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guerres de Religion

François Ier de Lorraine, 2e duc de Guise
François Ier de Lorraine, 2e duc de Guise

Conflits qui opposèrent catholiques et calvinistes, en France, de 1562 à 1598.

Les causes

Le concordat de Bologne signé en 1516 entre François Ier et Léon X portait en germe la condamnation du protestantisme par le pouvoir monarchique. En effet, il accordait au roi de France la disposition des biens de l'Église et un pouvoir quasi absolu sur son clergé. Aussi, malgré ses sympathies pour les réformés et les efforts de sa sœur Marguerite d'Angoulême en leur faveur, François Ier n'avait rien à attendre d'un changement de religion en France, qui non seulement n'aurait pas augmenté sa puissance, mais y aurait porté atteinte en sapant l'unité de foi de ses sujets. Depuis Louis XI, en effet, la monarchie française s'était résolument engagée dans la voie de la centralisation. Cette tendance verra son épanouissement sous Louis XIV, selon la formule « Un roi, une foi, une loi ».

En 1534, un violent pamphlet du pasteur Antoine de Marcourt contre la messe, intitulé Articles véritables sur les horribles, grands et importables abus de la messe papale inventée directement contre la sainte Cène de Notre-Seigneur et affiché jusque sur la porte de la chambre royale à Amboise, met le feu aux poudres. François Ier prescrit une procession expiatoire, et les bûchers flambent (affaire des Placards).

Henri II se montre encore plus intraitable que son père (édits de Châteaubriant en 1551 et de Compiègne en 1557). Pourtant, les persécutions n'empêchent pas la réunion à Paris, le 26 mai 1559, du premier synode général des Églises de France, alors que le roi vient de signer avec Philippe II la paix du Cateau-Cambrésis (3 avril) dans le dessein de se consacrer entièrement à l'extirpation de l'hérésie, selon la déclaration du cardinal de Lorraine au Parlement de Paris : « L'opinion du roi a été de faire la paix à quelque condition que ce fût, pour, de là en avant, vaquer plus à son aise à l'extermination et au bannissement de l'hérésie de Calvin. »

Par la proclamation de l'édit d'Écouen (2 juin) qui invite les tribunaux à ne prononcer contre les hérétiques d'autre peine que la mort, et par l'emprisonnement du conseiller au Parlement Anne Du Bourg, Henri II affirme que l'unité de la foi est essentielle à l'État. Devant cette attitude intransigeante, il ne reste plus aux protestants que le choix entre l'abjuration, la fuite ou la révolte.

Quelques semaines après, la disparition d'Henri II (10 juillet 1559), qui meurt en recommandant à son peuple de persister fermement dans la foi, laisse la France entre les mains du faible François II (1559-1560), parent, par son épouse Marie Stuart, des Guise, chefs du parti catholique. Aussi la politique d'Henri II est-elle continuée, l'édit d'Écouen est-il renforcé, et Anne Du Bourg exécuté (23 décembre).

Mais les persécutions n'ont pas réussi à freiner l'hérésie ; elles ont même contribué à la fortifier. À cette date, le protestantisme est présent partout. Il est particulièrement implanté dans la région de Meaux, en Normandie et à Lyon, proche de Genève. De Lyon, par les vallées, il se répand en Auvergne, en Vivarais et en Languedoc. Le Sud-Ouest est gagné grâce à l'influence du royaume de Navarre et des marchands protestants de La Rochelle.

Les protestants représentent donc une force numérique importante. On compte environ 2 500 églises établies, et les réformés réclament à Genève l'envoi de 6 000 ministres. Populaire au début, le recrutement devient vers 1560 plus aristocratique. Aux artisans et aux bourgeois se joignent alors de nombreux gentilshommes, petits et moyens seigneurs terriens. Ils sont plus de 2 000 à cette époque, et ce sont eux qui répandent la nouvelle religion dans les milieux ruraux, chez les paysans dépendant de leurs seigneuries, jusqu'alors peu touchés par l'hérésie. Sous l'influence des seigneurs, les théologiens huguenots reconnaîtront aux réformés le droit de rébellion armée contre le pouvoir, ce que Calvin avait jadis interdit.

La première tentative de cette gentilhommerie est un sanglant échec. Mal préparée, la conjuration d'Amboise (mars 1560), fomentée par Godefroi de La Renaudie, aboutit à de nombreux supplices et à la condamnation à la peine capitale du prince Louis de Condé, qui n'est sauvé que par la mort du roi (5 décembre 1560).

