En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

PS

sigle de parti socialiste

François Mitterrand
François Mitterrand

Parti politique français né de la fusion du parti socialiste SFIO et de divers clubs entre le congrès d'Alfortville (mai 1969) et le congrès d'Épinay (11 juin 1971).

1. D'Épinay à l'Élysée : l'ère Mitterrand (1971-1995)

Sous l'influence de son premier secrétaire François Mitterrand (élu en 1971), il vise à devenir un grand parti socialiste, en partie sur le terrain occupé par le parti communiste français (PCF). En 1972, peu après l'adoption de son propre programme « Changer la vie », un accord sur un « Programme commun de gouvernement » est signé le 12 juillet entre socialistes, communistes et la minorité du parti radical (futur MRG). Aux élections législatives de 1973, l'UGSD (Union de la gauche socialiste et démocrate, PS et MRG) dépasse le PCF. À la suite de la mort du président Georges Pompidou, F. Mitterrand est désigné, à l'unanimité, candidat à l'élection présidentielle des 5 et 19 mai 1974. La campagne pour la présidentielle accroît fortement l'audience du PS, qui reçoit alors les adhésions d'une partie du PSU avec Michel Rocard et de personnalités proches du gaullisme (Jacques Delors, Edgar Pisani), mais F. Mitterrand, en tête au premier tour, est battu au second malgré l'obtention de 49,19 % des voix, par Valéry Giscard d'Estaing. Après l'échec des négociations visant à actualiser le Programme commun, la rupture de l'Union de la gauche (novembre 1977) entraîne sa défaite aux élections législatives de 1978.

Le PS et le PCF suivent désormais des voies différentes. Mais depuis 1971, le parti socialiste élargit régulièrement sa composition sociale et son implantation géographique, permettant en mai 1981 l'élection de F. Mitterrand à la présidence de la République. Les élections législatives de juin donnent la majorité absolue au PS, dont le nouveau premier secrétaire est Lionel Jospin. Le gouvernement d'« Union de la gauche » de Pierre Mauroy engage aussitôt d'importantes réformes structurelles (nationalisation, décentralisation), sociales (lois Auroux sur le droit du travail, augmentation sensible du SMIC, du minimum vieillesse et des allocations familiales, possibilité de retraite à 60 ans), judiciaires (abolition de la peine de mort) et fiscales. Mais il se heurte aux difficultés économiques issues de la crise mondiale et doit infléchir sa politique dans le sens de la rigueur. Dès lors, les résultats électoraux du PS vont se dégrader continûment jusqu'aux élections législatives de juin 1986, qui se déroulent au scrutin proportionnel. Le PS, tout en restant la première formation de l'Assemblée (212 députés sur 577), est devancé par la coalition RPR-UDF et passe dans l'opposition, F. Mitterrand demeurant président de la République.

Après la réélection de ce dernier à la présidence (mai 1988), le PS retrouve la direction du gouvernement et, au terme des élections législatives de juin 1988 (au scrutin majoritaire), reconquiert une majorité relative à l'Assemblée. Dans le même temps, L. Jospin, devenu ministre, cède la place de premier secrétaire du parti à P. Mauroy. Le congrès de Rennes (mars 1990) voit s'opposer durement les partisans de la motion Mauroy-Mermaz-Jospin et ceux de la motion de Laurent Fabius, mais P. Mauroy est finalement réélu à l'unanimité après une synthèse générale des courants qui se sont exprimés à travers la présentation de sept motions différentes. Démissionnaire, il est remplacé en 1992 par L. Fabius. Marqué par l'usure du pouvoir et confronté à un contexte économique et social difficile, le PS connaît un véritable effondrement lors des élections législatives de mars 1993, perdant les 4/5 de son effectif parlementaire et entraînant l'ouverture d'une nouvelle période de cohabitation. Le parti tente alors, sous l'impulsion de M. Rocard (élu en avril 1993 à la tête d'une direction provisoire puis, en octobre, au poste de premier secrétaire), de se reconstruire autour d'une nouvelle dynamique. Mais cette stratégie échoue et, après le revers subi par la liste conduite par M. Rocard aux européennes de 1994, ce dernier est remplacé à la tête du PS par Henri Emmanuelli.

