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Liechtenstein

Nom officiel : principauté du Liechtenstein

Carton de situation - Liechtenstein
Drapeau du Liechtenstein
Drapeau du Liechtenstein

Petit État d'Europe centrale, le Liechtenstein est enclavé entre l'Autriche à l'est et la Suisse à l'ouest.

  • Superficie : 160 km2
  • Nombre d'habitants : 37 000 (estimation pour 2013)
  • Nom des habitants : Liechtensteinois
  • Capitale : Vaduz
  • Langue : allemand
  • Monnaie : franc suisse
  • Chef de l'État : Hans-Adam II
  • Chef du gouvernement : Adrian Hasler
  • Nature de l'État : monarchie constitutionnelle à régime parlementaire
  • Constitution :
    • Adoption : 5 octobre 1921
    • Révisions : 1969, 1984, 1988, 2003
Pour en savoir plus : institutions du Liechtenstein

GÉOGRAPHIE

Établie sur la rive droite du Rhin supérieur (dont le cours délimite la frontière avec la Suisse), la principauté s'adosse, à l'est, aux préalpes du Vorarlberg, qui culminent entre 2 000 et 2 300 m d'altitude. Au sud, la chaîne du Rätikon, entaillée par la vallée de la Samina et qui s'élève à plus de 2 500 m, la sépare du canton suisse des Grisons. Au nord, la plaine rhénane ouvre dans cet ensemble alpestre une zone d'occupation plus dense, favorisant les communications routières et ferroviaires en direction de Feldkirch, en Autriche, et du col de l'Arlberg.

Climatiquement, la vallée du Rhin est favorisée avec des moyennes thermiques de − 1,5 °C en janvier et de 18,5 °C en juillet. Les précipitations sont en étroite relation avec le relief. Elles oscillent entre 800 mm dans la plaine du Rhin et 2 400 mm sur les sommets. À Vaduz, la moyenne est de 980 mm. La vallée du Rhin est déboisée jusqu'à 550 m d'altitude. La forêt de feuillus s'étale entre 550 et 1 300 m ; les conifères montent jusqu'à 1 800 m.

La population, qui s'accroît en moyenne de 0,5 % par an, comprend plus de 38 % de résidents étrangers, principalement suisses. Elle se répartit sur une dizaine de communes, parmi lesquelles seules Vaduz et Schaan constituent de vraies petites villes. Le Liechtenstein est l'un des pays les plus riches du monde. L'agriculture (céréales, vigne, élevage laitier) occupe désormais 1 % de la population active ; le secteur secondaire, qui repose sur une industrie de pointe fortement dispersée, emploie une part très importante des actifs (45 %). Les services (53 %) reposent sur le tourisme (station de Malbun), les émissions philatéliques et, surtout, sur les activités commerciales, financières et bancaires. La principauté possède, en effet, une législation et une fiscalité attractives qui en font le siège, au moins nominal, de très nombreuses sociétés, holdings ou fondations et le font ainsi considérer comme un paradis fiscal. Elle constitue une place financière importante et bénéficie du rôle de monnaie-refuge joué par le franc suisse, sa monnaie officielle. En 2000, le Liechtenstein est accusé de favoriser le recyclage d'argent, et donc de collaboration avec la criminalité organisée. Désireux d'améliorer une image singulièrement ternie par une série de rapports, le gouvernement réagit par un train de mesures destinées à combattre la délinquance financière (suppression des comptes anonymes, ordonnance sur le devoir de diligence des institutions financières qui devront répondre aux exigences internationales, etc.).

Le pays est associé à la Suisse, dans les domaines monétaires, douanier et diplomatique. Il est adhérent à l'Association européenne de libre-échange (A.E.L.E.) et appartient à l'Espace économique européen (E.E.E.) depuis 1995. Il réalise ainsi 40 % de son commerce avec les États de l'Union européenne, profitant de l'ouverture économique des frontières. En 2011, le Liechtenstein adhère à l'espace Schengen.

HISTOIRE

Constitué par les seigneuries de Vaduz et de Schellenberg, acquis par la famille comtale des Liechtenstein (1699) et érigé en principauté par l'empereur Charles VI (23 janvier 1719), le Liechtenstein entre dans la Confédération du Rhin (1806-1814), puis dans la Confédération germanique (1815-1866). Doté d'une Constitution (1816), il se rattache à l'économie autrichienne jusqu'en 1918, par l'union douanière (1851) et monétaire (1856).

Après la Première Guerre mondiale, il élabore une nouvelle Constitution (1921) [Diète de quinze membres, élus pour quatre ans au suffrage universel] et s'intègre économiquement à la Suisse (union monétaire et douanière [1923]), qui dirige sa diplomatie.

