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Chine : activités économiques

Aquaculture
Aquaculture

L'agriculture a été développée, d'abord dans un cadre collectivisé (communes populaires), dorénavant souvent familial. L'autosuffisance alimentaire est aujourd'hui atteinte. La Chine est le premier producteur mondial de blé et surtout de riz. Elle se situe encore aux premiers rangs mondiaux pour le coton, le tabac, le maïs, les oléagineux, le thé, le sucre, l'élevage (porcins et volailles notamment) et la pêche. L'industrie a connu une progression spectaculaire pour les branches lourdes (extraction de charbon surtout et d'hydrocarbures, sidérurgie), plus récente dans des domaines plus élaborés (chimie, métallurgie de transformation, informatique, électronique, automobile) s'ajoutant au traditionnel textile.
La progression des échanges internationaux, l'appel aux capitaux et à la technologie de l'étranger, le desserrement de l'emprise de l'État ont été à la fois cause et effet d'une croissance exponentielle de la production, qui fait aujourd'hui du pays le premier exportateur et la deuxième puissance économique du monde, ainsi qu'un acteur financier de premier ordre. Mais cet essor a pour rançon le creusement des inégalités sociales et régionales, un risque de surchauffe, une dégradation sensible de l'environnement (ainsi que des défaillances en matière de sécurité industrielle et alimentaire) et une forte dépendance par rapport à la conjoncture économique internationale avec, en temps de crise, des conséquences redoutables pour l'emploi.

1. Une géographie bouleversée par les réformes et l'insertion dans la mondialisation

La Chine connaît une phase de développement économique et social rapide depuis maintenant trois décennies. L’évolution des chiffres macro-économiques, PIB, PIB / habitant et commerce extérieur, en témoigne : elle est devenue en quelques années une des principales puissances économiques mondiales. Sa plus grande résistance à la crise financière et économique de 2008 lui a même permis de devenir, en 2009, le premier exportateur du monde, au détriment de l’Allemagne, avec 10 % (en valeur) des exportations mondiales. La Chine est devenue aussi la seconde économie mondiale, en lieu et place de son voisin japonais. En 2013, elle est devenue la première puissance commerciale du monde, devant les États-Unis. Les États-Unis sont les premiers clients de la Chine, devant l'Union européenne et le Japon. La Chine est le premier exportateur mondial dans les produits de hautes technologies, avec la moitié des volumes. Sur le plan social, les progrès sont aussi difficilement niables : le niveau de vie moyen de la population chinoise s’est fortement amélioré et la qualité de la vie dans certaines villes du pays est désormais comparable à celle des villes occidentales. En trente ans, c’est l’ensemble des secteurs productifs, de la société et du territoire chinois qui ont été bouleversés.

Cette transition économique est le résultat de nombreuses réformes menées à partir de la fin des années 1970 sous l’égide d’une élite dirigeante modérée et pragmatique constituée entre autres de Deng Xiaoping, Zhao Ziyang et Hu Yaobang. Ces réformes ont commencé par la restructuration du secteur agricole avant de se concentrer ensuite sur le monde industriel et urbain. Elles comprennent, pour ne citer que les plus importantes, la décollectivisation, la décentralisation des pouvoirs de décisions économiques au niveau local, la réorganisation des entreprises et du secteur bancaire d’État, ou encore la réforme du logement.

Parallèlement, les autorités chinoises ont ouvert progressivement le territoire au commerce international et aux investissements étrangers via la création de quatre zones économiques spéciales (ZES) dans le sud-est du pays en 1980 (Shenzhen, Zhuhai, Shantou et Xiamen), puis l’ouverture de nombreuses villes et régions côtières entre 1984 et 1988, avant d’opter pour une quasi-généralisation de l’ouverture en 1992. Ce processus a été doublé d’une plus grande insertion du pays dans les institutions économiques et financières mondiales. Son adhésion officielle à l’Organisation Mondiale du Commerce en décembre 2001 en est l'un des exemples majeurs.

Mais ces réformes ont aussi eu de nombreux effets négatifs sur la société et le territoire. Elles ont approfondi les inégalités spatiales, entre provinces côtières et provinces intérieures, entre régions urbaines et régions rurales, mais aussi les inégalités sociales. Dans le monde rural, la disparition progressive des structures collectives et du système de protection sociale allant avec, a contribué à fragiliser une partie de la paysannerie, tandis que, dans le monde urbain, la réforme des entreprises d’État et la libéralisation du marché du travail ont confronté certaines populations au phénomène nouveau du chômage.

Cette question des inégalités est l'un des défis majeurs que les autorités chinoises ont à relever. La Chine se range en effet parmi les pays les plus inégalitaires du monde, occupant même la première place en Asie de ce point de vue. Un certain nombre de nouvelles politiques sociales et d’aménagement du territoire ont donc été lancées ces dernières années pour y apporter des débuts de réponse. Enfin, s’ajoutent aux disparités socio-spatiales, les questions de l’énergie et de l’environnement. Le développement industriel et agricole du pays chinois, aussi énergivore que prédateur pour l’environnement, est désormais confronté à l’épineuse question du développement durable.