2. L'ère Jospin (1995-1997)

J. Delors ayant renoncé à se présenter à l'élection présidentielle de 1995, le PS désigne comme candidat L. Jospin. Celui-ci crée la surprise en arrivant en tête au premier tour ; il est battu au second tour par Jacques Chirac (qui succède à F. Mitterrand à la présidence de la République) mais son très bon score (47,36 % des voix) lui confère une forte légitimité au sein du parti socialiste, dont il ne tarde pas à redevenir le premier secrétaire (élu à l'issue du vote direct et secret des militants lors de la Convention nationale du 14 octobre 1995) et qu'il remobilise en vue de la préparation de l'alternance. De fait, après la victoire de la gauche lors des élections législatives organisées en 1997 à la suite de la dissolution, par J. Chirac, de l'Assemblée nationale, L. Jospin devient Premier ministre d'une nouvelle cohabitation et forme un gouvernement à majorité socialiste, de « gauche plurielle », avec une participation des communistes, des écologistes, des radicaux de gauche et du Mouvement des Citoyens. François Hollande lui succède à la tête du PS.

3. De la cohabitation au « tremblement de terre » du 21 avril 2002

Sous la cohabitation et la houlette de F. Hollande, le PS engrange de bons résultats aux consultations locales et européennes de 1998 et de 1999. Mais le décalage croissant entre l'opinion publique et les partis classiques, de gauche comme de droite, et une campagne en définitive mal menée lui infligent une très sévère défaite au premier tour de l'élection présidentielle de 2002 : avec 16,18 % des voix, L. Jospin arrive en troisième position, derrière J. Chirac et Jean-Marie Le Pen.

Annonçant aussitôt son intention de se retirer de la vie politique, le candidat malheureux laisse au premier secrétaire le soin de mener le combat du second tour et des législatives. Ce dernier, comme les autres dirigeants du parti, appelle à voter pour J. Chirac afin de faire barrage à l'extrême droite. Au premier tour des élections législatives (9 juin), le parti socialiste se maintient avec 23,78 % des suffrages à son niveau de 1997 (25,71 %) et parvient à conserver 140 députés à l'Assemblée. Mais il rebascule dans l'opposition. La défaite de figures emblématiques du parti, dont celle de Martine Aubry à Lille, significative, ouvre dès lors une période de doute et de crise.

4. Paradoxe d'une crise profonde et durable (2002-2011)

Moins de deux ans après le « séisme » du 21 avril 2002, le PS, encore convalescent, remporte une victoire historique aux cantonales et aux régionales des 21 et 29 mars 2004, grâce à la mobilisation et au regain de participation de ses électeurs ainsi qu'à l'ampleur de la sanction infligée au gouvernement Raffarin. Le PS et ses alliés prennent ainsi le contrôle de 24 Régions, dont 20 en métrople. Ce succès est confirmé lors des élections européennes de juin 2004, à l'issue desquelles les socialistes, en recueillant 28,9 % des suffrages et 31 des 78 sièges au Parlement européen, consolident leur position de premier parti de France.

Mais les débats à propos du traité constitutionnel européen divise profondément le parti et ses adhérents. Fort des résultats d'une consultation interne organisée en décembre 2004 à l'issue de laquelle 58 % des militants se prononcent en faveur de sa ratification, F. Hollande fait campagne en faveur du « oui » au référendum du 29 mai 2005, tandis que L. Fabius, H. Emmanuelli ou Jean-Luc Mélenchon mènent campagne contre l'adoption du traité.