La régente Catherine de Médicis, qui gouverne au nom du jeune Charles IX, inquiète de l'influence des Guise, suit la politique d'apaisement du chancelier Michel de L'Hospital et se rapproche des protestants. En 1561, elle tente de concilier les deux religions au colloque de Poissy, où s'affrontent Théodore de Bèze et le cardinal de Lorraine. Cette initiative avorte, mais la régente, par l'édit de janvier 1562, accorde aux réformés la liberté de culte hors des villes.

Les passions religieuses, cependant, sont déjà trop vives pour être contenues. Le 1er mars de la même année, à Wassy, les Guise massacrent les protestants coupables de célébrer leur culte à l'intérieur des murs de la cité.

Luttes sanglantes et paix précaires (1562-1577)

Trente années de guerres civiles vont ravager la France à la suite de l'affaire de Wassy ; les deux partis rivaliseront de cruautés, d'exécutions massives, de supplices, d'exactions de toutes sortes. Un baron des Adrets, chez les protestants, un Blaise de Monluc, du côté catholique, resteront célèbres pour les exploits horribles de leurs soldatesques.

Dès 1562, la politique est intimement liée aux affaires religieuses ; les catholiques, qui ont à leur tête le duc François de Guise, le maréchal de Saint-André et le connétable Anne de Montmorency (le « triumvirat »), demandent l'aide de l'Espagne, tandis que les protestants sollicitent Élisabeth Ire d'Angleterre, qui en profite pour s'emparer du Havre.

La mort d'Antoine de Bourbon au siège de Rouen, celle de Saint-André à Dreux, puis l'assassinat du duc de Guise par Jean de Poltrot de Méré à Orléans, sans doute à l'instigation de l'amiral de Coligny, vont permettre à Catherine de rétablir la paix. L'édit d'Amboise du 19 mars 1563 accorde celle-ci aux protestants. C'est la première d'une longue série de paix précaires.

Pour établir dans le royaume l'autorité royale, la régente et Charles IX entreprennent une tournée dans toute la France. Durant ce voyage, Catherine de Médicis rencontre à Bayonne le duc d'Albe, conseiller de Philippe II. Les pourparlers n'aboutissent à rien de positif, mais les protestants s'alarment, et le prince de Condé tente, mais en vain, d'enlever le roi (1567).

La guerre recommence ; elle sera à peine interrompue par la paix de Longjumeau (23 mars 1568). En 1569, les troupes catholiques commandées par le duc d'Anjou (futur Henri III) remportent les victoires de Jarnac – où Condé est tué –, et de Moncontour. En position de force, Catherine de Médicis a la sagesse d'imposer une bonne paix, qui aurait pu être durable si les passions n'avaient été aussi exacerbées.

La paix de Saint-Germain, dite « paix de la Reine » (8 août 1570), reprend les dispositions de l'édit d'Amboise. La liberté de conscience est reconnue partout ; celle du culte l'est assez libéralement ; en outre, quatre places de sûreté, stratégiquement importantes (La Rochelle, Cognac, Montauban, La Charité), sont remises pour deux ans aux protestants. Battus sur le terrain, les huguenots l'emportent sur le plan diplomatique, et Monluc peut s'écrier : « Nous gagnons par les armes et ils gagnent par ces diables d'écritures. »

Les causes de la Saint-Barthélemy, qui déclenche la quatrième guerre, sont nombreuses et complexes. En 1572, les Gueux de Hollande se soulèvent contre l'autorité de Philippe II et réclament l'aide d'Élisabeth d'Angleterre. Celle-ci propose à Charles IX, qui se méfie des Espagnols, un traité d'alliance. Le sort du catholicisme en Europe va dépendre de la décision de la France. Si celle-ci passe à l'hérésie, c'est toute l'œuvre de la Contre-Réforme, alors bien engagée, qui s'effondrerait.

Coligny est allié à Élisabeth, et les Guise sont unis à Philippe II ; quant à Catherine, elle désire laisser les choses en état et garder la neutralité. Elle n'ignore pas que le royaume est épuisé par les guerres civiles et elle redoute la force des armées espagnoles. Charles IX, lui, se laisse gagner aux vues de Coligny et, en gage d'accord, il fait épouser à sa sœur Marguerite de Valois le jeune roi de Navarre, Henri III (futur roi de France Henri IV.

