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Drapeau du Paraguay

Paraguay

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Carton de situation

Paraguay
Nom officiel : République du Paraguay

État continental d'Amérique du Sud, le Paraguay est limité au nord-ouest et au nord par la Bolivie, à l'est par le Brésil, au sud et au sud-ouest par l'Argentine.

Superficie : 407 000 km2
Nombre d'habitants : 6 349 000 (estimation pour 2009)
Nom des habitants : Paraguayens
Capitale : Asunción
Langues : espagnol et guarani
Monnaie : guarani

Chef de l'État : Fernando Lugo Méndez

Chef du gouvernement : Fernando Lugo Méndez

Nature de l'État : république à régime semi-présidentiel

Constitution :

 Adoption : 18 juin 1992

 Entrée en vigueur : 22 juin 1992

Institutions

Exécutif

Chef de l'État et du gouvernement : président de la République

Législatif

Le Congrès national se compose de la Chambre des députés et du Sénat.

GÉOGRAPHIE

Le milieu naturel

Traversé par le tropique du Capricorne, c'est un pays peu accidenté, axé sur la vallée du río Paraguay. L'Est est formé de plateaux gréseux (avec intercalations basaltiques). Le Centre, notamment la plaine de confluence des ríos Paraná et Paraguay, est en majeure partie marécageux. L'Ouest appartient au piémont andin, c'est le Chaco paraguayen. Le climat est marqué par la chaleur de l'été et surtout par les contrastes pluviométriques, contrastes saisonniers (longue saison sèche et courte période de pluies violentes au printemps et en été) et surtout spatiaux (sécheresse accrue vers l'ouest), qui se traduisent dans la végétation (forêt assez dense dans l'est, savane souvent arborée ou forêt-galerie au centre, quebracho rouge dans le Chaco oriental, steppe dans le Chaco occidental).

La population

La population paraguayenne est majoritairement composée de métis. Le nombre d'Amérindiens Guaranis est réduit à quelques milliers, ce qui n'a pas empêché la survivance de leur langue. Selon le recensement de 1992, 50 % des Paraguayens sont bilingues guarani/espagnol, 37 % parlent uniquement le guarani, 7 % seulement l'espagnol. Les 6 % restant pratiquent d'autres langues, du fait de l'existence de colonies d'origines diverses (allemande, japonaise, italienne). Mais, d'une manière générale, ces dernières n'ont eu que peu d'influence sur la population. Le taux d'accroissement naturel est l'un des plus élevés de l'Amérique latine, d'où la grande jeunesse des habitants. Ceux-ci sont très inégalement répartis : 95 % de la population vit dans la partie orientale du pays.

Les activités

Pays continental partagé par le fleuve Paraguay, sa partie occidentale, le Chaco (247 000 km2), semi-aride, est quasiment vide et constitue un « espace réserve ». C'est une région d'élevage extensif où l'on cultive également le quebracho (arbre riche en tanin), traité dans les usines voisines de Concepción. Trois colonies d'une secte anabaptiste, les mennonites, y sont installées depuis le XIXe s. Dans la partie orientale du pays se concentrent les grandes latifundia commerciales et les principales villes, Cuidad del Este, Coronel Oviedo et Asunción, capitale hypertrophiée qui concentre l'essentiel des fonctions tertiaires et secondaires.

   Aux productions agricoles traditionnelles (maïs, manioc, agrumes, maté, canne à sucre, riz, élevage bovin) se sont ajoutés l'exploitation de la forêt (acajou, québracho), les plantations de tabac, le coton et le soja, ces deux dernières cultures étant les bases, avec les produits de l'élevage, des exportations.