2. Les transformations du monde agricole et rural

2.1. Les transformations et les défis de l'agriculture chinoise

L’agriculture est le premier secteur productif du pays à avoir été touché par les réformes. Dès 1978, les autorités décident de mettre un terme au système de production collectif en proclamant la dissolution des communes populaires, créées vingt ans plus tôt et ancien instrument d’excellence du Grand Bond en avant. Cette décollectivisation s’accompagne d’une redistribution de la terre cultivée aux familles paysannes en usufruit, par des baux de 15 ans, puis 30 en 1988, et moyennant diverses redevances.

La rémunération des paysans est désormais liée à leur production, dont ils redeviennent complètement responsables et dont ils peuvent vendrent les surplus sur les marchés. L’État abandonne dans le même temps son monopole dans l’achat et la vente des produits agricoles, dont les prix sont progressivement libéralisés. Enfin, en 1984, les paysans sont officiellement encouragés à développer une économie diversifiée non agricole dans les régions rurales par la mise en place d’entreprises de bourgs et de cantons (EBC).

Toutes ces réformes, en libérant les forces productives, permettent une reprise, puis une formidable croissance de la production agricole. La Chine se range désormais parmi les premiers producteurs du monde de grains (1er pour le blé et le riz et 2ème pour le maïs en 2008), de coton, d’oléagineux, de fruits, de viandes, d’œufs et de légumes. Elle domine également le secteur de la pêche et de l’aquaculture (39 % de la production mondiale en 2006).

2.2. Les contraintes et les objectifs

Au total, tout en soulignant les progrès considérables qui ont été réalisés ces deux dernières décennies et l’existence de poches de réussite, l’agriculture chinoise reste toutefois dans son ensemble peu dynamique. Elle est encore avant tout une agriculture micro-parcellaire (la surface moyenne d’une exploitation est d’environ 0,5 ha contre une quarantaine en France), vivrière, peu mécanisée et principalement tournée vers l’auto-consommation. Elle est à plusieurs vitesses, opposant par exemple, pour ne citer que les deux situations les plus extrêmes, une agriculture périurbaine connectée au monde urbain, voire aux flux commerciaux internationaux, et une agriculture vivrière de montagnes ne dépassant pas le finage du village. En plus d’être confrontée à la réduction massive des surfaces agricoles au profit du monde industriel et urbain, elle doit aussi faire face à de graves problèmes environnementaux (érosion, désertification, salinisation et pollution des sols), causés par des déforestations et surpâturages passés excessifs, voire à de mauvaises méthodes de cultures et d’irrigation. Dans certaines régions comme en Chine du Nord, elle est menacée par à un inquiétant manque d’eau qui nécessite entre autres une modernisation urgente d’infrastructures d’irrigation souvent vétustes.

Depuis le milieu des années 2000, les autorités chinoises ont donc pour principal objectif de renforcer la compétitivité agricole du pays, via le développement d’une filière agro-alimentaire dynamique et de cultures exportatrices. Pour ce faire, elles accélèrent la spécialisation agricole en encourageant les industries du secteur à établir des contrats de production avec des villages « spécialisés » qui peuvent ainsi mettre en valeur une spécificité de leur terroir. L’idée est en fait de développer des marques correspondant à des secteurs géographiques bien définis. Une autre des tendances du développement futur porte sur la mécanisation, l’innovation technologique et l’amélioration des savoir-faire. Leur mise en place risque toutefois d’être compliquée par la fragmentation du parcellaire et l’importance de la main d’œuvre agricole. L’agriculture chinoise emploie encore près de 40 % de la population active du pays et ce type d’évolution libérerait indubitablement une partie de celle-ci, alors que de 100 à 150 millions de paysans ont déjà quitté les campagnes pour travailler en ville, posant dans le même temps aux autorités l’épineux défi de l’exode rural.

2.3. Les principales productions

L’agriculture chinoise est dominée par la trilogie céréalière – riz, blé et maïs –, qui représentait en 2007 un peu plus de la moitié de la superficie ensemençée et la moitié de la production agricole nationale. Cependant, à l’exception du maïs, cette production céréalière connaît depuis plusieurs années à une diminution de ses superficies que la hausse des rendements a de plus en plus de difficultés à compenser. L’industrialisation, le développement des infrastructures de transport et l’urbanisation, tout comme l’érosion des sols et la désertification, dont les impacts sont dramatiques dans certaines régions, expliquent en partie cette diminution des surfaces. D’autre part, les prix bas du riz et du blé sur le marché et le développement de cultures plus rémunératrices tendent aussi à détourner une partie de la paysannerie chinoise de cette production.