Au même moment, une armée de secours envoyée par le roi de France aux rebelles hollandais est anéantie par les Espagnols ; la régente prend peur et organise l'arquebusade de Coligny, l'instigateur de la nouvelle politique. On sait l'échec de l'attentat, la fureur du roi, puis sa volte-face sous l'influence de sa mère, enfin l'autorisation donnée aux Guise de supprimer les principaux chefs huguenots.

Les Guise organisent le massacre général des protestants parisiens le jour de la Saint-Barthélemy (24 août 1572) avec l'aide des milices urbaines fanatisées par les curés de la ville. Il y a au moins 3 000 morts. Des massacres identiques ont lieu en province : ils sont particulièrement sanglants à Meaux, à Orléans, à Troyes, à Rouen, à Lyon et à Bordeaux.

Inévitablement, la guerre civile reprend et revêt un aspect encore plus atroce, car, les grands chefs ayant été éliminés, c'est le petit peuple qui se révolte, et l'on ménage moins celui-ci que les politiques. Le traité de La Rochelle (1er juillet 1573), pas plus que les précédents, ne règle rien.

Après l'avènement d'Henri III en 1574, la lutte devient politique ; son frère François, le nouveau duc d'Anjou, ancien duc d'Alençon, un brouillon sans envergure, se met à la tête des protestants et reprend la lutte. Une nouvelle paix, la cinquième, dite « paix de Monsieur » (6 mai 1576), renforce la puissance des protestants. À cette date, il est clair qu'aucun parti n'est capable de l'emporter et qu'il faudra que les tenants des deux religions acceptent un jour de coexister.

Mais, après 1577, les conflits politiques prennent le pas sur les dissensions religieuses. Ce qui est alors en cause, c'est le sort de la monarchie, minée par les ambitions des Guise, qui mettent à profit les antagonismes religieux pour accroître leur puissance.

La Ligue et la crise dynastique (1577-1598)

La paix de Monsieur, comme on peut s'y attendre, exaspère les catholiques. Ceux-ci se regroupent dans une Ligue destinée à unifier les différents mouvements locaux pour mieux organiser la résistance. Deux guerres ensanglantent de nouveau le pays de 1577 à 1580. Elles sont vivement menées par le jeune roi Henri de Navarre, un huguenot, mais le conflit va entrer dans sa phase cruciale lorsqu'en 1584 la mort du duc d'Anjou, frère d'Henri III, fait du roitelet protestant l'héritier de la couronne de France.

Par le traité de Joinville (31 décembre 1584), les Guise se lient à Philippe II, qui, désormais, va mettre les trésors du Nouveau Monde au service de la guerre civile en France. Isolé, Henri III est obligé de pactiser avec les ligueurs au traité de Nemours (7 juillet 1585). En septembre, le pape Sixte Quint proclame Henri de Navarre déchu de ses droits à la Couronne.

Cette condamnation et sa condition d'héritier du trône font du Béarnais le champion du protestantisme européen. Habilement, il obtient des secours des princes protestants, dont Élisabeth, et reprend la lutte. Cette guerre, la huitième, sera la dernière et la plus longue. On l'appellera au début la « guerre des trois Henri », mais Henri de Navarre, qui remporte la brillante victoire de Coutras (20 octobre 1587), saura ménager Henri III.

Poussé par Philippe II, qui s'apprête à porter le coup décisif au protestantisme en préparant l'invasion de l'Angleterre, le duc Henri de Guise, le Balafré, ose braver ouvertement le roi et soulever le peuple parisien (journée des Barricades, 12 mai 1588). Mais il ne saisit pas l'occasion de s'emparer du trône et laisse Henri III s'enfuir de la capitale en révolution et convoquer les seconds états généraux à Blois.

Lorsque ceux-ci se réunissent, la roue du destin a tourné, l'« Invincible Armada » espagnole a été anéantie, et Philippe II a vu disparaître son rêve de reconquête catholique de l'Europe. Aussi Henri III peut-il plus aisément s'opposer aux Guise et à la Ligue. Au château de Blois, le 23 décembre de la même année, il fait exécuter le duc de Guise et, le lendemain, son frère le cardinal Louis de Lorraine, le « cerveau » de la famille.