En 1970, pour la première fois depuis 1928, l'Union de la patrie (VU) l'emporte sur le parti des Citoyens progressistes (FBP) aux élections législatives de février. Deux consultations électorales (juillet 1968 et février 1973) aboutissent au refus de reconnaître le droit de vote pour les femmes, qui ne sera finalement accepté qu'en septembre 1984. Les élections de février 1974 sont remportées par le FBP, et Walter Kieber est nommé chef du gouvernement. Mais aux élections de 1978 l'Union de la patrie l'emporte, et Hans Brunhart devient Premier ministre. Il sera reconduit dans ses fonctions aux élections de 1982 et de 1986.

L'avènement du prince Hans-Adam II, qui succède à son père François-Joseph II à sa mort, en novembre 1989, modifie le climat politique très consensuel de la principauté. Hans Adam II entend exercer pleinement son rôle constitutionnel, sauf à se retirer si le peuple le demande, par les moyens de la démocratie directe. En 1993, il dissout la Diète qui a désavoué en septembre Markus Büchel (FBP). Les nouvelles élections (octobre) sont favorables à l'Union de la patrie de Mario Frick, qui devient Premier ministre. Celui-ci garde la majorité en 1997, mais les Citoyens progressistes refusent de participer au gouvernement de coalition traditionnel.

Par ailleurs, le transfert décidé par le Vatican en décembre 1997 de Monseigneur Haas, originaire de la principauté et évêque très contesté de Coire (Suisse), à l'archevêché de Vaduz, créé pour lui, entraîne un nouveau désaccord et une vive opposition parlementaire et populaire. En février 2001, les résultats des élections législatives favorables au FBP conduisent à une nouvelle alternance. Otmar Hasler prend la tête du gouvernement (avril). Mais le succès des Verts (Freie List) a mis fin au jeu routinier des deux partis traditionnels du pays.

Le prince soutient également une politique de relations extérieures plus active et plus autonome. La principauté adhère à l'Organisation des Nations unies (ONU) en 1990 et à l'Association européenne de libre-échange (AELE) en 1991.

Le référendum de 1992, favorable à l'entrée du pays dans l'Espace économique européen (EEE), engage les autorités à réviser avec Berne les accords de 1923, pour les rendre compatibles avec cet autre engagement. Un second référendum confirme ce statut, entré en vigueur le 1er mai 1995.

En mars 2003, les électeurs de la principauté approuvent à une écrasante majorité la réforme constitutionnelle conférant à Hans-Adam II de très larges pouvoirs. Ce dernier, qui a longtemps déploré ne disposer que de privilèges d'apparat, cherchait depuis le début des années 1990 à amender la Constitution et menaçait, en cas d'échec du référendum, de se retirer en Autriche. Désormais, le prince régnant peut révoquer le Parlement et les magistrats et user de son droit de veto sur les lois. Le 15 août 2004, Hans-Adam II remet les rênes du pouvoir à son fils aîné, le prince héritier Alois, qui exercera toutes les fonctions de l'État.

En mars 2005, avec 48,7 % des voix et 12 sièges, le FBP arrive en tête des élections législatives mais perd la majorité absolue, devant la VU qui en recueille 38,2 % et 10 sièges. Les Verts de la Liste libre progressent avec 13 % des suffrages et 3 sièges. Un gouvernement de coalition est formé par les deux partis dominants et O. Hasler est reconduit au poste de Premier ministre tandis que Klaus Tschütscher (VU) est nommé vice-Premier ministre, chargé du Développement économique, de la Justice et du Sport.

Mais les élections législatives de février 2009 – centrées sur la réforme du système fiscal de la principauté et du secret bancaire, exigée par l'UE à la suite d'un scandale de vaste évasion fiscale en Allemagne en février et mars 2008 – sont remportées par l'Union de la patrie qui, avec 13 sièges, devance le FBP (11 sièges), tandis que la Liste libre ne conserve qu'un député. Le 25 mars, K. Tschütscher succède à O. Hasler au poste de Premier ministre à la tête du gouvernement de coalition alors que le Liechtenstein est une nouvelle fois pointé du doigt par l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), avec d'autres paradis fiscaux, à l'issue du G 20 réuni en avril pour répondre à la crise financière internationale.

Le FBP revient en tête aux élections de février 2013 avec 10 représentants, devant l’Union de la patrie, la Liste libre et, pour la première fois, quatre « Indépendants ». Un nouveau gouvernement dirigé par Adrian Hasler est formé par le FBP et la VU le 27 mars.