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style

(latin stilus, stile, écrit stylus avec l'influence du grec stulos, colonne)

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Ensemble des caractéristiques, résultant de l'application d'un certain système technique et esthétique, propres aux œuvres d'une époque (exemple : les styles successifs de la peinture romaine pompéienne, les styles Louis XIII, Régence, Empire, Regency, etc., dans le mobilier), d'une école (exemple : le style bolonais dans la peinture italienne du début du xviie s.), d'un artiste, etc.

BEAUX-ARTS ET ARTS DÉCORATIFS

En matière artistique, chaque période, chaque région, chaque genre développe un ensemble de caractères formels plus ou moins originaux. C'est ainsi que l'analyse stylistique d'une peinture, d'un objet d'art, d'un meuble permet d'en situer l'époque et le lieu d'exécution, parfois même de l'attribuer à un artiste. Expression d'une esthétique, le style est un reflet du goût, intimement lié à l'histoire de l'art et à celle des mœurs et des mentalités.

L’histoire de l’art est jalonnée de grands courants stylistiques dont les contours correspondent au développement de courants et mouvements divers (roman, gothique, Renaissance, baroque, classicisme, néoclassicisme, romantisme, impressionnisme, ...).

Le mot « style » est ambigu : tantôt il recouvre un ensemble de codes, tantôt il désigne ce qui, précisément, différencie une œuvre au sein de ces codes, qu'elle transgresse éventuellement, ce en quoi elle est novatrice. C'est que l'on donne au mot une acception collective (le style Renaissance, lombard, Art nouveau) dans le premier cas, et individuelle (le style de Rodin) dans le second.

Terminologie

Suivant que l'on considère leurs caractéristiques formelles, le lieu, l'époque, le régime politique ou les circonstances qui les voient s'épanouir, les styles ont des appellations aux étymologies très diverses. Elles peuvent être descriptives, quant à la technique mise en œuvre ou quant à leur aspect : céramique « cordée », « sigillée », « à figures rouges », style « géométrique », style « orné » ou « décoré » (curvilinear style, une tendance du gothique anglais), style « plateresque » (de plata : « argent » ; style espagnol chargé qui évoque l'orfèvrerie). Les qualificatifs peuvent être dépréciatifs : « baroque » vient du portugais barroco, employé pour désigner une perle irrégulière ; « rocaille » devient « rococo », et le style végétal Art nouveau sera qualifié de « style nouille », « coup de fouet », voire de « rastaquouère »… Péjoratifs sont également les termes qui insistent sur l'absence de nouveauté plutôt que sur l'observation de règles esthétiques. C'est ainsi que l'on peut préférer « baroquisant » à « baroque », « classicisant » à « néoclassique », « pompier » à « académique ».

Les styles peuvent être définis par les lieux ou les civilisations qui les voient naître – cycladique ou attique dans le monde grec antique (mais on parlera d'« ordres » dorique, ionique et corinthien, qui, eux, s'étendront durablement hors de leurs lieux d'origine et marqueront les styles romain, Renaissance, classique et au-delà) ; catalan, mosan, ou rhénan dans l'Europe médiévale, etc. De la même façon, dans le domaine des arts décoratifs, les styles peuvent prendre le nom des monarques ou des régimes politiques qui leur sont contemporains – style augustéen à Rome, ottonien en Allemagne, manuélin au Portugal, gustavien en Suède et, en France, après la série des Louis, Directoire, Premier Empire, Restauration, Second Empire, IIIe République…

Enfin, tandis que les styles peuvent trouver leur nom dans les événements historiques qui les inspirent (« retour d'Égypte » après les campagnes napoléoniennes dans le mobilier par exemple), ils prennent souvent aussi celui des manifestations, voire des manifestes qui les revendiquent : la revue munichoise Jugend défend le Jugendstil, apparenté au style Sécession, qui est celui de mouvements munichois, viennois et berlinois du même nom ; le style Art déco est ainsi appelé en raison de la célèbre Exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes de 1925.

Le style, une catégorie

La notion de style permet d'opérer des classements, la plupart du temps historiques (le style roman, Louis XVI), mais aussi géographiques (le style bourguignon, florentin, flamand), ou les deux (le style perpendiculaire se réfère à la production architecturale de la dernière phase de la période gothique en Angleterre). Il convient d'ailleurs de nuancer des catégories temporelles qui ne sauraient être trop rigides : des édifices romans élevés dans une région donnée sont contemporains d'autres, déjà gothiques, élevés ailleurs ; l'âge baroque est aussi celui du classicisme ; par ailleurs, le baroque atteint certains pays alors que dans d'autres s'affrontent déjà le rococo et le néoclassicisme.