   Ses grands barrages d'Itaipú (construit en association avec le Brésil) et de Yaciretá (avec l'Argentine) fournissent la quasi-totalité de son électricité, exportée en majeure partie vers le Brésil et l'Argentine. Cette électricité a suscité un modeste développement industriel (alimentation, cimenterie, textile), localisé autour d'Asunción, la capitale et seule grande ville. L'Argentine et le Brésil, les voisins, sont les deux premiers partenaires commerciaux. L'influence du Brésil s'est accrue avec l'installation d'agriculteurs et d'éleveurs brésiliens dans l'Oriente et la construction de routes vers le Brésil. Le déficit traditionnel d'un commerce extérieur peu développé explique, en partie, un endettement notable. Le Paraguay possède l'un des produit intérieur brut les plus faibles de l'Amérique du Sud.

HISTOIRE

La colonisation

Des Espagnols à la recherche de la route fluviale vers l'Eldorado (le pays de l'or, en l'occurrence le Pérou) fondent en 1537, sur les rives du fleuve Paraguay, le fortin de Nuestra Señora de la Asunción. Afin de garantir leurs expéditions de reconnaissance, ils établissent des alliances avec un peuple amérindien semi-nomade, les Guaranis. Plusieurs tribus se partagent la région, mais aucune ne connaît une organisation étatique du type inca. Les Espagnols apportent aux Guaranis une aide armée contre leurs ennemis du nord, et reçoivent en échange divers cadeaux, parmi lesquels des femmes. Il s'ensuit un métissage assez important et, contrairement à ce qui se passe dans le reste de l'Empire espagnol, ces métis sont reconnus légitimes et intégrés à la société coloniale. Tant que l'objectif reste la découverte des métaux précieux, les rapports entre Amérindiens et Espagnols sont pacifiques. En revanche, après 1547, les Espagnols atteignent l'Eldorado (le Pérou), mais un autre groupe de conquistadores, commandé par Francisco Pizarro, en a déjà pris possession. Contraints de revenir au Paraguay et de rester sur place, les Espagnols entament une deuxième phase de colonisation.

   En 1556, le gouverneur Martínez de Irala répartit entre trois cents Espagnols des centaines de milliers d'Amérindiens dans le but de les « évangéliser ». C'est le système dit de l'encomienda : en échange d'une évangélisation plus que théorique, les Amérindiens doivent payer aux Espagnols des tributs en nature. À travers l'encomienda (appelée mita au Paraguay), les Amérindiens sont utilisés comme bêtes de somme dans les plantations de maté. Les révoltes ne tardent pas à éclater et rendent le pays ingouvernable. Les autorités espagnoles, incapables de venir à bout de ces révoltes par la force, sollicitent l'intervention des franciscains, puis des jésuites. Les Amérindiens vaincus sont regroupés en villages appelés réductions, car ils sont désormais « réduits à la vie civile et à l'Église ». Ces nouveaux établissements se mettent lentement en place et ce sont les jésuites qui, arrivés en 1585, les perfectionnent.

La République jésuite du Paraguay

Les jésuites fondent en 1609 leur première réduction (San Ignacio). Ils conservent à l'intérieur de ces villages fortifiés le mode de division des terres des Guaranis. Chaque famille exploite un lot qui lui est accordé afin de subvenir à ses besoins, mais doit des jours d'ouvrage sur les terres communes. Une partie de ce secteur communautaire est destinée à assurer la survie de ceux qui ne travaillent pas (prêtres, vieillards, malades), le surplus étant redistribué au moment des fêtes. L'autre, plus importante, est occupée par des cultures commerciales (maté et coton). Les revenus issus de leur vente permettent aux jésuites de supprimer la mita, et de payer directement au roi un tribut proportionnel au nombre d'Amérindiens mâles vivant dans la réduction.

