Identifiez-vous ou Créez un compte

angiosperme

Cycle de vie d'une angiosperme
Cycle de vie d'une angiosperme

Plante à graines dont l'ovule, fécondé par l'intermédiaire d'un tube pollinique, se transforme en un fruit clos. (Les angiospermes portent généralement des fleurs typiques. Elles forment un sous-embranchement, s'opposant aux gymnospermes.)

Graminées, palmiers, orchidées, cactus, arbres fruitiers ou légumineuses, les angiospermes dominent actuellement le règne végétal. Ce sont des plantes à graines (phanérogames ou spermatophytes), comme les gymnospermes. Cependant, à la différence de ces dernières, chez les angiospermes, les ovules sont enveloppés dans un ovaire. Bien d'autres caractères distinguent les angiospermes des gymnospermes. Le plus remarquable est la condensation des organes reproducteurs en une fleur : les angiospermes sont appelées communément les « plantes à fleurs ».

La fleur

Elle est constituée de pièces insérées sur le réceptacle floral. Ces pièces se disposent en alternance selon plusieurs cercles concentriques. De l'extérieur vers l'intérieur, on rencontre, tout d'abord, le calice, formé des sépales, la corolle, regroupant les pétales, l'ensemble formant le périanthe. Viennent ensuite les étamines (pièces reproductrices mâles) et le pistil (pièce reproductrice femelle).
– Le pistil est certainement la plus importante innovation des angiospermes. Il est composé, à la base, par l'ovaire, dans lequel sont logés les ovules, eux-mêmes contenant les cellules sexuelles femelles ; d'une partie médiane, ou style, généralement allongée ; et, au sommet, d'un stigmate, partie gluante servant à la capture des grains de pollen.
– Chaque étamine est formée d'une anthère (sac contenant le pollen) portée par un axe. À maturité, les anthères s'ouvrent, en général, par une fente longitudinale, libérant le pollen.
– Les fleurs hermaphrodites possèdent à la fois étamines et pistil. Les autres sont unisexuées : fleurs mâles et fleurs femelles sont alors soit sur le même pied (plante monoïque) soit sur deux pieds différents (plante dioïque).

Origine des angiospermes

On peut dater les premières angiospermes du début de l'ère secondaire, il y a 210 millions d'années. Leur expansion fut rapide à l'échelle des temps géologiques et, au début du tertiaire (il y a 60 millions d'années), on les trouvait un peu partout.

L'émergence des angiospermes se serait faite au trias, soit à partir d'un groupe éteint de fougères, soit à partir de végétaux parents des bennettitales, un groupe de plantes fossiles proches des cycas. La dislocation de la Pangée, le continent originel unique (il y a 160 millions d'années), accompagnée de changements climatiques, a conduit à la différenciation progressive des groupes. Le rôle des insectes, en tant qu'agents de la pollinisation, a été primordial dans cette évolution.

Classification des angiospermes

Chez les angiospermes, le regroupement des espèces en genres puis en familles est relativement aisé. En revanche, les regroupements de « niveau » plus élevé, tel que l'ordre, sont encore l'objet de discussions. La classification traditionnelle divise les angiospermes en deux classes : les monocotylédones et les dicotylédones, selon que, au stade embryonnaire, la jeune plante a une ou deux feuilles primordiales, ou cotylédons.

Si les progrès de la génétique moléculaire ont permis de confirmer que les monocotylédones forment bien un groupe homogène, il n'en est pas de même des dicotylédones. En fait, la présence de deux cotylédons est un caractère primitif, qui ne peut donc être retenu pour la classification. Ainsi, les lauriers (lauracées), les magnolias (magnoliacées), les poivriers (pipéracées) et les aristoloches (aristoloches) forment des familles primitives de dicotylédones, qui ont précédé la séparation entre les monocotylédones et les dicotylédones plus évoluées (qualifiées d'eudicotylédones).