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Club des Jacobins

montagnard

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montagnard, montagnarde
adjectif et nom

 Qui est de la montagne, qui y vit : Peuple montagnard.

montagnard, montagnarde
adjectif

 Propre à la montagne ou à ses habitants : Chant montagnard.
 Qui appartenait au parti de la Montagne.
 Étage montagnard, zone d'altitude qui, en France, se situe entre 1 000 et 1 600 m et où la neige n'est que passagère. (Il est caractérisé par des forêts de hêtres, d'épicéas, de sapins ou de pins sylvestres.)
 Plante montagnarde, plante qui vit en montagne.

Montagnard
nom masculin

 Député de la Montagne, qui siégeait, à la Convention, sur les gradins les plus élevés. (Sous la IIe République, on donna aussi le nom de Montagnards à la gauche des deux assemblées.)

HISTOIRE

L'effectif des Montagnards, d'abord modeste (peut-être 113 députés sur 749), atteignit jusqu'à 300 en 1793. Ils ne formaient pas un parti structuré, mais un groupe divisé en nombreuses tendances. Trois dirigeants, d'ailleurs souvent opposés entre eux, émergèrent : Danton, Marat et Robespierre (les « triumvirs »). Leurs adversaires étaient les Girondins. Les Montagnards s'appuyaient sur Paris, la Commune, les clubs (Jacobins, Cordeliers), la petite bourgeoisie et le peuple des sans-culottes ; ils voulaient un régime centralisateur et des mesures sociales. D'abord minoritaires, ils profitèrent des maladresses des Girondins lors du procès du roi et de leurs provocations verbales. Face au péril extérieur, ils obtinrent la création du Tribunal révolutionnaire (10 mars 1793) et du Comité de salut public (6 avril 1793). Après la chute de la Gironde (2 juin 1793), ils furent maîtres du pouvoir. (→ Convention nationale.)

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