   Par ce système, particularité du Paraguay au sein de l'Amérique espagnole, les Amérindiens ne sont plus soumis au contrôle administratif et politique de l'Empire colonial. Ils appartiennent à la République jésuite du Paraguay. Le roi espagnol autorise, par diverses ordonnances, l'existence de ce véritable État. Face aux incursions des chercheurs d'or et des chasseurs d'esclaves brésiliens (les bandeirantes), Philippe IV accorde aux jésuites le droit de posséder des armes à feu (1639). Militairement et économiquement indépendante, la République s'étend du bassin supérieur des fleuves Uruguay et Paraná jusqu'à l'est du fleuve Paraguay. Elle comporte trente-six villages, tous organisés selon le même modèle. Son existence permet à la Couronne espagnole de contrer l'avancée des Portugais et de limiter le pouvoir et l'autonomie des conquistadores. Ce sont les armées guaranis des jésuites qui viennent à bout d'une insurrection coloniale contre la métropole, les comuneros du Paraguay, qui dure de 1717 à 1735. Mais lorsque la cour de Madrid reprend en main l'administration entière de son empire, la puissance des jésuites lui paraît dangereuse. Par le traité de 1750, la Couronne espagnole accorde au Portugal sept réductions de l'Uruguay en échange de la colonie du Sacramento (dans l'actuel Uruguay). Les jésuites se soulèvent, et sont expulsés en 1767. Les réductions, occupées par des colons qui dépouillent les Amérindiens, finissent par se désagréger.

Le Paraguay indépendant

Au moment des guerres d'indépendance, au début du XIXe s., la province du Paraguay ne dépend déjà plus, depuis 1776, de la vice-royauté du Pérou, mais de celle de la Plata. Elle profite de l'insurrection de Buenos Aires (1810) pour déclarer son indépendance en 1811. Deux ans plus tard, un congrès proclame l'indépendance de la République du Paraguay. Sous la direction de José Gaspar Rodríguez de Francia (1814-1840), le pays se ferme aux étrangers et développe son agriculture. Personnage controversé, Rodríguez de Francia, admirateur de Napoléon, se déclare « dictateur à vie » en 1816.

   Son neveu, Carlos Antonio López (1844-1862), lui succède, et rouvre les frontières. Il abolit l'esclavage, engage des techniciens étrangers et développe le commerce. Il dote le pays d'un centre sidérurgique (Ybycuí), qui lui permet de constituer une armée solide et de construire, en 1854, la première ligne ferroviaire de l'Amérique du Sud. Tous ces efforts sont réalisés et payés avec les ressources nationales, sans faire appel aux capitaux étrangers. Au moment où son fils et successeur, le général Francisco Solano López (1862-1870), accède à la présidence, le Brésil et l'Argentine, qui se disputent la suprématie du continent sud-américain, délimitent leurs zones d'influence. La Triple Alliance (Brésil, Argentine, Uruguay) mène, avec le soutien du Royaume-Uni, et durant cinq ans (1865-1870), une véritable guerre d'annexion de la nation paraguayenne. La guerre du Paraguay fait perdre au pays plus des deux tiers de sa population et le laisse totalement ruiné.

L'instabilité politique

Occupé pendant six ans par l'armée brésilienne, le Paraguay ne doit sa sauvegarde qu'à la rivalité qui oppose ses adversaires lors du partage. Il doit néanmoins céder au Brésil la région au nord du fleuve Apa, et à l'Argentine, le territoire de Misiones ainsi qu'une partie du Chaco. La Constitution libérale de 1870 institue un mandat présidentiel de quatre ans. En 1887, deux partis oligarchiques sont créés, défendant les intérêts des grands propriétaires fonciers : celui des azules (bleus), plus libéral et anticlérical, et celui des colorados (rouges), plus conservateur et catholique. Les deux partis se disputent le pouvoir jusqu'en 1938, n'hésitant pas à recourir à des coups d'État.