Devant le déchaînement de Blois, il ne reste plus au roi qu'à s'allier à Henri de Navarre : les deux princes viennent assiéger ensemble la capitale rebelle (juillet 1589). C'est là qu'un fanatique, Jacques Clément, assassine Henri III.

Durant plusieurs années, Henri IV devra reconquérir son royaume province par province. Malgré de belles victoires à Arques (1589) et à Ivry (1590), il comprend que le pays n'acceptera jamais un roi protestant. Il abjure alors le protestantisme (1593) et entre à Paris le 22 mars 1594. Le 5 juin 1595, il bat les Espagnols à Fontaine-Française, et le pape se réconcilie avec lui. Les principaux chefs ligueurs (les ducs de Mayenne, d'Épernon et de Joyeuse) en font autant.

Philippe II, dont la croisade n'a plus, dès lors, d'objet, se décide, lui aussi, à traiter. Le 2 mai 1598, la paix de Vervins met fin aux guerres de Religion. Quelques mois auparavant, le dernier grand chef ligueur, le duc de Mercœur s'est soumis en Bretagne.

De nouvelles structures religieuses, économiques et politiques

Quelques semaines avant la paix de Vervins, Henri IV a promulgué l'édit de Nantes (13 avril 1598), qui, en octroyant aux protestants la liberté de conscience et un large exercice public de leur culte, rétablit la paix religieuse.

Dans l'Europe d'alors, cet acte de tolérance est bien un événement, et les difficultés rencontrées auprès des parlements pour son enregistrement expriment clairement l'hostilité de l'opinion catholique à son égard. En effet, les protestants représentent à cette époque à peine un dixième de la population, avec 1 200 000 fidèles. Qu'un vent de réforme souffle à son tour sur l'Église de France, et la Contre-Réforme pourra enregistrer de grands succès pour le triomphe de la cause catholique.

Les conséquences des guerres de Religion ne sont pas moins importantes dans le domaine économique. L'afflux des métaux précieux du Nouveau Monde a engendré la hausse du coût de la vie ; d'autre part, les armées rivales ont ravagé le pays, provoquant disettes et épidémies. Les destructions des campagnes ont eu pour résultat d'abaisser le revenu des tailles ; les impôts indirects mis sur les biens de consommation (aides et gabelles) s'en trouvent augmentés et, à leur tour, réagissent sur les prix.

Ils servent essentiellement à l'usage régional, quand les caisses ne sont pas pillées par les chefs de guerre ; peu aboutissent au trésor du roi, qui doit recourir aux expédients habituels (ventes d'offices, emprunts, levées sur les biens du clergé, taxes commerciales). Les guerres ont, cependant, profité aux villes maritimes (Rouen, La Rochelle, Bayonne) et aux provinces (Bretagne) qui ont pu commercer facilement avec l'Espagne.

Dans l'ensemble, si elles n'ont pas freiné l'expansion démographique, elles ont modifié les structures économiques et sociales ; l'industrie, à cause de l'exil de nombreux artisans huguenots, de l'absence des débouchés habituels et des taxes à l'importation, est sérieusement entravée. Il en va de même du commerce, qui périclite par l'insécurité des routes et des voies d'eau ainsi que par la fermeture des marchés extérieurs. La bourgeoisie renforce ses positions en investissant son argent dans des valeurs sûres, c'est-à-dire dans des terres qu'elle rachète aux nobles huguenots ou catholiques ruinés par le conflit. Les victimes principales de ces crises sont les paysans – écrasés d'impôts et ruinés par les gens de guerre –, les artisans et, dans une moindre mesure, les gentilshommes.

Quant à la monarchie, elle sort affaiblie des guerres de Religion : les luttes ont favorisé les complots contre l'autorité royale et développé les particularismes régionaux, révélant ainsi la fragilité de l'œuvre d'unification et de centralisation des Bourbons ; de plus, l'édit de Nantes, en octroyant aux protestants des privilèges politiques considérables (droits d'assemblée, garnisons, places de sûreté) en a fait un État à l'intérieur de l'État.

Quelques dates essentielles des guerres de Religion en France

QUELQUES DATES ESSENTIELLES DES GUERRES DE RELIGION EN FRANCE
155910 juilletMort d'Henri II ; avènement de François II.
1560MarsConjuration d'Amboise.
MaiÉdit de Romorantin atténuant les persécutions.
5 décembreMort de François II ; régence de Catherine de Médicis.
13 décembreÉtats généraux d'Orléans.
1561Septembre-octobreColloque de Poissy.