Avec l'espoir ravivé de remporter l'élection présidentielle de 2007, les socialistes organisent en novembre 2006 des primaires internes qui désignent, contre Dominique Strauss-Kahn et L. Fabius, Ségolène Royal comme leur candidate. Mais si cette dernière se qualifie pour le second tour en remportant 25,87 % des voix, elle s'incline le 6 mai 2007 face à Nicolas Sarkozy avec 46,94 % des suffrages. À nouveau durement frappé, le parti envoie néanmoins – à l'issue du second tour des législatives de juin 2007, qui corrige quelque peu la déroute annoncée lors du premier tour – 185 députés à l'Assemblée. Mais il doit également composer avec le débauchage de certaines de ses figures par N. Sarkozy.

En dépit d'un dynamisme certain dans ses résultats électoraux en 2008 (municipales et cantonales de mars, sénatoriales de septembre), le PS souffre depuis 2002 d'une crise d'identité (difficulté de rassemblement autour d'une doctrine et d'un positionnement politiques clairs) et de leadership (ses rivalités internes empêchant l'émergence d'un chef incontesté) mise à nue par l'échec du congrès de Reims (novembre 2008) et les tribulations de l'élection du premier secrétaire devant succéder à F. Hollande. M. Aubry, élue à l'arraché, avec 102 voix d'avance sur sa rivale S. Royal, à la tête du parti, peine tout d'abord à s'imposer. De surcroît, la formation enregistre la défection de J.-L. Mélenchon, qui fonde un parti de Gauche sur le modèle du mouvement allemand Die Linke. Au reste, le PS est – avec le MoDem – le grand perdant des élections européennes de juin 2009 où il n'obtient que 16,48 % des suffrages (14 sièges), faisant jeu égal avec l'alliance Europe Écologie.

Fragilisée, plus que jamais controversée dans sa fonction de chef de file des socialistes, M. Aubry en appelle, en vain, à l’union des forces de gauche. La pugnacité qu’elle affiche à l’université d’été du parti ainsi que le succès de la consultation interne qu’elle organise en octobre sur le projet de rénovation de l’appareil (allant des primaires ouvertes au non-cumul des mandats) restaurent néanmoins sa légitimité et semblent de nature à insuffler une dynamique nouvelle à une formation qui, lors des régionales de mars 2010, redevient la première force du pays (29,5 % des voix au premier tour) et le pivot du rassemblement de l’opposition (54,1 % au second, conservation des 20 Régions métropolitaines détenues, et gain de la Corse) face à une droite parlementaire très affaiblie.

La rénovation s’accélère, autour des thèmes du non-cumul des mandats et de la parité, et sous l’ombre tutélaire du directeur du FMI, Dominique Strauss-Kahn, qui entretient le doute sur sa participation aux primaires. Sa popularité sans cesse croissante n’empêche pas, dès la fin 2010, Arnaud Montebourg, partisan d’une « démondialisation », puis S. Royal, et enfin, après sa reconduction à la tête du conseil général de Corrèze à l’issue des élections cantonales de mars 2011 où le PS profite de la forte poussée à gauche, F. Hollande, de se porter ouvertement candidats.

Les cartes sont complètement rebattues quand, à la mi-mai, D. Strauss-Kahn est incarcéré à New York pour une affaire de mœurs. Plus tard libéré et blanchi par la justice, le challenger, à l'image écornée par de nouvelles révélations sur sa vie privée, ne peut revenir dans la course et laisse M. Aubry, le « droitier » Manuel Valls, et enfin le radical Jean-Michel Baylet concourir de leur côté, cependant que, signe d’un enracinement continu dans les territoires, le Sénat bascule à gauche en septembre et élit à sa tête un socialiste, Jean-Pierre Bel, désormais troisième personnage de l’État.

Sur fond de tempête monétaire et de crise des dettes souveraines, les primaires d’octobre désormais « citoyennes » rencontrent un succès populaire inescompté : des millions de Français suivent les débats opposant les participants puis se rendent aux urnes pour départager en octobre les prétendants. Arrivé en tête au premier tour avec 39,2 % des voix, F. Hollande bénéficie du ralliement de M. Valls (5,6 %), de J.-M. Baylet (0,6 %), puis de son ex-compagne S. Royal (7 %), et enfin, de A. Montebourg (17,2 %), de sorte qu'il l’emporte facilement au second (56,6 %) face à M. Aubry.

