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Injection, dans une veine d'un malade, de sang ou d'un produit dérivé préalablement prélevé sur un ou plusieurs donneurs ou sur le malade lui-même. → Larousse Médical

Lors d'un don, on prélève de 400 à 500 ml de sang sur une solution anticoagulante et de conservation, le CPD (citrate, phosphate, dextrose), le plus souvent additionnée d'adénine pour permettre une conservation des concentrés d'hématies pendant 42 jours à 4 °C.
Un don de sang total permet de préparer, d'une part, des produits sanguins labiles (hématies, lymphocytes, plaquettes, plasma thérapeutique), caractérisés par une conservation limitée et l'impossibilité, encore aujourd'hui, sauf pour le plasma, de les soumettre à une inactivation virale ; d'autre part, des dérivés sanguins stables (albumine, immunoglobulines, fractions coagulantes) obtenus par le fractionnement du plasma et dont la conservation est relativement longue (de 1 à 5 ans), ce qui les rend facilement disponibles. Les unités thérapeutiques sont obtenues à partir de pools de plusieurs milliers de plasmas. L'inactivation virale (virus du sida [VIH], virus des hépatites B et C [VHB, VHC]) est possible sur les produits dérivés du fractionnement.
Les risques encourus par le transfusé sont de trois ordres : immunologiques, infectieux, métaboliques. Pour éviter les risques immunologiques, en particulier les erreurs – parfois mortelles – de compatibilité de groupes sanguins ABO, il faut respecter les règles obligatoires de compatibilité érythrocytaire ABO, quelles que soient les circonstances de l'acte transfusionnel (→ groupe sanguin). Un dernier « verrou » de sécurité existe : la vérification ultime au lit du malade, qui consiste à tester de façon comparative le sang du donneur et celui du receveur (par une technique d'agglutination). Le contrôle prétransfusionnel est obligatoire.
Par ailleurs, tous les dons de sang sont obligatoirement contrôlés pour la syphilis, les hépatites B et C, le sida, le virus de la leucémie T (HTLV) et des marqueurs indirects de l'hépatite, tels que le taux des transaminases.
Les risques métaboliques sont, par exemple, l'accumulation de fer chez les polytransfusés (patients qui ont reçu plusieurs transfusions).
Dans certains cas, tout risque transfusionnel est éliminé par la pratique de la transfusion autologue (la personne est transfusée avec son propre sang, prélevé de façon programmée avant une intervention chirurgicale).
Les substituts du sang, désignés aussi sous le nom de sang artificiel, font l'objet de recherches actives. Les avantages qui en sont attendus sont de plusieurs ordres : élimination des tests de compatibilité, disponibilité immédiate, stockage et transport faciles, absence de transmission virale, transfusion dans les pays où les structures transfusionnelles sont peu ou pas développées. Les substituts doivent être purs, exempts de toute contamination virale, dénués de la capacité à déclencher une réponse immunitaire, avoir une durée de vie prolongée dans la circulation et des propriétés de liaison avec l'oxygène comparables à celles de l'hémoglobine naturelle.