Si les autorités cherchent à maintenir la production céréalière nationale, notamment par le biais de subventions, elles sont désormais dans l’obligation d’importer certaines productions, céréalières ou non, comme le blé, le soja ou encore le coton. D’un autre côté, elles encouragent le développement de productions pour l’exportation, par exemple des fruits, des légumes, des fleurs et des produits de l'aquaculture. Enfin, si les productions animales ou d’origine animale occupent une place plus réduite dans la production totale, elles n’en sont pas moins en plein développement depuis la décennie 1980, en raison notamment des modifications du régime alimentaire de la société chinoise. Les productions de porcs, de volailles, d’œufs et de lait sont ainsi en pleine expansion.

La géographie agricole chinoise est marquée par trois grandes caractéristiques : une opposition entre plaines et vallées alluviales, intensivement cultivées, et terroirs de pente, très inégalement mis en valeur ; une dichotomie entre des régions orientales rassemblant plus de 90 % des terres cultivées et des régions occidentales dominées par l’élevage ; et, en Chine orientale, une distinction nord-sud entre Chine du blé et Chine du riz.

Toutefois, au-delà de ces grandes lignes, une géographie régionale, basée sur le développement de cultures dominantes, voire de véritables spécialisations, émerge en Chine orientale : soja et maïs dans le nord-est ; blé, maïs et coton en Chine du nord ; riz et thé dans le cours moyen et aval du fleuve Yangzi Jiang ; polyculture et développement de cultures tropicales dans les régions méridionales.

En sus de l’élevage, la région du Xinjiang connaît aussi le développement ces dernières années de périmètres irrigués consacrés à la culture de céréales, de coton ou de légumes. Enfin, on assiste depuis les réformes au fort développement d’une agriculture périurbaine de légumes, de fruits, de fleurs, ou encore d’élevage intensif.

2.4. Migrations rurales et malaise social des campagnes chinoises

L’émergence de flux migratoires des campagnes vers les villes est incontestablement une des plus importantes mutations rurales de ces deux dernières décennies. Elle est le résultat conjugué d’un surnuméraire de main d’œuvre, mis à jour par le processus de décollectivisation, et d’une multiplication des opportunités d’emploi dans l’industrie manufacturière et le secteur de la construction. Le moteur de ces flux est essentiellement économique et réside dans la présence de profondes inégalités de revenu entre les villes et les campagnes.

D’abord orientés vers les bourgs et petites villes, où se sont développées les entreprises (de bourgs et de cantons) à partir de la seconde moitié des années 1980, ces flux migratoires se sont ensuite dirigés dans les années 1990 vers les capitales provinciales ainsi que les très grandes villes et régions industrielles du littoral. Si ces migrations rurales n’ont pas encore pris la forme d’un véritable exode vers les villes, pourtant inéluctable à terme, c’est essentiellement en raison du maintien par les autorités centrales chinoises du système du permis de résidence (hukou). Établi en 1958, ce système divise la population en deux catégories, agricole et non agricole, (et avait) avec alors pour objectif de limiter les migrations intérieures spontanées et l’exode rural. D’abord assoupli en 1985 et 1998, il est depuis 2001 au centre d’une vaste réforme, certes lente et progressive, mais qui devrait à terme aboutir à sa suppression. Cette dernière sera sans doute bienvenue pour les migrants ruraux résidants en ville tant ce système, malgré les assouplissements successifs, est encore pour eux discriminant, en ne leur permettant pas par exemple d’accéder à certains services (logement, éducation, hôpital…) dans les mêmes conditions que les citadins.

En sus de gérer cette question des migrants et des migrations rurales, les autorités chinoises sont conscientes de la nécessité de réduire les inégalités de revenu entre les villes et les campagnes, mais aussi au sein du monde rural, qui se sont fortement approfondies durant les années 1990. Elles doivent plus largement répondre à un malaise social dans certaines campagnes du centre et des périphéries du pays où la production agricole est souvent peu dynamique, où les équipements sociaux, éducatifs et de transport demeurent insuffisants et où les populations n’ont pas la possibilité d’augmenter leurs revenus par le biais d’activités non agricoles. Pour ce faire, a été lancée en 2005 une nouvelle politique de développement rural intitulée « édification des nouvelles campagnes socialistes » qui vise entre autres à mobiliser plus de fonds publics à destination de ces régions.

3. Mutations industrielles et développement des transports

3.1. Croissance industrielle et restructuration des entreprises d'État

La Chine connaît une très forte croissance industrielle depuis la fin des années 1970. Elle est devenue le leader mondial dans la production d’acier, de charbon, de ciment, d’engrais chimiques, de télévisions, de véhicules, d’électronique et, sans surprise, du textile-habillement (43 % de la production mondiale en 2008). La compagnie chinoise Lenovo était 4ème producteur mondial d’informatique en 2008, avec 7,2 % du marché mondial.

Dans le secteur des productions manufacturées, la Chine a fondé sa réussite sur une production à bas coût, reposant sur des exonérations fiscales et la présence d’une main d’œuvre nombreuse et pas chère : en 2008, un ouvrier chinois coûtait encore dix fois moins cher qu’un ouvrier français. Ces deux facteurs ont, non seulement permis à ses petites et moyennes entreprises d’être compétitives, mais surtout attiré de nombreux investissements étrangers, d’abord originaires de Hong Kong, de Taiwan et de la diaspora chinoise, puis du Japon, de la Corée du Sud, de l’Union européenne et des États-Unis.