5. L'ouverture d’un nouveau chapitre (2011-) : vers la social-démocratie version Hollande ?

Dotée d’un candidat et porte-drapeau désormais incontesté, et forte de son ancrage local dans le pays, la famille socialiste et radicale réunie peut dès lors préparer une campagne qui s'annonce rude, contre non seulement le président sortant, mais aussi la montée des extrêmes (M. Le Pen, J.-L. Mélenchon) voire de troisièmes forces (→ François Bayrou, Eva Joly), sur fond de crise économique et financière profonde et de désarroi populaire.

De fait, F. Hollande bénéficie du fort rejet dans la population de N. Sarkozy et du réflexe corrélé du vote utile, qui marginalise ses concurrents du centre et de gauche. Ayant fait durablement la course en tête, il dépasse – fait unique dans l’histoire de la Ve République – le président sortant au premier tour (28,63 % des voix, contre 27,16 %) et, à l’issue d’un affrontement très tendu, remporte la victoire le 6 mai 2012 avec 51,63 % des suffrages.

Une fois entré en fonction, F. Hollande nomme le chef de file des députés socialistes, le député-maire de Nantes et social-démocrate Jean-Marc Ayrault Premier ministre, à la tête d’une équipe gouvernementale paritaire composée de membres du PS, de deux écologistes, de deux radicaux et d’une personnalité de la société civile. Son cabinet est reconduit et élargi en juin, dans le respect de la parité, après la victoire législative de la coalition au pouvoir. Avec 295 députés, le PS obtient à lui seul la majorité absolue, que renforcent les groupes parlementaires radicaux (15 sièges) et verts (18). Aussi l’équipe en place a-t-elle les coudées franches pour promouvoir le programme du candidat Hollande et s’efforcer de remédier à la crise majeure qui secoue le pays.

Mais l’ampleur de la crise, la montée irrépressible du chômage et l’impression d’hésitation que donne dès l’été le nouveau pouvoir en place affectent le moral des socialistes, partagés entre l’impératif de la restauration des comptes publics et la tentation de mener une politique de relance. Le successeur de M. Aubry à la tête du parti, Harlem Désir, élu en octobre, ne parvient pas à étouffer ces dissensions que relaient de façon de plus en plus bruyante voire éclatante parlementaires et même membres du gouvernement (conflit entre J.-M. Ayrault et A. Montebourg à propos de l’aciérie de Florange). L’affaire Cahuzac, qui voit le ministre du Budget acculé à la démission en mars 2013, éclabousse l’image de la formation et contribue un peu plus au désarroi de ses membres, comme à ses revers électoraux. Les huit législatives partielles qui se succèdent de décembre 2012 à juin 2013 confinent au désastre électoral et réduisent dangereusement sa majorité à l’Assemblée.

La sanction, lourde, tombe lors des municipales de mars 2014 : des forces de gauche, le parti est le plus affecté. Il doit en effet accuser des pertes historiques – non seulement de conquêtes de 2008, où pourtant la plupart des édiles sortants s'honoraient de bilans conséquents, mais de bastions comme, entre autres, Limoges, Nevers ou Niort... Ailleurs, comme à Montpellier ou La Rochelle, ce sont des dissidents qui finalement s’imposent. Camouflet suprême, le candidat PS arrive troisième à Marseille derrière le FN et ne sauve qu’une seule des mairies de secteur. Dans ce contexte, la prise d’Avignon et la conservation de Paris, Lyon, Lille, Nantes, Rennes ou Strasbourg ne font figure que de lots de consolation – qui ne satisfont du reste pas un appareil désormais largement privé de ses relais locaux et de l’un de ses meilleurs atouts – son expérience au titre du socialisme municipal.

