovie et du Comecon en 1991, ces trois pays, regroupés dans le cadre du « groupe de Visegrád » (destiné à favoriser la coopération régionale en vue d'un rapprochement avec l'Union européenne et l'O.T.A.N.), ont signé des accords d'association avec la Communauté européenne. La Hongrie a adhéré à l'O.T.A.N. en 1999. Cependant, la persistance des discriminations à l'égard des Roms, le surpeuplement carcéral et l'alignement sur l'acquis communautaire en matière d'environnement apparaissent encore comme des insuffisances aux yeux de la Commission européenne. Les bonnes perspectives économiques du pays, présence dans les industries nouvelles et croissance en hausse, facilitent son entrée dans l'Union européenne en 2004. La Hongrie a des taux d'inflation et de chômage assez élevés. Le pays, endetté, connaît de graves difficultés financières. La Hongrie doit aussi faire face au problème du statut des minorités d'origine hongroise dans les pays périphériques : en Roumanie, en Serbie (Vojvodine) et en Slovaquie.

3. Les ressources et les échanges aujourd'hui

L'agriculture associe céréales (blé et surtout maïs) et élevages variés ; localement, la viticulture est présente. Le sous-sol fournit du lignite, du gaz naturel et de la bauxite. L'industrie est dominée par la métallurgie de transformation, devant la chimie et l'agroalimentaire. Le secteur secondaire et plus encore les services sont présents à Budapest, qui concentre le cinquième d'une population caractérisée par un taux d'urbanisation moyen et une lente décroissance, tenant à la conjonction de la chute du taux de natalité et du vieillissement. Depuis le retour de la Hongrie à l'économie de marché et avec son intégration récente à l'Union européenne, le pays a fait d'importants progrès en terme de développement. Aujourd'hui, les principaux partenaires commerciaux sont au sein de l'Union européenne, l'Allemagne, l'Autriche et l'Italie. Le tourisme culturel et climatique apporte un complément de ressources appréciable. La Hongrie offre aux touristes le charme et les facilités d'accueil de sa capitale, la séduction du Danube (Visegrád), la beauté architecturale de ses vieilles villes (Sopron). Les monts Mátra se sont équipés pour les sports d'hiver. Le lac Balaton est devenu, à 80 km de Budapest (autoroute) et avec ses 2 000 heures d'ensoleillement annuel, un ensemble balnéaire considérable (Balatonfüred, Tihany, Siófok). Le tourisme thermal anime une vingtaine de centres de cure. La nature est très protégée (3 parcs nationaux, 616 sites, 27 zones, totalisant 300 000 ha).

En 2008, confrontée à une grave crise économique, la Hongrie obtient une aide d'un montant de 20 milliards de dollars de la part de l'Union européenne, du Fonds monétaire international (F.M.I.) et de la Banque mondiale.

HISTOIRE

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