La Chine est ainsi progressivement devenue dans le courant des années 1990 et 2000 une plate-forme de production manufacturée, fournissant une bonne part de la consommation mondiale. Dans le même temps, la croissance de ses exportations lui a permis de générer un important excédent commercial qu’elle a réinvesti dans ses politiques de développement économique et d’aménagement du territoire et aussi dans la recherche et le développement. On assiste ainsi depuis quelques années à une progressive montée en gamme de sa production : l’objectif, à terme, n’étant plus de fonctionner comme un assembleur pour le marché mondial, mais comme une véritable puissance industrielle, dotée de grands groupes capables d’innover et d’investir à l’étranger.

Les deux autres décisions d’importance prises par les autorités centrales chinoises ont été de restructurer le secteur d’État et d’encourager l’émergence des entreprises privées. Inexistantes en 1978, ces dernières représentaient près de 60 % du tissu industriel en 2007. Toutefois, la restructuration des entreprises d’État chinoises n’a pas consisté en une simple politique de libéralisation ou de fermeture des entreprises les moins compétitives. L’objectif était surtout de construire de grands groupes nationaux dans les secteurs stratégiques (transport, énergie, construction …) et d’en faire des sociétés par action au sein desquels l’État resterait toutefois majoritaire. Ainsi, les entreprises d’État n’ont pas disparu, bien au contraire. Elles représentent aujourd’hui la principale force de l’économie chinoise et ce sont elles qui, dans les secteurs de l’énergie, des matières premières, de la construction et des infrastructures de transport, sont en train de prendre position sur certains marchés étrangers. En 2007, la majorité des 500 plus grandes entreprises chinoises étaient des entreprises d’État.

Nombreuses et non moins dynamiques, les entreprises privées, qu’elles soient chinoises, mixtes ou étrangères, sont surtout présentes dans le secteur de la production manufacturée (textile, confection, électronique…). Grâce à leur insertion dans l’économie mondiale, elles sont à l’origine de la réussite industrielle du pays et de son émergence en tant qu’atelier du monde.

3.2. La « révolution » des transports

Clé de voûte de l’aménagement du territoire et des échanges, ainsi que de la diffusion de l’industrialisation et du développement économique, le secteur des transports est logiquement devenu pour les autorités centrales chinoises une très grande priorité. Il aura toutefois fallu attendre la seconde moitié des années 1990 et surtout l’entrée dans la décennie 2000 pour assister à une véritable révolution dans ce domaine. Au début des années 1990, la Chine possédait seulement 1 000 kilomètres d’autoroutes, un réseau ferré équivalent à celui de la France à la même époque (soit un peu plus de 20 000 kilomètres pour un pays 17 fois plus étendu), construit pour moitié avant 1949 et électrifié seulement à 12 %.

Le réseau fluvial, inutilisable au nord en raison d’un fort alluvionnement des principaux cours d’eau, était encore vétuste et mal équipé au sud, malgré des conditions naturelles plus favorables. Les ports maritimes quant à eux commençaient tout juste à entrer dans l’ère de la conteneurisation. En bref, la tâche dans le secteur des transports restait alors colossale.

Le développement des transports ferroviaire et routier

D’abord financés dans les années 1980 par la Banque mondiale et par des aides au développement des pays industrialisés, principalement le Japon, la construction et la modernisation des infrastructures de transport terrestres bénéficient désormais d’un puissant financement public et de politiques ambitieuses, avec l’adoption, au milieu des années 2000, de plans nationaux de développement des réseaux ferrés et autoroutiers. Les progrès ont été depuis considérables. À la fin de l’année 2007, la Chine possédait 78 000 kilomètres de voies ferrées, dont 24 400 électrifiés. L’objectif du plan national ferroviaire 2005-2020, qui prévoit un investissement annuel de 130 milliards de yuans (soit 14 milliards d’euros), est d’atteindre à terme les 100 000 kilomètres.

À cette densification et cet étalement géographiques du réseau, s’ajoutent des prouesses techniques, comme en atteste l'inauguration en 2006 de la ligne Qinghai-Tibet qui, parcourant des espaces situés à plus de 4 000 mètres d’altitude, fait désormais figure de plus haute ligne de chemin de fer du monde. La priorité du plan national est aussi d’accélérer le développement des voies ferrées légères au sein des grandes agglomérations urbaines de Pékin, Shanghai, Tianjin et Chongqing (de 1 000 kilomètres en 2010 à 4 500 d’ici 2050) et de construire de nouvelles lignes à grande vitesse, pour passer de 8 000 km aujourd'hui à 18 000 kilomètres d’ici 2020, entre les principales agglomérations du pays. Les premières lignes à grande vitesse ont été inaugurées en 2008 (ligne Pékin-Tianjin), en 2009 (ligne Wuhan-Canton) et en 2011 (Pékin-Shanghai, 1 318 km en moins de cinq heures). Ce développement fulgurant du réseau ferroviaire chinois doit répondre au double défi d’augmentation du trafic de passagers et d’amélioration des conditions de transport du fret, trop lent et congestionné, pour des marchandises toujours plus volumineuses.