L’ampleur de la déroute contraint le président d'une part à changer de gouvernement, et d'autre part à manœuvrer avec le nouveau Premier ministre Manuel Valls pour remplacer à la direction du PS H. Désir par son rival, l'habile Jean-Christophe Cambadélis. Ce dernier ne peut toutefois étouffer les mouvements de fronde qui redoublent de plus belle au sein des groupes parlementaires socialistes ni éviter une nouvelle bérézina électorale lors des européennes de la fin mai, quand, loin derrière le FN arrivé en tête, le PS finit piteusement troisième, à moins de 14 % des voix. Si le limogeage des contestataires A. Montebourg et B. Hamon et le remaniement qui s’ensuit à la fin d’août clarifient plus encore l’orientation économique sociale-libérale adoptée par l’exécutif, la succession d’affaires qui entachent certaines de ses personnalités et l’absence de résultats tangibles sur le front de la croissance et de l’emploi ravivent la grogne sur le terrain comme en interne : la nouvelle équipe peine à faire voter ses textes, et le renouvellement du Sénat le fait rebasculer à droite au début de l’automne.

L’esprit d’union nationale qui naît au moment des attentats terroristes de janvier à Paris permet peut-être au PS de conserver le mois suivant le siège de député du Doubs laissé vacant par le départ à Bruxelles de P. Moscovici, mais il se dissipe vite à l’Assemblée, où M. Valls doit recourir au 49-3 pour ressouder d’autorité sa majorité, et il ne se prolonge pas durablement dans les urnes : aux élections départementales de la fin mars, les formations de gauche divisées n’abandonnent pas moins de 27 conseils (et presque autant de symboles et de bastions) à une droite unie et requinquée, sur fond d’extension de l’influence du Front national.

Le congrès de Poitiers à la fin du printemps officialise le leadership de J.-C. Cambadélis dont la motion, volontairement large et consensuelle, arrive nettement devant celle des frondeurs. Mais il n’oblitère en rien la fonte des effectifs ni ne tait les fractures internes, pas plus qu’il ne comble le fossé qui sépare désormais le PS des autres partis de gauche. Menacé d’une nouvelle Bérézina lors des régionales de la fin d’année en l’absence de tout accord électoral avec des formations autres que le PRG, le premier secrétaire en appelle à l’union avec les Verts, le PC et le PG, et organise à cette fin en octobre une votation populaire qui finalement tourne court. De fait, face à la perspective d’exécutifs dirigés par le FN, le Premier ministre évoque la possibilité d’un front républicain et d’une fusion des listes PS-droite au second tour, non sans soulever à nouveau débats et remous… Contre toute attente, le parti sauve les meubles lors du scrutin de décembre, obtenant un peu plus de 23 % des suffrages au premier tour. Son retrait sans contrepartie dans le Nord et en PACA évite à l’extrême droite d’emporter ces régions mais prive les socialistes d’une voix et d’élus locaux dans leurs conseils. Au total, le recul est moindre que prévu : la gauche conserve à l’arraché l’exécutif de 5 grandes zones quand l’attelage LR-UDI en enlève 7.

Le virage sécuritaire pris par le gouvernement et notamment la proposition faite par le président de déchoir de la nationalité les coupables de terrorisme à la suite des attentats parisiens de novembre agitent un peu plus le parti. Et le projet de réforme du droit du travail présenté au début de 2016 rallume les braises de la discorde, d’autant que, malgré les mouvements de protestation, le gouvernement paraît prêt à l’affrontement. Ànouveau, à maintes reprises, pour éviter de prolonger les débats à l’Assemblée et mettre un terme à la contestation de la rue, il recourt à la procédure du 49-3, au risque de faire des députés frondeurs des sécessionnistes. C’est donc en ordre divisé, d’accord sur rien, et affaibli comme jamais, que le PS aborde la dernière année du quinquennat et la campagne présidentielle qui s’amorce.

Pour en savoir plus, voir l'article France : vie politique depuis 1958.