De style et d'époque

Dans le domaine des arts décoratifs on différencie les meubles ou objets décoratifs dits « d'époque » de ceux dits « de style », ces derniers étant fabriqués conformément à un style de décoration ancien, par opposition aux « contemporains ». Ainsi une bergère peut-elle être d'époque Louis XV ou seulement de style Louis XV (ce qui d'ailleurs modifie généralement sa valeur marchande, en raison de critères de qualité et de rareté). On réédite des bibelots de style Art déco, dit également « 1925 », tandis que dans les années 1920, comme d'ailleurs de nos jours, ont été produits des meubles de style Régence ou Restauration. Par ailleurs, le style peut être l'expression d'une fantaisie ou d'un goût pour l'exotisme qui revient périodiquement, le style résultant de l'imitation de modèles donnés par une époque révolue, ou par une région : c'est ainsi que les décors de « grotesques » de l'Antiquité, redécouverts à la Renaissance, seront utilisés jusqu'au xxe s., que des meubles Louis XV ou Louis XVI peuvent être également « à la chinoise », et que les mots « Saxe » et « Boulle » peuvent finir par désigner respectivement des porcelaines d'autres provenances exécutées dans un style plus ou moins proche de celui de la porcelaine de Saxe et des meubles dans le style de Boulle (ébéniste et bronzier du xviie s.).

Style et genre

Certes, les styles se définissent parfois par opposition à ceux qui sont leurs voisins dans le temps ou l'espace (à l'exubérance des courbes et contre-courbes baroques répond la rectiligne ordonnance classique), mais ils savent cohabiter avec cohérence, pourvu que le « genre » soit respecté : une cathédrale pourvue d'un chœur roman, d'une nef gothique et de retables baroques reste une cathédrale ; le Louvre, qui porte les marques apposées par à peu près chaque époque depuis François Ier, est incontestablement un palais. Les styles historiques se sont succédé en respectant les critères génériques de l'architecture religieuse dans un cas, et en respectant ceux de l'architecture civile, plus particulièrement palatiale, dans l'autre.

Dans cet ordre d'idées, en ce qui concerne les lettres, on peut parler de style afin d'indiquer la spécificité d'un genre littéraire (style épique, lyrique, élégiaque).

Diffusion des styles

Moyen Âge

Si la participation de la France au développement de l'art roman est très active dès son apparition, celui-ci n'en est pas moins un style d'envergure européenne. La basilique de Saint-Denis constitue le premier chef-d'œuvre de l'art gothique, auquel la France donnera certainement quelques-uns de ses plus beaux fleurons, tandis que c'est un style dit « gothique international » qui se développe autour de 1400 dans la sculpture, les arts décoratifs et surtout la peinture, et qui, depuis Barcelone, Prague, Avignon ou Paris, se répand en Europe.

Renaissance

Tandis que le gothique architectural gagne tardivement l'Italie, à Florence, en 1402, le concours pour les portes de bronze du baptistère marque le début de la Renaissance italienne. Celle-ci influencera le renouveau stylistique en France comme dans les autres pays d'Europe. François Ier fait venir architectes, sculpteurs et peintres italiens : les chantiers de Fontainebleau, de Chambord et de Blois sont les lieux privilégiés où s'élaborent un langage architectural et une tradition décorative qui seront les ferments du classicisme français.

Le « grand style »

La synthèse des influences italienne et nordique aboutira à l'épanouissement au xviie s. du grand style français. Le rayonnement de celui-ci, entretenu par les cadeaux diplomatiques (tabatières, pièces d'orfèvrerie, services de porcelaine, horloges ou meubles), fascine les cours d'Europe, qui, en même temps qu'elles adoptent l'étiquette louis-quatorzienne, s'inspirent de la France : Versailles sera sinon le modèle, du moins une référence indispensable pour nombre de palais. Et ce qui se passe en architecture se retrouve dans le mobilier et les arts décoratifs, qui sont peut-être le domaine où le style français s'impose le mieux, l'Europe adoptant avec lui un « style de vie ».

Multiplicité des influences

Au xviiie s., les ébénistes, bronziers et orfèvres parisiens, la Manufacture de Sèvres œuvrent pour les cours européennes, de Copenhague à Saint-Pétersbourg. La cour de Lisbonne commande ses services de table à Paris, et l'on trouve dans les palais viennois des meubles Louis XVI voisinant avec les gros poêles en céramique et d'autres meubles caractéristiques du très spectaculaire rococo autrichien. C'est que partout persistent les traditions et les tendances locales. Par ailleurs, les modèles français ne sont pas les seuls à être imités : le classicisme anglais, par exemple, se réfère explicitement aux œuvres de l'architecte italien Palladio, tandis que les échanges artistiques entre le Nord et le Sud sont incessants, et que le voyage en Italie continuera jusqu'au xixe s. d'être le complément indispensable de la formation de tout artiste européen. Et, pour reprendre, dans le domaine des arts décoratifs, l'exemple de l'Angleterre, qui a vu s'épanouir le style Tudor – combinaison de gothique tardif et d'éléments empruntés à l'art renaissant italien –, ses monarques seront à l'origine de certains styles : jacobean, William and Mary, Queen Ann, géorgien ou victorien, l'ébéniste Chippendale prêtant son nom à un style éclectique alliant les influences gothique, chinoise, hollandaise et rocaille, et le décorateur et architecte Adam prêtant le sien à un néoclassicisme élégant, affirmant en ce domaine l'autonomie anglaise.