Pendant longtemps dévolu aux déplacements ruraux ou à des considérations stratégiques, qui ont motivé très tôt la construction de routes pénétrantes vers les régions frontalières (Tibet, Xinjiang et Heilongjiang) et le Fujian (du fait de la proximité de Taiwan), le réseau routier s’est surtout développé à partir des années 1980, principalement en Chine orientale.

Le réseau autoroutier voit quant à lui le jour en 1990 avec l’inauguration des deux premiers axes Shenyang-Dalian et Pékin-Tianjin. D’autres tronçons apparaîtront ensuite autour des villes de Pékin, Tianjin, Shanghai et Canton, parallèlement au développement urbain et à l’explosion du parc motorisé. Depuis 2000 et le lancement de plans successifs d’aménagement du territoire, les réseaux routiers et autoroutiers ont été modernisés et étendus. En 2007, la Chine comptait près de 3,6 millions de kilomètres de routes et d’autoroutes, dont 53 900 kilomètres de réseau autoroutier. Pour celui-ci, les objectifs du plan national sont d’établir dans un premier temps un système d’autoroutes connectant toutes les capitales provinciales entre elles et chacune d’elles avec Pékin. À terme, le réseau devrait comptabiliser 85 000 kilomètres, incluant les sept autoroutes transversales reliant Pékin à Shanghai, au delta de la rivière des Perles (Canton, Hong Kong et Macao), à Harbin, à Kunming, à Lhassa, à Urümqi, et à Taipeh, capitale de Taiwan, ce qui supposerait la construction d’un gigantesque pont autoroutier au-dessus du détroit de Taiwan !

Parallèlement, la Chine est devenue, en 2009, le premier marché mondial pour l'automobile, avec 14 millions de ventes dans l'année. Le pays fabrique désormais le quart de la production mondiale. Son parc en service atteignait à la même date le chiffre de 76 millions de véhicules.

Les transports par voie d'eau

Sans minimiser le développement dynamique des infrastructures de transport terrestre, nul autre secteur que le transport maritime ne peut mieux illustrer la puissante et rapide insertion de la Chine dans le processus de mondialisation des échanges.

La stratégie économique basée sur le développement d’une production manufacturée orientée vers les marchés mondiaux a très tôt donné la priorité aux ports et au transport maritime, dont le développement a été très rapide ces deux dernières décennies. En 2008, on comptait six ports chinois, incluant Hong Kong, dans les dix premiers ports à conteneurs du monde et la Chine représentait alors, toujours avec Hong Kong, près de 27 % du trafic conteneurisé mondial. Cette puissance maritime ne se limite pas au pouvoir d’attraction que la Chine exerce sur les flux maritimes mais se manifeste aussi par l’émergence rapide de sa flotte marchande (3ème flotte mondiale par le nombre de navires et 4ème par le tonnage en 2009) et de ses chantiers navals (premier rang mondial, avec plus de 50 % des commandes, depuis fin 2009).

Les transports aériens et l'aéronautique

Enfin, cet état des lieux des mutations des transports chinois ne peut ignorer les transports aériens, dont le développement a été rendu nécessaire par l’ouverture du pays sur l’extérieur et l’immensité de son territoire. En 1988, la CAAC (Civil Aviation Administration of China), qui concentrait jusque-là l’ensemble des activités du transport aérien, de la gestion du personnel et des aéroports au transport de voyageurs et de marchandises, a laissé la place à Air China et à plusieurs compagnies régionales pour les voyageurs et à China Air Cargo pour le fret.

Le nombre de lignes aériennes et de terminaux aéroportuaires, intérieurs comme internationaux, s’est multiplié. En 2007, la Chine comptait 152 aéroports et 1 506 routes aériennes civiles, dont 1 216 intérieures et 290 internationales. Agrandi et modernisé pour les jeux Olympiques de 2008, l’aéroport de Pékin se range désormais par le nombre de passagers à la 7ème place mondiale et à la 2ème en Asie, derrière Tokyo, dont la première place est de plus en plus menacée, d’autant plus que les déboires financiers de la compagnie japonaise Japan Airlines tranchent avec la vitalité des compagnies chinoises.

On assiste également à un fort développement de l’industrie aéronautique civile avec l’émergence d’importants complexes industriels autour des villes de Harbin, Shenyang, Xi’an et Tianjin. C’est d’ailleurs dans cette dernière ville que le groupe européen Airbus a choisi d’ouvrir en 2008 ce qui constitue pour l’heure son unique chaîne d’assemblage d’avions de ligne hors des frontières de l’Union européenne. L’objectif pour la compagnie est de pouvoir accéder prioritairement au marché chinois, dont les perspectives de croissance sont les plus importantes du monde, en échange d’un abandon de sa participation majoritaire (51 % pour la partie chinoise contre 49 % pour Airbus) et de transferts de technologie, susceptibles de renforcer le potentiel industriel de l’aéronautique chinoise, déjà en mesure de produire ses propres avions de ligne.

