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Hu Jia

Militant des droits de l'homme chinois (Pékin 1973).

Ses parents, étudiants dans les universités de Pékin et de Tianjin, sont les victimes de la campagne antidroitière de 1957 pour avoir évoqué la famine qui sévissait alors, et doivent s'exiler dans les lointaines provinces de l'Ouest (Hebei, Gansu, Hunan), où ils vivent séparés jusqu'en 1978. Alors qu'il étudie l'économie à l'université de Pékin, Hu Jia s'engage dans plusieurs mouvements de défense de la nature et de l'environnement, et notamment des espèces animales en danger telles que les antilopes tibétaines. En 1989, année de l'instauration de la loi martiale au Tibet et de l'écrasement par l'Armée populaire de libération (APL) des mouvements contestataires sur la place Tian'anmen, Hu Jia se convertit au bouddhisme tibétain. En 2000, il rencontre Wan Yanhai, l'un des premiers dénonciateurs du silence des autorités sur le scandale de sang contaminé (au cours des années 1990 la vente de sang pratiquée avec des instruments non stérilisés et à usage multiple a entraîné la diffusion du VIH dans la plupart des provinces du pays et a provoqué l'infection de millions de Chinois dans les zones rurales du Henan et d'Anhui) et fonde avec lui une ONG. Aux côtés de l'avocat Gao Zhisheng, pionnier de la lutte des « avocats aux pieds nus » – une mouvance de militants, juristes, avocats et universitaires, ayant entrepris de défendre les droits civiques en se référant aux lois en vigueur –, Hu Jia s'élève contre « la violence des autorités et la répression subie par le peuple ».

Détenu un mois et demi en 2006 pour avoir participé à des grèves de la faim « tournantes », Hu Jia est placé en résidence surveillée (mai-décembre 2007) avant d'être arrêté fin 2007 et condamné à trois ans et demi de prison pour « incitation à la subversion de l'autorité de l'État » en avril 2008. En octobre de la même année, il se voit décerner par le Parlement européen le prix Sakharov de la liberté de pensée « au nom de tous les sans-voix de Chine et du Tibet ». Il bénéficie d'une remise en liberté en juin 2011.

Pour en savoir plus, voir les articles bouddhisme, histoire de la Chine, place Tian'anmen, Tibet.