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Bretagne

Bretagne, l'île de Bréhat
Bretagne, l'île de Bréhat

Région administrative de France, comprenant les départements du Finistère, des Côtes-d'Armor, du Morbihan et d'Ille-et-Vilaine.

  • Superficie : 27 208 km2
  • Population : 3 199 066 hab. (recensement de 2010)
  • Nom des habitants : Bretons
  • Chef-lieu : Rennes

GÉOGRAPHIE

L'entité régionale

La Région Bretagne actuelle ne correspond pas au duché de Bretagne historique qui a été rattaché au royaume de France en 1532, puisqu'il lui manque Nantes et la Loire-Atlantique. L' identité bretonne, ancrée historiquement, affirmée politiquement et culturellement, a fédéré les forces qui ont transformé la Région à partir des années 1950. L'agriculture et l'élevage se sont développés, le territoire a été désenclavé et industrialisé et le potentiel touristique exploité. Dans le contexte de la crise économique actuelle, des réaménagements sont indispensables. Ils peuvent trouver un appui dans le renforcement des liens avec les autres régions du Grand Ouest.

Le relief

La Bretagne est majoritairement formée de collines molles et de plateaux correspondant à d'anciennes pénéplaines. S'y opposent les hauteurs occidentales (monts d'Arrée au N. [385 m d'altitude environ], qui se prolongent jusqu'aux Landes du Mené, la Montagne Noire au S.) et les zones basses orientales (bassin de Rennes [50-60 m d'altitude]), les plateaux littoraux du nord, plus élevés et entaillés de gorges pittoresques qui se terminent en rias (Léon, Trégor) et les secteurs méridionaux, qui descendent plus régulièrement vers l'Atlantique. Le climat est dominé par l'influence de la mer, qui vaut à la région une humidité relative et une douceur des températures hivernales, notamment sur le littoral septentrional. La côte se développe sur 2 730 km.

La population

La Bretagne vient au 7ème rang des régions françaises pour sa population, qui regroupe 4,9 % de la population française ; elle en représentait 6,5 % au début du xixe s., avec 1 750 000 habitants. L'émigration a commencé vers 1830-1840 et connu son ampleur maximum dans l'entre-deux-guerres et pendant les années 1950. Puis le mouvement s'est inversé à partir des années 1960 et la Bretagne, avec environ 3 200 000 habitants, a de loin dépassé son effectif record de 1911 : 2 602 000 habitants. Depuis 1990 notamment, l'accroissement est continu, assuré aux trois-quarts par un solde migratoire positif, en majorité des jeunes actifs et secondairement des jeunes retraités, un arrivant sur trois venant de l'Île-de-France. L'espace rural gagne de la population tandis que deux axes de périurbanisation se dessinent : Nantes-Vannes-Quimper et Nantes-Rennes-Saint-Malo. Brest est la deuxième agglomération de la région. Le réseau urbain est relativement dense, bien que des disparités existent entre les densités du littoral, qui regroupe plus de la moitié de la population sur moins de 10 % du territoire, et celles de l'intérieur.

La vie économique

Région dynamique et attractive, septième économie régionale, la Bretagne a connu des créations industrielles tout au long de la dernière décennie. La crise économique y est néanmoins sensible et accélère des mutations déjà envisagées.

L'agriculture

La Bretagne est la première région agricole de France. L'agriculture a profondément évolué, ce qui se traduit dans la part importante qu'elle tient dans l'approvisionnement national. Dans le cadre d'exploitations moyennes intensives, elle assure 20 % de la prodution laitière, 50 % de la production porcine, 40 % de la production des volailles et des œufs. Elle fournit près de 4 % du PIB régional et occupe 3 % des actifs, contre 55 % dans les années 1950.

L'élevage bovin fournit du lait et de la viande, à partir de productions fourragères, tandis que dans les ateliers « hors sol », les porcs, les volailles et les veaux sont nourris à partir d'aliments industriels. Les produits nécessaires à cette agriculture et élevage intensifs, engrais, produits phytosanitaires, aliments sont largement importés. Toutes ces productions alimentent une puissante industrie agroalimentaire. Un secteur agricole très différent concerne des cultures spécialisées, de légumes et de primeurs, dans plusieurs zones côtières, le Pays de Léon notamment.

Cette industrialisation de l'agriculture s'est accompagnée de nouvelles formes d'organisation économique : intégration des producteurs par contrat, groupements de producteurs, marchés au cadran, développement des firmes agro-alimentaires coopératives et privées, pénétration de capitaux extérieurs. Dans le même temps, la surface moyenne des exploitations a augmenté en raison de la disparition d'un grand nombre d'entre elles. Des disparités entre une petite minorité d'entrepreneurs « agro-industriels » (gros élevages avicoles et porcins) et un grand nombre d'exploitants, modernisés, mais souvent en difficulté et endettés, sont sources de tensions, de divergences syndicales, de manifestations paysannes, tandis que certains agriculteurs explorent de nouvelles orientations, cultures légumières sous label et agriculture biologique notamment.