4. Les ressources énergétiques et minières

Bien dotée en ressources naturelles, la Chine se range parmi les principaux producteurs mondiaux de matières premières énergétiques et minières, figurant même en première position pour certaines productions comme le charbon, le fer, l’or ou encore l’électricité hydraulique. Toutefois, en dépit de leur importance, certaines de ces productions demeurent insuffisantes pour alimenter la consommation nationale et répondre aux besoins croissants du développement économique et industriel chinois. Entre 1988 et 2008, la Chine a été responsable de 45 % de la croissance de la consommation énergétique mondiale. En conséquence, les importations augmentent fortement depuis le milieu des années 1990 et les entreprises du secteur ont été restructurées, afin de gagner en compétitivité pour la recherche et l'exploitation des gisements miniers et d’hydrocarbures à l’étranger. Le poids du pays au sein des échanges mondiaux et son influence sur les cours sont de plus en plus manifestes.

Dans le secteur énergétique, cette dépendance de plus en plus grande de la Chine vis-à-vis des approvisionnements extérieurs ne doit cependant pas être exagérée. Près de 70 % de la demande énergétique chinoise est en fait couverte par les productions nationales de charbon (plus de 50 % de la demande) et d’hydroélectricité (plus de 10 %). La dépendance concerne surtout les hydrocarbures (pétrole et gaz) qui pèsent ensemble pour 30 % dans la consommation énergétique totale.

4.1. Le charbon

Principale source d’énergie du pays, le charbon a été à la base de l’industrialisation de la Chine du Nord et du Nord-Est à partir de la fin du xixe siècle. Les plus grands gisements se situent dans le Shanxi, dans le sud de la Mongolie-Intérieure et dans les provinces du Nord-Est. Depuis 1989, la Chine maintient sa production annuelle de charbon au-dessus d’un milliard de tonnes. Très polluantes, la production et la consommation charbonnière sont aujourd’hui au cœur des débats environnementaux. De fait, les autorités cherchent d’une part à limiter leur grande dépendance au charbon, via le développement de l’hydroélectricité, de l’énergie nucléaire ou encore des énergies renouvelables, et d’autre part, parce que très conscientes qu’il sera difficile de se passer de cette ressource, à développer des technologies propres.

4.2. Les hydrocarbures

Les hydrocarbures, principalement le pétrole, constituent la seconde source d’énergie du pays. La production pétrolière chinoise a été amorcée avec la coopération soviétique au cours des années 1950. Après une forte augmentation durant les années 1960 et 1970, elle a ensuite ralenti durant les années 1980 et demeure depuis relativement stable. Le golfe de Bohai, le gisement de Daqing dans la province du Heilongjiang, et les gisements du Tarim et de Karamay dans la région autonome du Xinjiang sont à ce jour les principales régions productrices du pays, auxquelles s’ajoutent quelques gisements offshore au large du delta de la Rivière des Perles, de Hainan et en mer de Chine orientale. Dans ce domaine, comme dans celui du gaz, la Chine est fortement dépendante de ses importations qui n’ont cessé d’augmenter depuis 1993. Ses principaux fournisseurs sont l’Angola, l’Arabie saoudite, l’Iran, la Russie et le Venezuela. L’enjeu est désormais de diversifier le plus possible les fournisseurs, d’acquérir, par le biais des grands groupes pétroliers nationaux, des gisements à l’étranger (Moyen-Orient, Afrique, Venezuela) et de sécuriser les voies d’approvisionnement maritimes et terrestres.

La Chine dispose des premières ressources exploitables en gaz de schiste et des deuxièmes en pétrole de schiste.

4.3. L'hydroélectricité

La troisième source d’énergie est représentée par l’hydroélectricité. Le potentiel hydroélectrique chinois est immense, mais a été longtemps sous-exploité. Les premières centrales hydroélectriques du pays ont été construites en Mandchourie par les Japonais dans les années 1930 et 1940, puis dans le cadre de la coopération sino-soviétique durant les années 1950, tandis qu’un premier barrage sur le fleuve Yangzi Jiang a vu le jour dans les années 1970. Il faut attendre ensuite les années 1980 et le lancement d’un vaste programme hydroélectrique, en partie financé par la Banque mondiale et ouvert aux investissements étrangers, pour assister à la construction de nouveaux barrages, principalement dans les régions montagneuses du sud-ouest (Sichuan, Guizhou, Yunnan, Guangxi). Ce renouveau hydroélectrique chinois est également illustré par la construction du barrage des Trois-Gorges, édifice pharaonique et controversé. D'autres barrages sont en construction, dont celui de Xiluodu et celui de Xiangjianba.