   Sous la présidence d'Eusebio Ayala (1932-1938), une vieille querelle de frontière avec la Bolivie entraîne le pays dans un nouveau conflit armé. La guerre du Chaco (1932-1935) est remportée par le Paraguay qui reçoit par traité (1938) la majeure partie du territoire contesté. Le pouvoir revient à de jeunes officiers, héros du Chaco : la présidence est occupée d'abord par le colonel Rafael Franco (1936-1937), puis par le général José Félix Estigarribia (1939-1940) qui édicte une Constitution de type totalitaire (1940). Le général Higinio Moríñigo devient dictateur en 1940, mais après avoir écrasé en 1947, avec l'aide des colorados, un soulèvement populaire soutenu par les azules, le parti révolutionnaire Febrerista (fondé en 1936) et le parti communiste (fondé en 1928), il est écarté du pouvoir en 1948. Durant les quinze mois suivants, six présidents se succèdent (colorados et militaires). Federico Chaves, du parti Colorado, parvient cependant à se maintenir au pouvoir entre 1949 et 1954. Il sera renversé par le général Alfredo Stroessner.

La longue dictature du général Stroessner

Constamment « réélu », Alfredo Stroessner gouverne le pays durant trente-cinq ans. Son régime s'appuie, d'une part, sur la corruption, et, d'autre part, sur un contrôle étroit de la société dans son ensemble. Les sections du parti Colorado, pilier de son pouvoir, fonctionnent à la fois comme des forces paramilitaires et comme des organes de dénonciation. Le président maintient une façade de démocratie, à travers un système parlementaire comportant des partis politiques et des élections régulières. Mais les répressions à l'encontre d'une opposition allant des colorados dissidents du Movimiento popular colorado (Mopoco) aux libéraux, aux démocrates-chrétiens et aux communistes, sont féroces. Tortures, disparitions, exécutions au moment des arrestations sont une constante. La violence du régime atteint son paroxysme au milieu des années 1970, avec la création d'un camp de concentration, l'Emboscada (l'« embuscade »). La longévité du régime tient par ailleurs aux bonnes relations entretenues avec les États-Unis durant la guerre froide. Les Nord-Américains apportent des aides matérielles considérables à ce régime anticommuniste.

   En 1988, le dictateur est réélu pour la septième fois, mais son âge avancé pose le problème de sa succession. A. Stroessner songe à transmettre le pouvoir à l'un de ses fils, mais l'armée s'y oppose. S'appuyant sur une partie des colorados, appelés les « militants », le vieux dictateur tente d'éliminer ses adversaires à l'intérieur du parti Colorado, dont le général Andrés Rodríguez Pedotti. Ce dernier, grâce à un coup d'État soutenu par les États-Unis, le 3 février 1989, contraint A. Stroessner à se réfugier au Brésil.

L'apprentissage de la démocratie

A. Rodríguez Pedotti organise des élections générales libres en mai 1989, qui lui permettent d'accéder à la présidence. Tous les partis sont légalisés, les radios et les journaux fonctionnent de nouveau, les exilés rentrent au pays. Aux élections municipales organisées en mai 1991, le parti Colorado est devancé par un nouveau parti, l'Asunción para todos. En revanche, il obtient la majorité aux élections de décembre qui président à la formation de l'Assemblée. Celle-ci élabore, puis vote (juin 1992) une nouvelle Constitution. L'élection présidentielle de mai 1993 donne la victoire (40,9 % des voix) à Juan Carlos Wasmosy, propriétaire de la plus grande entreprise de bâtiment du pays et candidat du parti Colorado, sur Domingo Laíno, candidat du parti libéral radical authentique (P.L.R.A.), qui obtient 32 % des suffrages.

   Le P.L.R.A., opposant de longue date au régime Stroessner, s'affirme comme la deuxième force politique du pays. Juan Carlos Wasmosy, après avoir passé avec lui une alliance, entame les réformes du pouvoir judiciaire et de l'armée. Sur le plan économique, il suit une orientation libérale, se refuse à appliquer une réforme agraire et provoque le mécontentement de la population. Mais ni la marche des paysans sur Asunción, dirigée par le Mouvement paysan (fondé en 1992), ni la grève générale (la première depuis 1958), qui ont lieu en mai 1994, n'ébranlent les orientations économiques du gouvernement. En avril 1996, le chef de l'armée, le général Lino Oviedo, tente sans succès d'écarter le président sous la menace de la force. L'élection présidentielle de mai 1998 donne la victoire au candidat du parti gouvernemental, Raúl Cubas Grau, qui prend ses fonctions en août.

