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Mikhaïl Sergueïevitch Gorbatchev

Mikhaïl Gorbatchev, 1988
Mikhaïl Gorbatchev, 1988

Homme d'État russe (Privolnoïe, territoire de Stavropol, 1931).

Premier secrétaire du territoire de Stavropol de 1970 à 1978, il entre à cette date au secrétariat du Comité central du parti communiste de l'Union soviétique (PCUS), où il est chargé de l'agriculture. Élu membre du Bureau politique en 1980, il devient, après la mort de Konstantine Tchernenko, en mars 1985, secrétaire général du PCUS. À partir d'octobre 1988, il cumule cette fonction avec la présidence du Praesidium du Soviet suprême. En mars 1990, il est élu président de l'URSS par le Congrès des députés du peuple. Soulignant, dès son arrivée au pouvoir, la nécessité pour son pays d'un tournant décisif et dénonçant la stagnation (zastoï) et le dogmatisme de la période brejnévienne, M. Gorbatchev lance une série de réformes qui visent à la restructuration (perestroïka) de la société, à la réforme de l'économie, à la transparence (glasnost) et à la démocratisation.

Pour en savoir plus, voir les articles glasnost, perestroïka.

En politique extérieure, il inaugure un style dynamique et médiatique, multipliant les appels au désarmement. Lors du sommet de Washington (décembre 1987), il signe avec Donald Reagan un accord sur l'élimination des missiles à moyenne portée en Europe. Il ne s'oppose pas aux changements qui affectent l'Europe de l'Est depuis la fin de 1989 et accepte l'unification de l'Allemagne (traité de Moscou, septembre 1990). Perçu par de nombreux Occidentaux comme le libérateur de l'Europe de l'Est, le champion du désarmement et l'initiateur d'une révolution non violente, il se voit attribuer le prix Nobel de la paix en 1990. Au même moment, la situation économique désastreuse, la montée des tensions interethniques et des revendications indépendantistes des républiques conduisent M. Gorbatchev à se rapprocher des conservateurs. Il apparaît dès lors à beaucoup de Soviétiques comme le représentant et le défenseur d'un système en faillite. En décembre 1990, M. Gorbatchev renforce ses pouvoirs présidentiels et s'entoure d'une nouvelle équipe conservatrice, qui tente de le renverser par un coup d'État (19-21 août 1991). L'échec de cette tentative de reprise en main provoque le démantèlement de l'URSS. Les réformateurs, avec à leur tête Boris Ieltsine, composent désormais la principale force politique. Rétabli dans ses fonctions, M. Gorbatchev démissionne du secrétariat du PCUS (24 août), qui est suspendu deux jours après. Plaidant pour la constitution d'une nouvelle Union d'États souverains qui garantisse le maintien d'un système commun de défense et d'échanges économiques, M. Gorbatchev se fait déposséder de tout pouvoir par les présidents des Républiques qui décident la disparition de l'URSS et la constitution, en décembre, d'une Communauté des États indépendants (CEI).

Sa participation à l'élection présidentielle de Russie en juin 1996, se solde par un grave échec avec moins de 1 % des voix.

Pour en savoir plus, voir les articles révolutions démocratiques de 1989, Russie, URSS.