4.4. L'énergie nucléaire

Même si elle est encore négligeable en proportion, l’énergie nucléaire demeure également une priorité. Lancé timidement à partir du début des années 1990, avec la mise en service d’une première centrale en 1991, dans le Zhejiang, et d’une seconde en 1994, dans le Guangdong, le développement du nucléaire s’est fortement accéléré depuis le début des années 2000. Quatre nouvelles centrales ont été mises en service entre 2002 et 2006. Toutes ces centrales sont pour l’heure dans les provinces littorales (Guangdong, Zhejiang, Jiangsu, Shandong et Liaoning). L’objectif des autorités est d’atteindre une production de 36 millions de kWh avant 2020.

4.5. Les énergies renouvelables

Enfin, les enjeux environnementaux contemporains poussent aussi au développement des énergies renouvelables, d’autant plus que l’immensité et la diversité géographique et climatique du pays offrent un potentiel intéressant. Les autorités chinoises ont ainsi promulgué une loi sur l’énergie renouvelable le 1er janvier 2006, accordant diverses subventions et taxes préférentielles pour des investissements dans ce secteur.

4.6. Les objectifs

Au total, au-delà des évolutions et des enjeux présents au sein de chacun des secteurs évoqués, la question énergétique en Chine sous-entend aussi de répondre à des défis structurels et transversaux. La faible productivité et la vétusté d’une partie de l’appareil industriel chinois causent encore de dramatiques gaspillages. On estime par exemple qu’à niveau de production identique la Chine consomme sept fois plus d’énergie que le Japon. À cette réduction des gaspillages s’ajoute la nécessité de poursuivre l’innovation dans les technologies de production, la modernisation et le développement des infrastructures de transports énergétiques (oléoducs, gazoducs, lignes à haute tension), l’éducation des responsables et des consommateurs, et, bien sûr, de prendre en compte la question environnementale.

5. La question environnementale

Depuis 1949, toutes les politiques de développement mises en place en Chine se sont avérées prédatrices pour l’environnement. Jusqu’à ces dernières années, la question environnementale, comme sur une grande partie de la planète d’ailleurs, n’a en aucune façon constitué une préoccupation majeure. La prise de conscience en Chine à ce sujet a été progressive, au fur et à mesure que l’enjeu environnemental devenait planétaire et que la réalité de l’environnement chinois était révélée au grand jour.

5.1. Une inquiétante détérioration de l'environnement

La situation environnementale en Chine est tout simplement dramatique. L’air et l’eau notamment y sont de très mauvaise qualité. La plupart des villes du pays connaissent un haut degré de pollution, 30 % du territoire chinois est touché par des pluies acides et près de la moitié du réseau hydrographique est considéré comme très pollué. La plaine de Chine du Nord est confrontée à un grave déficit hydrique tandis que les régions Nord et Ouest (soit près 40 % de la superficie totale du pays) sont touchées par un sévère processus d’érosion et de désertification. La superficie des terres cultivables, quant à elle, diminue sensiblement.

Les causes de cette détérioration environnementale sont bien sûr majoritairement d’ordre anthropique. L’industrialisation, l’urbanisation, l’augmentation du parc motorisé, la combustion du charbon dans les centrales thermiques et l’utilisation importante d’engrais et de pesticides dans l’agriculture sont autant de facteurs explicatifs pour ces diverses pollutions. L’érosion et la désertification ont été en partie accentuées par des déforestations passées excessives, tout comme le déficit hydrique en Chine du Nord, ce dernier étant renforcé par une croissance de la consommation en eau, une raréfaction des pluies et un gaspillage de la ressource.

Cette dégradation de l’environnement en Chine a de très fortes incidences économiques. La disparition des terres cultivables demeure un sérieux handicap pour le secteur agricole tandis que les polluants atmosphériques provoquent des pluies acides coûteuses pour l’agriculture et la construction. Les conséquences sont également très graves sur le plan sanitaire. Les maladies respiratoires, celles liées à l’eau polluée, mais aussi les cancers, se sont multipliés ces dernières années et l’on ne compte plus les cas d’intoxication alimentaire dus aux résidus de pesticides. Il n’est pas rare que des populations touchées collectivement par des problèmes de pollution finissent par demander des comptes aux autorités locales, par des manifestations, voire des émeutes.

5.2. Les difficultés des politiques de protection de l'environnement

Officiellement, les premières mesures politiques prenant en compte la donnée environnementale remontent aux années 1970, avec la création de la SEPA (State Environmental Protection Administration) en 1974 et l’engagement de l’État à protéger l’environnement et à prévenir la pollution, via un amendement à la Constitution en 1978. Toutefois, la priorité donnée au développement économique et la faible médiatisation de la question environnementale dans une très grande partie du monde auront alors très vite raison de ces bonnes intentions. Les premières véritables mesures des autorités en matière d’environnement datent de fait des années 2000, avec, entre autres, la création d’une taxe sur les émissions polluantes en 2000, l’ouverture de cinq centres régionaux de la SEPA (Shenyang, Nankin, Canton, Xi’an et Chengdu) en 2006 et l’élévation de cette dernière au rang de ministère (ministère de la Protection de l’Environnement) en mars 2008. Mais malgré ces réelles avancées qui témoignent aujourd’hui d’une plus grande prise de conscience au plus haut niveau politique de l’enjeu de la question environnementale en Chine, le chemin reste encore long pour qu'une bonne application des mesures soit effective.