   En mars 1999, la mort dans un attentat du vice-président, Luis María Argaña, opposant politique du président de la République, conduit à une sérieuse crise politique. Soupçonné d'être à l'origine de cet attentat, Raúl Cubas est contraint de démissionner, alors que son mentor, le général L. Oviedo – condamné à dix ans de prison en 1996 puis libéré après l'entrée en fonctions de Raúl Cubas en 1998 – prend la fuite en Argentine. Le président du Sénat, Luis Ángel González Macchi, devient président par intérim et constitue un gouvernement d'union nationale. En mai 2000, l'armée parvient à mater un soulèvement déclenché par un groupe de militaires, partisans du général L. Ovied puis en juillet 2002, l'état d'urgence est décrété en raison de manifestations de plusieurs centaines de personnes réclamant la démission du président. Ces tensions soulignent une nouvelle fois la fragilité de la démocratie paraguayenne.

   Le 27 avril 2003, Nicanor Duarte Frutos, candidat du parti Colorado est élu avec plus de 37 % des suffrages devant Julio César Franco, du P.L.R.A., crédité de 24 % des voix. Le nouveau président hérite d'une situation économique critique avec une récession pour la deuxième année consécutive, une dépréciation du guarani par rapport au dollar, de fortes pressions inflationnistes et une pauvreté croissante. Avec l'appui du F.M.I., le gouvernement de N. Duarte parvient à corriger d'importants déséquilibres et à rétablir les finances publiques du pays qui renoue avec la croissance. Cette politique ne parvient cependant ni à effacer la très mauvaise image du système politique paraguayen (en tête de tous les pays d'Amérique latine dans le baromètre de Transparency International sur la perception de la corruption) ni à réduire les fortes inégalités sociales au sein d'une population, dont un tiers vit sous le seuil de pauvreté. De plus, malgré une volonté de rénovation, illustrée notamment par la candidature d'une femme à la succession de N. Duarte, le parti Colorado ne peut effacer ses divisions internes et subit une défaite sans appel au scrutin présidentiel organisé dans le cadre des élections générales d'avril 2008. À la tête de l'Alliance patriotique pour le changement, une coalition électorale hétéroclite – regroupant plus d'une dizaine de partis politiques de gauche et du centre dont le P.L.R.A., et soutenue par diverses organisations sociales – l'ex-évêque Fernando Lugo Méndez est élu président de la République avec 40,8 % des suffrages devant Blanca Ovelar, candidate du parti Colorado (31,6 % des voix). L. Oviedo – finalement totalement absous par la Cour suprême en octobre 2007 – arrive en troisième position avec son Union nationale des citoyens éthiques (Unace) qui obtient près de 22 % des voix. Mettant ainsi fin à 60 ans de règne des Colorados, celui que l'on surnomme « l'évêque des pauvres » depuis son engagement en faveur des paysans sans terre dans son diocèse de San Pedro, a notamment bénéficié du soutien de ces derniers à qui il promet d'emblée une réforme agraire radicale et pacifique. Toutefois, sa coalition ne remporte pas la majorité au Congrès. Sur les 80 sièges de députés, elle n'en obtient en effet que 31 (dont 27 au P.L.R.A.) tandis qu'au Sénat, elle n'en gagne que 17 sur 45 (dont 14 pour le P.L.R.A.). S'il recule nettement, le parti Colorado conserve 30 députés et 15 sénateurs, l'Unace remportant de son côté 15 sièges à la Chambre et 9 au Sénat. De plus, sur les 17 postes de gouverneurs à pourvoir, 9 reviennent au parti Colorado, 7 au P.L.R.A. et un à une coalition régionale. La marge de manœuvre de F. Lugo paraît ainsi étroite et de difficiles négociations s'avèrent nécessaires.

Repères d'actualité

15 août 2008 : entrée en fonctions de Fernando Lugo Méndez.
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