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Groupe des 20 (G20)

Groupe réunissant les représentants de dix-neuf pays du monde auxquels s’ajoutent ceux de l’Union européenne en tant que telle.

Créé en 1999, le G20 réunit pays industrialisés et pays émergents dans une même volonté de trouver de nouvelles règles pour faire fonctionner l’économie et de nouveaux moyens pour rééquilibrer la croissance à l’ère de la mondialisation. En sont membres en tant qu’États : l’Allemagne, l’Afrique du Sud, l’Arabie saoudite, l’Argentine, l’Australie, le Brésil, le Canada, la Chine, la Corée du Sud, les États-Unis, la France, l’Inde, l’Indonésie, l’Italie, le Japon, le Mexique, le Royaume-Uni, la Russie et la Turquie. Jusqu’en 2008, ces États y déléguaient leur ministre des Finances et le directeur de leur Banque centrale. Depuis le sommet de Washington, tenu le 15 novembre 2008 en pleine crise financière mondiale, ce sont les chefs d’État et de gouvernement qui se retrouvent au sein du G20. À la délégation s’ajoutent le président en exercice du Conseil européen et le gouverneur de la Banque centrale européenne.

L'historique sommet de Londres d'avril 2009

Le sommet tenu à Londres le 2 avril 2009 est celui qui a donné la mesure de l’enjeu pour la planète tout entière des décisions à prendre du fait de la globalisation de la crise financière mettant en péril non seulement les plus fortes économies du monde mais aussi celles des pays émergents en plein décollage industriel et, par voie de conséquence, celles des pays pauvres tributaires du marché mondial pour leurs importations (comme l’ont montré plusieurs « émeutes de la faim » consécutives à la flambée des prix de produits alimentaires de première nécessité).

Il est résulté de ce sommet des mesures considérées à juste titre comme historiques :
– l’injection de 1 000 milliards de dollars (745 milliards d’euros) dans l’économie mondiale par le biais du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale ;
– la régulation du capitalisme financier par la neutralisation – du moins progressive – des paradis fiscaux (mettant fin en principe au secret bancaire accusé d’être facteur de crise) et le durcissement du contrôle des fonds spéculatifs (via les agences dites « de notation ») ;
– le renforcement du rôle des grandes institutions internationales (FMI, OMC), auxquelles s’adjoint le Forum de stabilité financière chargé de prévenir les risques de crise financière ;
– la proclamation du principe selon lequel la mondialisation a pour corollaire la totale coopération des États – d’où la reconnaissance des pays émergents comme membres de plein droit du G20.