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testostérone

Principal androgène (hormone mâle), sécrété par les testicules chez l'homme et par les ovaires et les glandes surrénales chez la femme.

1. Production et rôles de la testostérone

1.1. Chez l'homme

La testostérone est une hormone stéroïde (dérivée d'un stérol), sécrétée principalement chez l'homme dans les testicules par les cellules interstitielles de Leydig sous contrôle de l'hormone hypophysaire LH. Le pic de production est atteint entre 20 et 30 ans. Une sécrétion accessoire est assurée par les glandes surrénales.

La sécrétion masculine de testostérone débute pendant la vie in utero (→ développement de l'appareil génital) puis s'interrompt presque complètement après la naissance pour reprendre lors de la puberté.

La testostérone est nécessaire à la spermatogenèse (production des spermatozoïdes) et au développement des organes génitaux, donc à la fertilité. La testostérone a aussi un rôle anabolisant dans le métabolisme des protéines et favorise ainsi le développement des muscles. Elle est responsable de l'apparition et du maintien des caractères sexuels secondaires masculins  : allongement et grossissement du pénis, répartition de la musculature, de la pilosité (pubis, aisselles, visage), mue de la voix, libido, inhibition du développement mammaire. Elle est nécessaire au développement des os et accélère la soudure des cartilages de conjugaison en fin de croissance pubertaire. La testostérone intervient également dans le métabolisme des lipides et des glucides (elle augmente le métabolisme basal). Sur le plan psychique, la testostérone induit une relative agressivité et un comportement dominant.

Le mode d'action de la testostérone dans la spermatogenèse est particulier : une faible quantité de l'hormone ne passe pas dans le sang et pénètre directement dans les tubes séminifères du testicule pour y favoriser le développement des spermatozoïdes.

1.2. Chez la femme

Chez la femme, la testostérone est synthétisée en faible quantité par les ovaires et les glandes surrénales. Elle sert de précurseur aux œstrogènes.

Une partie des modifications observées après la ménopause, telle la pilosité autour des lèvres et la répartition différente des graisses sous-cutanées, est due à la persistance de cette faible sécrétion de testostérone alors que la production d'œstrogènes s'est effondrée.

2. Troubles liés à la production de testostérone

Les déficits en testostérone sont observés chez l'homme en cas de castration (cancer du testicule, traumatisme), d'insuffisance testiculaire (notamment dans le déficit androgénique lié à l’âge, appelé parfois andropause, en cas d'hypogonadisme, ou après une orchite virale), d'insuffisance hypophysaire ou hypothalamique.

Ils peuvent être traités par de la testostérone sous forme de gel, de timbre ou d’injections après contrôle sanguin du taux de testostérone totale et de sa fraction biodisponible.

On observe aussi ces déficits au cours de certains traitements antiandrogènes, contre le cancer de la prostate par exemple.

Chez la femme, un taux élevé de testostérone, accompagné d'hirsutisme (développement excessif de la pilosité), peut être le signe d'une pathologie ovarienne ou surrénalienne. Un déficit en testostérone peut diminuer la libido.

3. Mesure de la testostérone biodisponible

Le terme « testostérone biodisponible » désigne la testostérone véhiculée par le courant sanguin et libre d’y rentrer et d’en sortir pour imprégner les tissus cibles.

La testostérone globale est pour partie biodisponible et pour partie liée à l’albumine et à sa protéine porteuse spécifique, la TeBG. Avec l’âge, le taux de TeBG s’accroît progressivement chez l’homme. Il peut donc arriver que le taux de testostérone totale soit normal, mais que la quantité « disponible » soit en réalité diminuée. La mesure de la testostérone biodisponible, « libre » de toute liaison, paraît donc un meilleur outil pour évaluer le déficit en androgènes d’un homme âgé (mais il ne présente aucun intérêt pour un homme jeune). Elle peut être utilisée quand la personne montre des symptômes d’insuffisance hormonale (hypogonadisme), et permet alors de mieux estimer l’intérêt d’un traitement de substitution.

Les moyens de mesure courants (par RIA, ou Radio Immuno Assay) de la testostérone biodisponible étant peu performants, on obtient en général une approximation suffisante grâce à un calcul tenant compte de la mesure de la testostérone totale et du taux d’albumine et de la TeBG. L’interprétation des résultats ne fait toutefois pas encore l’objet d’un consensus bien établi.