Groupe réunissant les représentants de dix-neuf pays du monde auxquels s'ajoutent ceux de l'Union européenne en tant que telle.
Le sommet tenu à Londres le 2 avril 2009 est celui qui a donné la mesure de l'enjeu pour la planète tout entière des décisions à prendre du fait de la globalisation de la crise financière mettant en péril non seulement les plus fortes économies du monde mais aussi celles des pays émergents en plein décollage industriel et, par voie de conséquence, celles des pays pauvres tributaires du marché mondial pour leurs importations (comme l'ont montré plusieurs « émeutes de la faim » consécutives à la flambée des prix de produits alimentaires de première nécessité).
Il est résulté de ce sommet des mesures considérées à juste titre comme historiques :
– l'injection de 1 000 milliards de dollars (745 milliards d'euros) dans l'économie mondiale par le biais du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale ;
– la régulation du capitalisme financier par la neutralisation – du moins progressive – des paradis fiscaux (mettant fin en principe au secret bancaire accusé d'être facteur de crise) et le durcissement du contrôle des fonds spéculatifs (via les agences dites « de notation ») ;
– le renforcement du rôle des grandes institutions internationales (FMI, OMC), auxquelles s'adjoint le Forum de stabilité financière chargé de prévenir les risques de crise financière ;
– la proclamation du principe selon lequel la mondialisation a pour corollaire la totale coopération des États – d'où la reconnaissance des pays émergents comme membres de plein droit du G20.
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