1reguerre
(1562-1563)

1562 Édit de janvier.
 1er marsMassacre de Wassy.
AvrilSoulèvement de Condé.
OctobreLe triumvirat  (Guise, Saint-André, Montmorency) prend Rouen.
DécembreMort de Saint-André à Dreux.
1563FévrierAssassinat du duc de Guise à Orléans.
19 marsÉdit d'Amboise (liberté de conscience et culte public) ; politique d'apaisement de Catherine de Médicis.
1564-1566 Long voyage de la Cour à travers la France pour raffermir le loyalisme monarchique.

2eguerre
(1567-1568)

1567SeptembreCondé tente d'enlever la Cour à Meaux.
10 novembreBataille de Saint-Denis et mort de Montmorency.
156823 marsPaix de Longjumeau, qui rétablit l'édit d'Amboise.

3eguerre
(1569-1570)

1569 Le Béarn est envahi.
13 marsVictoire du duc d'Anjou à Jarnac où Condé est tué.
Juin-septembreCampagnes de Coligny en Languedoc et de François de La Noue en Poitou.
3 octobreVictoire du duc d'Anjou à Moncontour.
15708 aoûtPaix de Saint-Germain accordant aux protestants la liberté de conscience, l'exercice public de leur culte dans certains faubourgs de ville et quatre places de sûreté.
1571SeptembreColigny entre au Conseil.
157218 aoûtMariage d'Henri de Navarre et de Marguerite de Valois.
22 aoûtAssassinat manqué de Coligny.
24 aoûtMassacre de la Saint-Barthélemy.

4eguerre
(1573)

1573Février-juinEssais infructueux du duc d'Anjou pour reprendre La Rochelle.
1er juilletTraité de La Rochelle, qui octroie aux protestants le libre exercice de leur culte à La Rochelle, à Nîmes et à Montauban.
157430 maiMort de Charles IX ; avènement d'Henri III.

5eguerre
(1574-1576)

1575OctobreVictoire du duc Henri de Guise à Dormans.
15766 maiÉdit de Beaulieu (paix de Monsieur), qui accorde aux protestants la liberté de culte partout, sauf à Paris, et huit places de sûreté.
8 juinNaissance de la Ligue à Péronne.
DécembreOuverture des états généraux de Blois.

6eguerre
(1577)

1577 Soulèvement d'Henri de Navarre.
1erg maiLe duc d'Anjou prend La Charité aux protestants
17 septembrePaix de Bergerac, confirmée par l'édit de Poitiers, qui restreint les avantages accordés aux protestants par l'édit de Beaulieu.

7eguerre
(1579-1580)

157928 févrierLa paix de Nérac accorde aux protestants quinze places de sûreté.
158026 novembreLa paix de Fleix confirme la paix de Nérac.
158410 juinMort du duc d'Anjou ; Henri de Navarre devient l'héritier du trône.
31 décembreAlliance des Guise et de Philippe II (traité de Joinville).
15857 juilletHenri III est obligé de s'allier à la Ligue (traité de Nemours).
9 septembreHenri de Navarre est déchu de ses droits à la Couronne.

8eguerre
(1585-1598)

158720 octobreVictoire d'Henri de Navarre à Coutras.
158811 maiRévolte de Paris contre Henri III.
12 maiJournée des Barricades et fuite du roi à Chartres.
OctobreOuverture des seconds états généraux de Blois.
23 décembreExécution du duc de Guise.
15895 janvierMort de Catherine de Médicis ; Gouvernement des Seize à Paris.
30 avrilÀ l'entrevue de Plessis-lez-Tours, Henri III s'allie à Henri de Navarre.
JuilletSiège de Paris par les deux rois.
2 aoûtMort d'Henri III, assassiné par Jacques Clément.
21 septembreVictoire d'Henri IV à Arques.
159014 marsVictoire d'Henri IV à Ivry.
MaiÉchec du roi devant Paris.
1592 Siège de Paris.
159325 juilletAbjuration d'Henri IV.
159422 marsHenri IV entre à Paris.
15955 juinVictoire sur les Espagnols à Fontaine-Française ; soumission du duc de Mayenne.
1597SeptembreLes Espagnols perdent Amiens.
1598 Le duc de Mercœur, le dernier ligueur, capitule en Bretagne.
13 avrilÉdit de Nantes.
2 maiPaix de Vervins.