Les styles dans le mobilier français

Dès la période gothique, des phénomènes de mode, comparables à ceux qu'on observe dans le costume, régissent l'aspect des meubles fabriqués pour les classes supérieures de la société. Chaque époque – qu'on assimile par simplification à une époque historique – se singularise au gré des influences reçues : emprunts à l'étranger, tendances dominantes dans les beaux-arts, notamment dans l'architecture, grands cycles de civilisation avec les facteurs divers qui les commandent – sans oublier la gamme des matériaux et des procédés.

Le style Louis XIII

Il présente déjà les caractéristiques de ce qui sera le grand style classique français. Le mobilier consiste en lits « en housse », drapés de courtines relevées pendant le jour le long des colonnes qui portent le ciel de lit. À la fin du règne, on invente les alcôves fermées d'une balustrade. C'est la « ruelle » : les dames y reçoivent leurs intimes, assises sur leur lit, qu'entourent les familiers. Ceux d'entre eux que leur rang autorise à s'asseoir occupent fauteuils, chaises à dos, « ployants » ou tabourets, qui, dès le début du xviie s., sont « embourrés » et couverts d'un tissu : brocart, velours ou soie, ordinairement de couleur « fanée ». Les piétements des meubles sont tournés en spirale ou en chapelet.

Le grand meuble d'ébénisterie Louis XIII est le cabinet d'ébène à vantaux sculptés en faible relief, un caisson supporté par une table à six ou huit pieds en colonnettes, en balustre ou en caryatide. Au xviie s. commence à se répandre l'emploi des parquets. Mais les tapis « de Turquie », même tissés à la Savonnerie, restent un luxe exceptionnel.

Le style Louis XIV

Le mobilier est adapté aux vastes proportions des demeures. Le lit acquiert une véritable primauté : la vaste couche d'apparat, qui est basse, est couverte par une impériale, dite « à la duchesse » ou « à l'ange » selon qu'elle recouvre toute sa surface ou seulement sa demi-longueur ; des soieries somptueuses en dissimulent le bois. Le lit « de jour » apparaît alors ; il est bas, à chevet unique.

Les meubles traditionnels sont d'abord le cabinet, dont l'ébène est souvent remplacée par des mosaïques de pierres de couleur, ou par des marqueteries faites de bois, d'étain, de cuivre et d'écaille, que produit Boulle, inventeur de toute une gamme d'autres meubles : la commode (vers 1690), puis le piédestal en gaine et les « armoires à livres ». La marqueterie d'écaille et de métaux tendres revêt aussi les parois, voire les parquets. Mais elle est fragile ; elle fera place à la marqueterie de bois de rapport.

Les meubles d'apparat se développent : la table de milieu, à piétement richement sculpté, d'après des compositions de J. Lepautre ; le « pied de trumeau », aujourd'hui console, de même style ; le guéridon, qui consiste en un haut support destiné aux girandoles. Pour les sièges, le cérémonial continue à régler leur configuration. Ce sont : les hauts fauteuils à dossier et bras d'accotoirs terminés en crosse ; les chaises « à dos », sans bras, à siège bas ; les « ployants » et tabourets ; les « carreaux », destinés aux dames de la noblesse qui n'ont pas droit au tabouret.

Le style Régence

Le grand ébéniste de l'époque est C. Cressent. Le contour en arbalète caractérise le bas des commodes, ventrues, et le dessous de la ceinture des tables ; les courbes sont à peine chantournées. L'orfèvrerie est remarquable par la simplicité grave de ses lignes.

Le style Louis XV

Les appartements devenant plus intimes qu'à l'époque Louis XIV, le mobilier est surtout conçu pour le confort et le délassement. La chambre d'apparat, qui reste le lieu de réception, se garnit de meubles nouveaux (coiffeuse, commode légère à longs pieds, table de chevet, secrétaire « à dessus brisé », chiffonnière, petites tables ambulantes). Ce sont des meubles de prix, dont l'agencement compliqué, souvent à secret, s'enveloppe dans une coque aux formes simples, au chantournement continu, à la parure choisie : frisages de bois de rose et de bois violet, marqueterie à fleurs, panneaux de laque d'Extrême-Orient. La tradition protocolaire respecte la hiérarchie du fauteuil à bras, de la chaise à dos et des tabourets. Mais, dès les premières années du xviiie s., apparaissent les canapés à bras détachés et les sofas à bras garnis, puis les causeuses, les marquises et les bergères.

