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Mouvement pictural de la fin du XIXe s., dont Seurat fut l'initiateur et Signac l'un des principaux propagateurs.
Les néo-impressionnistes poursuivent les recherches entreprises précédemment par les impressionnistes sur la lumière et les vibrations colorées. Ils emploient néanmoins des moyens nouveaux et systématisés. En effet, le groupe, actif de 1884 à 1891, fonde sa démarche sur divers travaux scientifiques du XIXe s. Le « contraste simultané » des couleurs, découvert par le chimiste E. Chevreul – deux points voisins de couleur différente se mélangent au niveau de la perception rétinienne –, leur suggère le « mélange optique », c'est-à-dire la création des tons, des valeurs et des vibrations par la juxtaposition de touches divisées ou de points de couleurs pures (d'où les noms de « divisionnisme » et de « pointillisme » donnés à cette technique).
Seurat développe la méthode dès 1884-1885, avec Signac qui en est l'adepte rigoureux et le théoricien (D'Eugène Delacroix au néo-impressionnisme, publié en 1899). Ce dernier considère que « par la suppression de tout mélange sali, par l'emploi exclusif du mélange optique des couleurs pures, par une division méthodique et l'observation de la théorie scientifique des couleurs », le néo-impressionnisme « garantit un maximum de luminosité, de coloration et d'harmonie qui n'avait pas encore été atteint ». D'autres peintres s'inscriront dans cette démarche à l'image de Camille Pissarro, Henri Edmond Cross, Charles Angrand (1854-1926), Albert Dubois-Pillet, Maximilien Luce (1858-1941) ou le Belge Théo Van Rysselberghe. Des peintres symbolistes, divers fauves et futuristes à leurs débuts tireront également parti du divisionnisme.