Identifiez-vous ou Créez un compte

Kyoto

Kyoto
Kyoto

Ville du Japon, chef-lieu de préfecture dans le sud de Honshu.

  • Population pour l'agglomération : 1 804 361 hab. (estimation pour 2010)

Grand centre touristique. Industries aéronautiques, électriques et chimiques. Kyoto entre dans l'orbite industrielle d'Osaka et de Kobe.

L'HISTOIRE ET L'ART DE KYOTO

Ville-musée, à la fois lieu sacré et symbole, Kyoto reste le témoin des splendeurs japonaises du passé. Fondée en 794 par l'empereur Kammu (781-806) et, dès cette époque, carrefour des arts et de l'esprit, elle reproduit sous le nom de Heian-Kyo (« Capitale de la paix »), le plan de la Changan (aujourd'hui Xi’an) des Tang en Chine. Elle conserve toujours ces tracés primitifs ; rien ne reste hormis ce plan : le palais impérial brûla en 1228, mais l'actuel sanctuaire shinto, Heinan-jingu, est une reconstitution (1895) de ce qu'était peut-être le palais à la chinoise de Kammu. Témoins de l'intense vie spirituelle de l'époque subsistent, hors les murs, le futur Enryaku-ji (788) sur le mont Hiei et, dans les murs, le Kiyomizu-dera (798), dans leur forme du xviie s.. Seul le Byodo-in, « pavillon du Phénix », résidence princière devenue monastère (1052) à Uji, reste un authentique témoin des fastes de Heian-kyo.

À l'époque Kamakura (1185-1192), le renouveau d'influences chinoises, celles des Song, se retouve aujourd'hui au Nanzen-ji, ancienne villa impériale devenue temple en 1291, et au Sanjusangen-do, l'une des plus anciennes architectures subistantes (1164), avec ses mille et un Kannon en bois, tous différents et expressifs.

Après deux siècles d'absence politique mais d'active vie religieuse avec le développement du bouddhisme, Kyoto connaît une renaissance en 1338 avec l'arrivée au pouvoir des Ashikaga, marquée par une splendide floraison des arts grâce au génie du peintre Sesshu et à l'épanouissement de l'école Kano, parallèle à la naissance du . C'est alors qu'apparaissent la cérémonie du thé (chanoyu) et l'art des arrangements de fleurs (ikebana) et que prend forme le goût des jardins, sous l'influence de la Chine des Song (le Kokedera, temple des Mousses) ou de l'esprit zen (jardin minéral comme Ryoan-ji, 1473). Témoins de cet âge d'or, le Kinkaku-ji, Pavillon d'or (1394), et le Ginkaku-ji, Pavillon d'argent (1482), premier type connu de maison « japonaise » avec tatami, fusuma (portes coulissantes) et tokonoma (alcôve d'exposition) ; enfin, le Daisen-in (1512) du Daitoku-ji et son étonnant jardin-tableau de pierres.

À la fin du xvie s., avec l'effondrement des Ashikaga, la Kyoto politique est définitivement délaissée ; son activité reste pourtant intense et l'on y voit la création des temples Nishi Hongan-ji et Higashi Hongan-ji (1591 et 1602), ainsi que la construction de l'actuel palais Nijo (1603) par Tokugawa Ieyasu et celle du palais détaché de Katsura (1620-1624) pour le jeune frère de l'empereur, suivi en 1654 de Shugakuin.

Pour en savoir plus, voir l'article histoire du Japon.