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œstrogène ou estrogène

cycle menstruel
cycle menstruel

Cet article est extrait de l'ouvrage « Larousse Médical ».

Hormone sécrétée par l'ovaire et dont le taux sanguin, en augmentant, joue un rôle dans l'ovulation.

Présents naturellement dans l'organisme, les œstrogènes sont aussi synthétisés et utilisés comme médicaments.

1. ŒSTROGÈNES NATURELS

Il s'agit de trois hormones, l'œstradiol, ou 17-bêta-œstradiol, l'œstrone et l'œstriol. L'œstradiol est le plus actif dans l'organisme. Les œstrogènes sont sécrétés surtout par l'ovaire (isolément dans la première moitié de chaque cycle menstruel, en association avec la progestérone dans la seconde moitié) et par le placenta au cours de la grossesse. Les glandes surrénales et les testicules en produisent de faibles quantités. Une fois sécrétés, ils passent dans le sang, circulent dans l'organisme puis sont éliminés dans les urines.

Les œstrogènes sont responsables du développement pubertaire et du maintien ultérieur des caractères physiques féminins (organes génitaux internes et externes, seins → caractère sexuel). Ils assurent la prolifération d'une nouvelle muqueuse utérine (→ endomètre) pendant la première moitié du cycle (l'ancienne muqueuse ayant été éliminée avec les règles, les premiers jours du cycle). En outre, ils ont une action générale sur l'organisme : ils tendent à y retenir le sodium et l'eau, et favorisent la synthèse des protéines. Ils sont notamment nécessaires à la constitution et à la solidification de la trame des os, aussi bien chez la fille que chez le garçon.

2. ŒSTROGÈNES DE SYNTHÈSE

Les œstrogènes de synthèse ont une structure chimique soit dérivée de celle des œstrogènes naturels, soit semblable à celle-ci.

Ils sont indiqués pour corriger une insuffisance de sécrétion, surtout après la ménopause et pour prévenir l'ostéoporose (fragilité osseuse) : on parle alors d'hormonothérapie substitutive postménopausique. Ils sont dans ce cas associés aux progestatifs (de la même famille que la progestérone) et prescrits par voie orale ou, de préférence, par voie percutanée (le produit gagne le sang à travers la peau), en gel ou au moyen d'un système transdermique (« timbre »).

Une deuxième indication fréquente est la contraception par voie orale ; l'œstrogène est alors associé à un progestatif dans une même spécialité pharmaceutique (la « pilule »).

Beaucoup plus rarement, les œstrogènes sont employés en injection, lors des hémorragies utérines graves, et par voie orale ou injectable en cas de cancer de la prostate chez l'homme. Le traitement est mené sous surveillance médicale très stricte.

2.1. Contre-indications et effets indésirables des œstrogènes de synthèse

Parmi les contre-indications, certaines sont absolues, tels la grossesse, le cancer du sein, de l'utérus, ou les antécédents de thrombose veineuse. Certains effets indésirables (irritabilité, nausées, maux de tête, jambes lourdes, gonflement des seins et de l'abdomen, prise de poids) disparaissent quand on modifie les doses. La surveillance des patientes sous traitement permet de dépister des anomalies cliniques ou biologiques qui témoignent d'une mauvaise adaptation au traitement. La prise d'œstrogènes nécessite donc toujours un suivi médical, qu'il s'agisse de la pilule contraceptive, ou d'un traitement substitutif (insuffisance ovarienne, ménopause).