Consulter aussi dans le dictionnaire : crustacé
Invertébré arthropode, le plus souvent aquatique, ayant deux paires d'antennes, des yeux composés, un tégument chitineux plus ou moins imprégné de calcaire, une respiration branchiale, des anneaux (libres ou soudés) portant chacun une paire d'appendices dans la plupart des espèces. (Les crustacés forment une classe.)

La plupart des crustacés sont marins, mais le groupe a également colonisé les eaux douces et le milieu terrestre (notamment avec les cloportes et quelques bernard-l'ermite). Il existe des formes libres, nageuses (daphnies, krill) ou marcheuses (langoustes), des formes fixées à un substrat (balanes), mais aussi de nombreuses espèces parasites d'hôtes très divers. Par leur abondance, les crustacés dominent largement les mers, y jouant à peu près le même rôle que les insectes sur terre.
Leur développement s'effectue par une série de mues et de métamorphoses déclenchées et contrôlées par des hormones. Il débute avec une larve nageuse caractéristique, la larve nauplius, qui évolue au sein du plancton (chez certaines espèces toutefois, les premières étapes du développement se déroulent dans l'œuf). Le sexe semble être en partie déterminé par des sécrétions hormonales, à l'opposé de ce que l'on observe chez les insectes, pour lesquels le déterminisme du sexe est uniquement lié aux chromosomes.
On divise traditionnellement les crustacés en deux sous-classes : les crustacés inférieurs et les crustacés supérieurs, ou malacostracés.
Ces crustacés (qui formaient autrefois le groupe des entomostracés) constituent en fait un ensemble disparate d'environ 16 500 espèces, regroupant des formes très différentes les unes des autres, généralement de plus petite taille que les crustacés supérieurs. On distingue :
– trois petits groupes primitifs de crustacés marins de petite taille (rémipèdes, céphalocarides et mystacocarides), dont le corps allongé comprend de nombreux segments plus ou moins semblables ;
– les minuscules copépodes (9 000 espèces connues), qui conservent certains caractères larvaires comme la présence d'un seul œil (d'où le nom de cyclopes donné à certains) ;
– les branchioures ou « poux des poissons », parasites externes qui se nourrissent du sang des poissons et des amphibiens ;
– les ostracodes, de taille parfois inférieure au millimètre, marins ou d'eau douce, au corps entouré d'une carapace à deux valves ;
– les cirripèdes, tels les balanes et les anatifes, qui vivent fixés sur des rochers ou divers supports, ou bien en parasites sur des étoiles de mer, des coraux ou d'autres crustacés ;
– les branchiopodes, telles les artémias (remarquables par leur capacité à coloniser les eaux saumâtres) et les cladocères ou « puces d'eau » (daphnies).
Leur corps, généralement recouvert d'une solide carapace, est constitué de 19 segments répartis en trois régions : la tête (5 segments), le thorax (8 segments) et l'abdomen (6 segments). Chez les plus évolués, tous les segments du thorax sont réunis à la tête et forment une pièce unique, le céphalothorax, comme on peut le constater par exemple sur un homard. On distingue :
– les groupes mineurs de malacostracés (leptostracés, syncarides et stomatopodes, telles les squilles ou « mantes de mer ») ;
– les péracarides, petits crustacés dépourvus de carapace, tels les gammares (amphipodes) et les cloportes (isopodes terrestres) ;
– les eucarides, divisés en deux groupes : les euphausiacés, dont la plus grande espèce, à l'allure de crevette, constitue le krill, et les décapodes, qui possèdent cinq paires de pattes marcheuses.
Avec 10 000 espèces, les décapodes constituent le groupe de crustacés supérieurs le plus important. Certains sont nageurs (crevettes, gambas), les autres marcheurs (crabes, araignées de mer, bernard-l'ermite, homards, langoustes, langoustines, écrevisses).
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