Les limites aux politiques de protection de l’environnement en Chine tiennent à des facteurs politiques, juridiques et sociaux. On constate un manque de volonté politique au niveau des autorités locales, surtout obsédées par les taux de croissance et le développement à tout prix, plus que par l'appliquation des lois et règlements édictés à Pékin. Les pénalités infligées aux pollueurs sont le plus souvent trop faibles pour convaincre de la nécessité d’adopter des technologies moins polluantes, surtout pour les petites entreprises aux moyens limités. Certaines politiques économiques continuent de promouvoir des secteurs industriels vieillis et polluants, mais pourvoyeurs de nombreux emplois, tandis que, pour des raisons économiques et sociales, les prix du charbon et de l’eau sont maintenus à un niveau bas, poussant au gaspillage. Les ressources financières affectées par le gouvernement aux activités de protection de l’environnement et les personnels qualifiés pour effectuer les contrôles sont encore insuffisants tandis que le système juridique est encore loin d’être complet. Enfin, la participation de la société civile aux politiques de préservation de l’environnement est quasi inexistante. L’acquisition d’une conscience environnementale prendra sans doute du temps que l’environnement lui-même ne sera pas en mesure de supporter.

Au total, la mise en place d’un développement durable en Chine repose fondamentalement sur la capacité des autorités chinoises à mettre en œuvre un système législatif et une communication efficace en matière de protection de l’environnement et à renforcer les mécanismes de contrôle. Une réelle et forte volonté politique de la part des autorités et la mise en place d’une véritable coopération internationale seront deux conditions d’un futur succès de la lutte contre la pollution et pour la préservation de l’environnement en Chine.

La question environnementale est emblématique des enjeux actuels du développement de la Chine dans le contexte de la mondialisation. En effet, elle peut constituer un point d'achoppement pour la fréquentation touristique, qui n'est pas seulement une manne financière mais une opportunité de rencontres et de dialogues interculturels, avec 57 millions de visiteurs en 2011 (troisième destination mondiale).

6. Les sites de Chine classés à l'Unesco

Plusieurs dizaines de sites de Chine sont inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco :

Pékin : palais d'Été, jardin impérial ;
Pékin : palais impériaux des dynasties Ming et Qing ;
Pékin : temple du Ciel, autel sacrificiel impérial ;
Pékin : tombes impériales des dynasties Ming et Qing ;
Shenyang : palais impériaux des dynasties Ming et Qing ;
Suzhou : jardins classiques ;
Lijiang : vieille ville ;
Ping Yao : vieille ville ;
Macao : le centre historique ;
Huanglong : région d'intérêt panoramique et historique ;
vallée de Jiuzhaigou : région d'intérêt panoramique et historique ;
Wulingyuan : région d'intérêt panoramique et historique ;
montagnes de Wudang : ensemble de bâtiments anciens ;
palais du Potala, Lhassa : ensemble historique ;
Dazu : sculptures rupestres ;
– sud du Anhui : anciens villages ;
mont Qingcheng et système d’irrigation de Dujiangyan ;
grottes de Longmen ;
grottes de Yungang ;
– aires protégées des trois fleuves parallèles au Yunnan ;
– capitales et tombes de l’ancien royaume de Koguryo ;
Chengde : résidence de montagne et temples avoisinants ;
– sanctuaires du grand panda du Sichuan-Wolong, mont Siguniang et montagnes de Jiajin ;
– Yin Xu ;
– Xidi et Hongcun ;
– site de l'homme de Pékin à Zhoukoudian ;
mont Huangshan ;
Lushan : parc national ;
– paysage panoramique du mont Emei, incluant le paysage panoramique du grand Bouddha de Leshan ;
Qufu : temple et cimetière de Confucius et résidence de la famille Kong ;
– la Grande Muraille ;
– mausolée du premier empereur Qin ;
mont Taishan ;
Lijiang : vieille ville ;
mont Wuyi ;
– grottes de Mogao ;
– Diaolou et villages de Kaiping ;
– karst de Chine du Sud ;
– Tulou du Fujian ;
– mont Sanqingshan : parc national ;
mont Wutai ;
– Danxia de Chine ;
– Dengfeng : monuments historiques ;
– lac de l’Ouest de Hangzhou : paysage culturel ;
– Xanadu ;
– Chengjiang : site fossilifère ;
– Hani de Honghe : paysage culturel des rizières en terrasse ;
– Tianshan au Xinjiang.

Pour en savoir plus, voir les articles géographie physique de la Chine et population de la Chine.