Les lits de repos Louis XIV sont devenus chaises longues. Vers 1750 apparaissent les ottomanes. Les sièges mobiles ne sont pas moins divers. Sauf le fauteuil de cabinet, canné ou couvert de cuir, ils sont tendus de soieries à chemins ou semées de fleurs. Le décor des tissus, toujours naturaliste, est d'une prodigieuse diversité ; il assure le triomphe du style rocaille.

L'époque de Louis XV est la première à donner aux pièces une affectation spéciale. Elle crée le salon, dont la grande table à toutes faces occupe le milieu, et la salle à manger, pour laquelle elle invente les tables rafraîchissoirs et les servantes, qui libèrent les convives de la contrainte des domestiques. Les grands noms de l’époque, outre Cressent, sont Antoine Gaudreaux, Jacques Dubois, les Migeon, les Criard ; et, pour les sièges, Louis Delanois, les Avisse, les Tilliard, les Gourdin. J.-F. Œben, spécialiste du meuble « mécanique », est chargé du bureau du roi à Versailles. 

Le style Louis XVI

Si les tables rigides à toutes faces, les tables mobiles, les armoires de salon, les secrétaires à abattant peuvent redresser leur architecture, les secrétaires « à dessus brisé » et « à culbute » disparaissent. En revanche s'élaborent des modèles nouveaux (commodes ouvertes « à l'anglaise », consoles, dessertes), tous marqués d'un esprit utilitaire.

Les maîtres sont alors J.-H. Riesener, Martin Carlin, Guillaume Beneman, René Dubois, Jean François Leleu, les Saunier. Un artisan allemand, D. Roentgen, exécute pour la cour de savants meubles à secret, parés d'une admirable marqueterie. Quant aux sièges, dont les types restent ceux de l'époque de Louis XV, ils sont dus, notamment, à Georges Jacob, Jean-Baptiste II Tilliard, Jean-Baptiste Sené.

Vers 1770 apparaît un matériau nouveau : l'acajou, dont l'Angleterre enseigne l'emploi.

Le style Directoire

Marqué par une volonté de retour à la pureté antique, il a laissé son empreinte sur des meubles, des pendules et des pièces d'orfèvrerie. Les dossiers de sièges – souvent en bois ajouré – sont enroulés légèrement dans le haut, et l'extrémité des bras de fauteuil est généralement carrée.

Le style Empire

À l'apogée du néoclassicisme, la ligne droite, la composition géométrique et la symétrie sont de règle. Les couleurs qui dominent en décoration intérieure sont, après les tons légers et frais de la fin du xviiie s., le pourpre, le bleu nuit, le jaune or, le vert bronze.

Des éléments sculptés en bois ou en bronze (bronzes dorés de P. Thomire) ornent les meubles, en acajou massif ou plaqué, ou en bois d'arbres fruitiers. Le secrétaire à abattant et pieds en forme de sphinx ailé et le lit en bateau, fait pour être appuyé contre un mur, sont typiques de l'époque.

Multipliant les commandes, Napoléon et Joséphine stimulent les industries de la soie, de la porcelaine et de la tapisserie.

Le style second Empire

Le mobilier reflète la tendance éclectique qui caractérise tous les arts en général, dans les formes comme dans les matériaux – choisis en fonction du « style » d'inspiration.

Le style Louis-Philippe

Dans les sièges, tous les profils sont en console et toutes les moulurations irrégulières ; le dossier est en forme de violon. C'est dans les variétés du canapé que ce style est le plus inventif (causeuses, tête-à-tête, etc.). Les lits sont à bois apparent, et plus ornementés que tous les autres meubles. Les tables, tout en découlant du style Louis XV, sont plus lourdes, plus graves d'aspect. Les buffets sont à deux corps, et, dans leur forme et leur décor, répètent ces dispositions.

Seule l'armoire garde longtemps son ancienne forme classique. On lui préfère la commode, à trois tiroirs et par conséquent à pieds bas ; le plateau est en marbre de couleur sombre ; le devant est parfois renflé, mais les côtés sont droits.

Les sièges capitonnés, apparaissant vers 1830, resteront à la mode jusque vers 1880 ; le crapaud, fauteuil très bas, le fauteuil bébé, le confortable, le seymour, le pompadour sont garnis de franges et de falbalas, qui en dissimulent les pieds.