Les atteintes à l'environnement de ce type d'agriculture, notamment la pollution des eaux par les nitrates, ont atteint des niveaux tels que la Bretagne tout entière a été classée zone vulnérable dans le cadre du Programme de maîtrise des pollutions agricoles de 2002. La situation s'est améliorée, sans être encore complètement satisfaisante.

La pêche bretonne représente 40 % des prises française et 30 % de l'effectif des pêcheurs. De tradition très ancienne, elle revêt des formes variées, notamment pour les ports du littoral sud, entre Lorient et Douarnenez : le chalutage hauturier industriel (Lorient et Concarneau surtout) et artisanal (ports bigoudens notamment) dans le golfe de Gascogne, en mer d'Irlande et jusqu'aux Hébrides, le chalutage côtier, ainsi que la pêche au thon tropical dans les eaux africaines (équipages de Concarneau). S'y ajoutent, sur le littoral nord et en pays bigouden, la pêche aux crustacés, à la coquille Saint-Jacques, la conchyliculture et l'aquaculture. La Bretagne produit 95 % des algues françaises et se place au premier rang pour l'ostréiculture.

La surexploitation et les mesures de préservation des espèces (quotas), l'accès aux zones de pêche (extension des eaux territoriales, réglementation du maillage des chaluts), la concurrence des pays européens et asiatiques, la hausse du prix du carburant, le renouvellement des flottilles, posent autant de problèmes délicats qui conditionnent l'avenir de cette activité.

L'industrie

Le secteur industriel emploie 17 % de la population active. Il doit beaucoup aux décentralisations des années 1950 et 1960 : automobile à Rennes, électronique à Lannion, Rennes, Brest, Guingamp, chimie à Saint-Brieuc et Vannes, fonderie à Lorient, confection à Rennes, Fougères, Brest. Des initiatives régionales s'y sont ajoutées notamment dans l'agroalimentaire, la construction, l'ameublement ainsi que des implantations de firmes étrangères, qui contrôlent environ 20 % de l'emploi industriel actuellement.

C'est l'agroalimentaire qui vient en tête, présent de façon homogène sur l'ensemble du territoire régional. L'automobile, dans l'agglomération rennaise et ses sous-traitants, plus disséminés, connaissent une baisse d'effectifs, bien que des innovations se mettent en place, la production debatteries au lithium notamment. La construction navale, à Brest, souffre de la réduction des dépenses militaires et des flottes de pêche, mais les chantiers consacrés à la plaisance, à Lorient notamment, se maintiennent bien. Le secteur des équipements électriques et électroniques a perdu des effectifs, mais les pôles de recherche, notamment dans les télécommunications, ont un effet d'entraînement sur l'emploi. Le secteur du bâtiment, très actif, est soutenu par les collectivités dans le contexte de crise actuelle.

La Bretagne compte quatre pôles de compétitivité dont deux à vocation mondiale : Images et réseaux et Mer Bretagne. Les deux autres pôles concernent l'alimentation, l'Aliment de demain, et la construction automobile, ID4car.

Les services

Le secteur tertiaire représente près de 60 % des emplois de la Bretagne. Les services aux entreprises sont particulièrement importants ainsi que les secteurs de l'enseignement supérieur et de la recherche, tandis que l'enseignement secondaire est particulièrement performant.

La Bretagne fait les trois-quarts de ses échanges commerciaux avec les pays de l'Union européenne, l'Espagne étant son premier client (15 % de ses exportations ) devant l'Allemagne et le Royaume-Uni (autour de 10 % pour chacun). Une meilleure ouverture à l'international est cependant recherchée. L'amélioration des voies de communications se poursuit : avec Paris par la prolongation de la ligne T.G.V. jusqu'à Rennes pour 2012, et avec l'ensemble des villes du littoral par la création de voies autoroutières à partir de Rennes. L'ensemble des ports totalise un trafic de 9 millions de tonnes, avec Brest et Lorient en tête, chacun pour environ un tiers du total.

L'importance de son littoral et de son patrimoine culturel fait de la Bretagne une grande région touristique, qui occupe le quatrième rang français pour le nombre de nuitées. Aux grandes stations balnéaires anciennes (Dinard et Saint-Malo, au N.), s'ajoutent d'innombrables stations plus familiales sur toute la côte (Quiberon, Bénodet, Camaret, Brignogan, Perros-Guirec, Pléneuf-Val-André, Saint-Cast, etc.) et de nombreux ports de plaisance. Si le littoral demeure préservé pour l'essentiel des grandes opérations immobilières, il est, par contre, de plus en plus occupé par les résidences secondaires, l'urbanisation gagnant sur toute la frange côtière. Dans ce contexte, la protection de l'environnement est une exigence majeure. Outre des réserves naturelles, le Parc naturel marin d'Iroise et le Parc naturel régional d'Armorique, bientôt complétés par le Parc naturel régional du Golfe du Morbihan et par le Parc naturel régional Rance Côte d'Émeraude contribuent à cette prise en compte.